Deux candidats s’affrontent pour la gestion du Cirque Royal. La Ville de Bruxelles, via l’ASBL Brussels Expo. Le Bota et le Sportpaleis, « avec le soutien d’Alda Greoli », assurent-ils.

L’image n’est pas banale. Autour de la table, ils sont trois : deux Francophones, un Flamand, unis pour défendre un projet culturel… à Bruxelles. Annie Valentini, directrice générale, et Paul-Henri Wauters, directeur artistique, représentent le Botanique et Jan Van Esbroeck le Sportpaleis d’Anvers. Les premiers sont membres d’une ASBL subsidiée par la Fédération Wallonie-Bruxelles, le second, totalement privé, gère depuis plus de 20 ans des salles de concert (le Sportpaleis, la Lotto Arena, Forest National…) et des théâtres.

Ensemble, ils sont candidats pour l’exploitation du Cirque Royal, cette salle de spectacle située dans le Pentagone. Le Botanique a géré cette salle pendant près de 17 ans, avant que la Ville de Bruxelles, propriétaire des lieux, rompe le contrat au printemps dernier pour laisser la place à l’ASBL Brussels Expo (une structure de la Ville de Bruxelles gérant une série d’événements et dirigée par Philippe Close, par ailleurs échevin PS du Tourisme). Cette décision avait fait l’objet d’un recours au conseil d’Etat du Bota, qui a eu gain de cause, obligeant la Ville à lancer un appel d’offres. La guerre des salles est-elle déclarée ? Aujourd’hui, le Bota et le Sportpaleis fourbissent leurs armes…

Comment s’est faite cette collaboration surprenante ?

Annie Valentini : La ministre de la Culture Alda Greoli (CDH, NDLR) a pris une initiative au mois de juillet : une rencontre avec Sven Gatz (ministre flamand de la Culture et de Bruxelles, VLD, NDLR) pour essayer de faire de la gestion du Cirque un dossier emblématique de l’accord de coopération entre Communautés, en confiant au Botanique et à l’Ancienne Belgique – qui dépend de la Communauté flamande – la gestion du lieu. Cette proposition de la ministre s’est heurtée à une réticence de l’AB. Cette dernière était d’abord très intéressée, cela fait des années qu’elle cherche une salle comme ça. Mais face à ce qui est apparu comme une grosse résistance de la Ville de Bruxelles, ils n’ont pas osé. Cela leur semblait perdu d’avance et ils craignaient des répercussions sur leur fonctionnement car ils sont sur le territoire de la Ville.

Et là, le Sportpaleis est arrivé ?

Jan Van Esbroeck : C’est mon initiative. Le Sportpaleis gère depuis 20 ans de salles de concerts. On fait bien notre travail, je crois, ça marche bien, on a des bons chiffres. On est une organisation solide avec une longue expérience. C’est évident que lorsqu’il y a une salle comme le Cirque qui vient sur le marché, ça nous intéresse.

Vous ne partez pas gagnant, en tant que Flamand qui débarque à Bruxelles…

Jan Van Esbroeck : Nous ne sommes pas des Flamands, mais des entrepreneurs. Qui par hasard travaillent en Flandre… On n’est pas politiquement engagé.

Vous ne craignez pas un bouclier communautaire ?

Paul-Henri Wauters : Dans les faits, tant du côté du public que des artistes, on dépasse très clairement le clivage communautaire. L’AB et le Bota sont des lieux où les artistes flamands et francophones se sentent à la maison. C’est vrai aussi pour le public. C’est devenu ringard de parler communautaire maintenant. Annie Valentini : On nous dit qu’on se vend aux Flamands ? Ce n’est pas un projet politique ou institutionnel ! Moi je dis : on devrait se féliciter de voir de l’argent flamand investi à Bruxelles.

L’intérêt exact du Sportpaleis ?

Jan Van Esbroeck : Je l’ai dit, quand une salle comme ça se libère, c’est intéressant. Nous pouvons assumer tout ce qui est gestion commerciale et gestion de salle et laisser la direction artistique et de programmation au Botanique. On ne peut pas attendre qu’une ASBL comme le Bota investisse dans les murs, le béton, le bâtiment. Le Sportpaleis est prêt à investir 3 millions d’euros directement. Comment la Ville va-t-elle juger notre candidature ? Je ne peux pas m’imaginer que la candidature de Brussels Expo donnera les mêmes garanties. Tant au niveau des investissements, que de la gestion commerciale et artistique. On aime penser que la Ville choisira la meilleure solution pour Bruxelles.

Paul-Henri Wauters : C’est un beau projet avec une mixité linguistique. Nous sommes vraiment très complémentaires.

Ne craignez-vous pas que les dés soient pipés ? Après tout, c’est la Ville de Bruxelles qui prend la décision finale…

Jan Van Esbroeck : L’appel de la Ville a été prévu pour Brussels Expo. C’est à peine s’ils n’ont pas écrit dans l’appel « votre nom doit être Brussels Expo ». (Rires) Annie Valentini. L’appel d’offres a été publié en juillet, avec le minimum de visibilité, et il fallait rentrer le dossier pour le 29 août. C’est vraiment créer les conditions pour que les candidatures soient réduites ou inexistantes…

Le Bota peut-il vivre sans le Cirque Royal ?

Paul-Henri Wauters : Pour le moment le Bota vit dans la résistance. On espère toujours que le bon sens va l’emporter. Le choix raisonnable doit s’imposer. C’est vital pour notre développement ! On va se retrouver 15 ou 20 ans en arrière ? Dans tous les cas on sera amené à se redéployer, c’est impossible pour nous d’accepter cette diminution de voilure. La logique est en tout cas absurde pour nous. On ne peut pas comprendre qu’à un moment donné, un pouvoir local francophone décide de récupérer ce qui est pour nous notre grande salle ! On ne comprend pas qu’il n’y a pas un sursaut politique en disant : « Vous ne touchez pas au Bota » comme il y en aurait sans doute un si un pouvoir local flamand essayait d’empêcher l’AB de se développer comme il le faut… Politiquement, c’est un vrai questionnement. Comment peut-on se développer dans une communauté si, à un moment, quand tout fonctionne, on risque ce que nous appelons une récupération, qu’on vous enlève votre outil ?

Vous n’avez aucun soutien politique ?

Paul-Henri Wauters : La ministre Alda Greoli nous soutient. Notre conseil d’administration, où les quatre partis francophones sont représentés, s’est mis d’accord. On a un large soutien, dans tous les partis. Mais à la Ville de Bruxelles, il y a visiblement une indifférence à ces questions-là.

Votre dossier est costaud ?

Paul-Henri Wauters : Près de 90 % de tiers, des organisateurs dans le milieu, nous ont fait des lettres de recommandation. Le premier agent francophone Nada a signé, enthousiaste. Le premier opérateur flamand a signé. Herman Schueremans de Live Nation a signé. C’est quelqu’un d’hyper respecté au niveau international. Ensemble, le groupe Sportpaleis et le Bota attirent 2,5 millions de personnes et organisent 1.600 événements. C’est costaud. L’intérêt des responsables politiques d’une cité quelle qu’elle soit, c’est le meilleur développement de cette cité. On espère que la raison l’emportera. Notre dossier a toutes les garanties – financières et au niveau de l’expérience – pour répondre à la volonté de renforcer Bruxelles sur la scène culturelle.

Auteur: Ann-Charlotte Bersipont
Source: Le Soir (mis en ligne le 08/09/2016)

Le chef de cabinet de Rudi Vervoort à la Région a démissionné, sans doute pour se concentrer sur ce projet.

Ce jeudi, le chef de cabinet de Rudi Vervoort (PS) à la présidence de la Région bruxelloise, Yves Goldstein, 38 ans, a démissionné et sera remplacé à ce poste à la mi-octobre par Sylvie Lahy. Après quinze ans de travail dans les cabinets, Yves Goldstein arrête la politique, mais tout indique (rien n’est encore annoncé) que ce sera pour diriger, pour le compte de la Région, l’ambitieux et délicat projet de l’ex-garage Citroën racheté pour 20,5 millions d’euros. Un projet immobilier (45.000 mètres carrés dans un marché immobilier difficile à Bruxelles) et culturel (avec sans doute 30.000 m2 pour la culture dont 9000 m2 pour un musée d’Art moderne et contemporain).

On le pressentait depuis samedi dernier quand Yves Goldstein, présent à Paris au Palais de Tokyo pour l’événement « Indiscipline », y avait donné de multiples précisions sur ce projet.

Il a annoncé que ce musée ouvrira dans quatre ans, lors de l’année 2019-2020, comme point d’orgue d’une année consacrée à l’art contemporain dans la région bruxelloise. « Le politique veut faire de Bruxelles une capitale de l’art contemporain », a t-il encore dit.

Civa et Pompidou

Fin septembre, laissait-il entendre, on devrait connaître le plan d’affectation des quelque 30.000 mètres carrés culturels du bâtiment. Si tout serait dédié aux arts, on y trouverait d’autres arts que le seul art contemporain. On a parlé d’y déménager le Civa, le centre pour l’architecture. Comme Yves Goldstein dirige aussi le C.A. du Civa et a mené à bon port sa restructuration, il pourrait le faire déménager au Citroën pour y créer un vrai musée de l’architecture.

On lancerait aussi, fin septembre, un concours international d‘architecture pour l’aménagement des lieux (des projets à rentrer pour la fin de l’année).

Le musée couvrira la période 1920-2020 et sera donc un « Musée d’Art moderne et contemporain ». Comme le fédéral (Elke Sleurs) et les grandes collections publiques (Belfius) ont refusé d’y placer leurs œuvres, la Région bruxelloise nouerait un accord de partenariat avec un grand musée étranger d’art contemporain (comme Liège l’a fait avec le Louvre pour La Boverie). On parle du Guggenheim et, plus vraisemblablement du Centre Pompidou même si, samedi, son directeur Bernard Blistène, ne le confirmait pas. Peu de chances que ce soit le MoMA ou la Tate.

Autour de ce noyau, on développerait un travail avec les collectionneurs, les galeries et centres d’art à Bruxelles.

Il manquait encore la désignation de quelqu’un pour conduire le projet et affronter les multiples obstacles. Un poste exaltant mais difficile. Il semble qu’Yves Goldstein qui a déjà porté le Citroën depuis ses débuts, continuera à ce poste et y consacrera toute son énergie.

Auteur: Guy Duplat
Source: La Libre (mis en ligne le 08/09/2016)

Le ministre-président du Gouvernement bruxellois Rudi Vervoort a annoncé officiellement la future candidature de la Région de Bruxelles-Capitale comme Capitale européenne de la Culture 2030, vendredi matin au cours du Brussels Creative Forum.

Devant un parterre d’acteurs des industries créatives et culturelles réuni au Bozar, Rudi Vervoort a confirmé le dépôt de candidature lors du prochain appel ouvert à la Belgique à l’horizon 2024. « Ces échéances sont certes lointaines mais je suis convaincu que la réussite d’un projet de cette envergure nécessite beaucoup de travail en amont », a lancé le ministre-président aux professionnels du monde créatif et culturel bruxellois.

« Elle dépendra également de la capacité de tout le secteur à se mobiliser derrière cet objectif ».

Le titre de Capitale européenne de la Culture représente de nombreuses retombées positives potentielles, tant pour l’image de la Région à l’échelon continental, que pour l’essor économique engendré par les nombreuses activités et festivités qu’il entraînera. « En tant que capitale de l’Europe et plaque tournante interculturelle, il est tout à fait légitime pour Bruxelles de revendiquer ce statut », a conclu Rudi Vervoort.

Le titre de Capitale européenne de la culture est attribué pour un an à une ville européenne depuis 1985. La première à le porter était la ville d’Athènes (Grèce). La ville belge de Mons a été nommée Capitale européenne de la Culture 2015, aux côté de Plzen (République tchèque). En 2016, ce sont les villes de Wroclaw (Pologne) et de San Sebastián (Espagne) qui se partagent le label. Des règles précises assurent une rotation entre les Etats membres.

Auteur: Agence Belga
Source: La Libre (mis en ligne le 02/09/2016)

Le combat contre les obscurantismes et les différentes formes d’intégrisme est difficile et prendra du temps. La réponse ne peut pas être que sécuritaire. Il faut bien sûr des mesures dans ce domaine, mais ce ne sera pas suffisant » estime le député Ecolo bruxellois Christos Doulkeridis. A l’image de ce qui se fait en Italie, il souhaite la mise en place d’un chèque culture destiné aux jeunes.

Au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris, le Premier ministre italien Matteo Renzi s’était engagé à offrir à chaque jeune Italien de 18 ans un chèque culture de 500 euros. Une promesse qui se concrétisera le 15 septembre. Ils seront 574 000 à recevoir des bons à valoir contre des livres, des tickets de concert, des places de spectacles, etc. Le gouvernement italien en est convaincu : pour éloigner les jeunes du terrorisme et mettre en échec la politique d’endoctrinement de Daesh, il faut plus d’éducation et plus culture.

« Après les attentats, dit Christos Doulkeridis, on a entendu de nombreuses voix, notamment politiques, dire qu’on ne lâchera rien sur nos valeurs. Mais la plupart des mesures prises chez nous vont dans le sens d’une diminution des libertés et conduisent à un repli sur soi. De plus, ces mesures prises au fédéral et par les Régions et les Communautés, ont pour objectif de travailler sur des jeunes déjà en voie de radicalisation. » Or, il est aussi important de travailler en amont pour prévenir les radicalisations et affirmer nos valeurs démocratiques d’ouverture et de vivre ensemble explique-t-il.

Les arbitrages budgétaires

Le mandataire Ecolo a donc sorti sa calculette. Selon les chiffres d’Eurostat, il y a 127 000 Belges âgés de 18 ans. Leur attribuer un chèque culture de 500 euros représente une enveloppe de 63,5 millions d’euros. Un montant qu’il juge raisonnable au regard des 815 millions mobilisés par le fédéral pour financer les mesures de sécurité ou des 12 millions par trimestre que coûte le déploiement des militaires dans les rues.

Mais vouloir ce n’est pas forcément pouvoir. Ecolo le sait, n’appartenant à aucune majorité au fédéral comme dans les Régions et les Communautés, il devra convaincre les autres partis. Et s’il se dit que ceux-ci ne sont pas opposés au principe, quand il s’agit de passer aux choses concrètes, le « Oui, mais… » est de sortie.

Un autre obstacle très concret doit également être surmonté : comment financer cette nouvelle mesure ? On le sait, la situation budgétaire des Communautés est tout sauf fleurissante. Un argument que le député bruxellois balaye du revers de la main jugeant l’investissement à la portée des institutions. Ça représenterait 25,5 millions pour la Fédération Wallonie-Bruxelles et 38 millions pour la Flandre. « C’est une question de choix politique », affirme-t-il, en ajoutant qu’à l’image de ce qui se passe pour les mesures sécuritaires, une concertation entre les entités fédérale, régionales et communautaires doit être mise en place pour déterminer comment renforcer notre démocratie et ses valeurs. « Les discussions et les arbitrages budgétaires se font maintenant. Il est encore temps de montrer qu’on peut s’engager dans cette direction. Je lance un appel aux gouvernements des Communautés ».

Un investissement primordial

L’Europe pourrait même donner un coup de pouce. Il est vrai qu’au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris, le commissaire européen aux Affaires économiques a entrouvert une porte. Interrogé sur l’impact que pourraient avoir les mesures de sécurité décidées par Paris sur le déficit public de la France, Pierre Moscovici avait indiqué que la Commission ferait preuve de compréhension et qu’elle comprenait la « priorité »donnée par le gouvernement français « à la sécurité ». « Le chèque Culture, c’est une action contre le terrorisme, clame Christos Doulkeridis.Il faut plaider au niveau européen pour que ce type de dépenses puisse être exonéré dans les calculs des déficits publics des Etats membres. »

Auteur: Charles Van Dievort
Source: La Libre (mis en ligne le 29/08/2016)

La ministre de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Alda Greoli, a approuvé la mobilisation de 2,7 millions d’euros pour soutenir la production cinématographique francophone belge. Elle a approuvé mercredi la sélection de la deuxième session 2016 de la Commission de Sélection des Films.

Quatorze projets de longs métrages de fiction, neuf courts métrages, 14 documentaires et une fiction télévisuelle d’animation en profiteront pour un montant total de 2.777.000 d’euros, a annoncé mercredi la Commission de Sélection.

Cette intervention permettra notamment aux frères Jérémie et Yannick Renier de passer derrière la caméra pour réaliser leur premier long métrage, « Carnivores ».

La nouvelle sélection permettra aussi à Gérard Corbiau de revenir à la fiction avec « La plage d’Ostende », une adaptation du roman éponyme de l’auteure belge Jacqueline Harpmann.

Auteur: Agence Belga
Source: La Libre (mis en ligne le 24/08/2016)

Tram 33 était un tram de nuit bruxellois. C’est aujourd’hui un projet transmédia qui explore les parts d’ombre de la mobilité à Bruxelles. Un projet initié par l’Ecole universitaire de journalisme de Bruxelles (ULB) et Le Soir ; avec la participation d’une cinquantaine d’étudiants de l’ULB en Journalisme, Romanes, STIC, Informatique et Arts du Spectacle ainsi que des étudiants de l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles(Département de Communication visuelle) et la collaboration active de BX1et Radio Campus.

Durant plusieurs mois d’enquêtes, les étudiants se sont penchés, par groupes, sur l’impact du partenariat public/privé (PPP) sur les caisses publiques, se sont intéressés aux communautés nomades et à leur appropriation de l’espace urbain bruxellois. Ils se sont aussi interrogés sur la protection des données privées et sur les manières de pister le citoyen, via la carte Mobib (Stib), par exemple.

Leur travail est à explorer sur le site tram33.lesoir.be/.

Auteur: rédaction en ligne
Source: Le Soir (mis en ligne le 9/05/2016)

Depuis quelques semaines, un mouvement est né à Bruxelles: la vague #sprouttobebrussels. « A l’instar du chou, Bruxelles est une ville qu’il faut apprendre à apprécier. Elle possède autant de facettes qu’un chou possède de feuilles », a expliqué aujourd’hui lors d’une conférence de presse Geert Potargent, l’un des initiateurs du concept. Les personnes qui sont à la genèse de ce projet pour « réaligner l’image de Bruxelles » et celles qui le soutiennent, soit plus de 100 partenaires multisectoriels, ont présenté mardi les ambitions et les raisons de l’impulsion mettant en scène un chou de Bruxelles.

Les commerçants ont rapidement et spontanément demandé à participer à l’action en apposant des autocollants sur leur devanture puisque 24.000 badges et 30.000 autocollants ont déjà été distribués. #sprouttobebrussels se veut un mouvement « fédérateur, populaire et open-source » dont l’idée est de montrer sa fierté et son attachement à Bruxelles. L’ambition est de rassembler un maximum d’acteurs afin d’élaborer des initiatives sur le long terme pour améliorer l’image de Bruxelles, que ce soit au niveau local, national ou international, à l’instar des marques « I Amsterdam » ou « I Love New York ». Le mouvement réunit déjà aujourd’hui une soixantaine de commerçants (restaurants, fritkots, libraires, magasins de luxe, brasseurs, bouchers…), une douzaine d’établissements culturels, une quinzaine de partenaires académiques, une dizaine de médias, une vingtaine de grandes entreprises, cinq associations, six agences de communication, Atrium et Visit.brussels. La page Facebook compte plus de 18.000 abonnés tandis que les hashtag ont fleuri sur Instagram et Twitter alors que les premiers signes de l’opération sont apparus début mai. Depuis mercredi, les amoureux de Bruxelles peuvent également partager leur choux sur la plate-forme www.sprouttobebrussels.be

Auteur: Agence Belga
Source: Le Soir (mis en ligne le 25/05/2016)

La Conseil d’administration du Théâtre National a choisi lundi, Fabrice Murgia parmi 5 candidats (Alexandre Caputo, Matthieu Goeury, Isabelle Pousseur et Serge Rangoni) pour succéder dès juillet à Jean-Louis Colinet comme directeur du National pour un mandat de cinq ans renouvelable.

A 32 ans à peine, Fabrice Murgia, frère du comédien David Murgia, poursuit ainsi une carrière météorique d’enfant prodige des scènes.

Il est né à Verviers en octobre 1983 et a été formé au Conservatoire de Liège par Jacques Delcuvellerie. Auteur, acteur et metteur en scène, il dirige la compagnie Artara.

Il s’est fait connaître en 2009 par « Le chagrin des ogres » sans cesse rejoué depuis (encore cet été à la Biennale de Venise). Repéré par Jean-Louis Colinet, il devenait artiste associé au National. Depuis les spectacles s’enchaînent (parfois trop vite) et tournent partout : Life:Reset, Exils, Ghost Road, Children of Nowhere, Notre peur de n’être (joué dans le In à Avignon), Karbon Kabaret à Liège, etc., jusqu’à Black Clouds qui sera créé fin juin à Naples.

Il a vite marqué les esprits par le recours aux technologies nouvelles, à la vidéo et par la prise en compte des thèmes sociétaux contemporains. En 2014 il a reçu un Lion d’argent à Venise. Le jury : « Il a pu créer un langage original mêlant théâtre, cinéma et son, pour susciter une atmosphère qui magnétise le spectateur et l’entraîne près des profondeurs cachées de l’humain. »

Festival de l’émergence

Nous l’avons interrogé dès sa nomination. « Je me situe dans la continuité de Colinet, mais avec des préoccupations de ma génération. Je veux rapprocher le National des compagnies et artistes de la Communauté française. Ceux-ci doivent pouvoir demander des comptes au National. Je veux aussi rapprocher, au National, les métiers administratifs de la création. Et valoriser au bénéfice de la création, les métiers du National. Je veux partager avec les artistes ce que le National m’a donné et dont j’ai pu profiter. »

Parmi ses projets, il y a des festivals : « Sur le modèle du Theater festival en Flandre, organiser un festival annuel avec les grands succès publics de l’année en Communauté française ; un festival dédié à l’émergence internationale et aux jeunes artistes qui en sont à leur première ou seconde création ; accentuer encore le Festival des libertés ; continuer le festival XS partie prenante dans un projet européen et continuer la collaboration avec le KVS. Je trouve exemplaire la complicité qu’il y a eu entre Colinet et Jan Goossens. »

La saison 2016-2017 a été encore préparée par Colinet, Fabrice Murgia doit préparer la suivante. « Je veux inviter des compagnies au National, j’étudierai les possibilités et les projets. C’est fini le temps des directeurs d’institutions tout puissants. Je ferai encore au National, une création par an, moins qu’aujourd’hui mais je garde ma compagnie Artara qui ne reçoit d’ailleurs qu’une petite subvention de 120000 euros par an et qui ne me paie pas. »

Fabrice Murgia veut aussi faire profiter les artistes de la Communauté française des contacts qu’il a pu nouer à l’international.

Auteur: Guy Duplat
Source: La Libre (mis en ligne le 23/05/2016)

Le départ des Zinnodes est prévu à 15 heures.

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©Saskia Vanderstichele
    ©Saskia Vanderstichele

La Zinneke Parade revient ce samedi, pour sa 9e édition. Le départ des Zinnodes des différentes communes est prévu à 15 heures de plusieurs endroits du centre-ville pour un grand défilé qui envahira les rues de Bruxelles jusqu’à 17 heures. Les groupes d’habitants présenteront un projet artistique de rue, qu’ils auront préparé dans leurs quartiers respectifs.

Le thème de cette 9e édition est « Fragil ». Bien qu’il fasse écho aux tristes événements du 22 mars, le thème avait été choisi bien avant. Les organisateurs de la parade expliquent que, « Reconnaître que la fragilité est une grâce incontournable plus qu’une fatale faiblesse permet de déplacer les perspectives, de repenser les interdépendances et d’oser pratiquer des modes d’existence délibérément sensibles ».

L’événement sera retransmis en direct par les chaînes bruxelloises francophones et néerlandophones BX1 et Bruzz, qui présenteront ensemble une émission spéciale de 15 à 17 heures.

Auteur: C.P. (St. avec Belga)
Source: Le Soir (mis en ligne le 21/05/2016)

Coup d’envoi ce mercredi pour l’opération 100 Masters des Musées bruxellois. Durant 100 jours, jusqu’au 27 août, 100 chefs-d’œuvre des collections sont mis à l’honneur.

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Jérôme Bosh, «
L’adoration des mages
», 1510, Maison d’Erasme. © D.R.
    Jérôme Bosh, « L’adoration des mages », 1510, Maison d’Erasme. © D.R.

Rembrandt, Breughel, Rubens, Memling, Jordaens, Khnopff, Rops, Delvaux, Horta, Bosch, Dürer, Erasme, Bacon, Alechinsky, Toulouse-Lautrec, Gustave De Smet, Théo Van Rysselberghe, Jan Fabre, Rik Wouters, James Ensor, René Magritte… Tous sont là, sous nos yeux. Et pourtant, nous ne le savons pas. Depuis des années, les expositions temporaires drainent le public dans les musées. Et les parcours permanents sont trop souvent délaissés. Nos institutions abritent pourtant des collections extraordinaires qui font de Bruxelles une véritable capitale artistique.

C’est pour le faire savoir que le Conseil bruxellois des musées a décidé de lancer une série d’actions originales dont la campagne 100 Masters doit être le fer de lance. Dès ce mercredi et jusqu’au 27 août, 100 chefs-d’œuvre des musées bruxellois sont mis en valeur dans les médias, sur le site du Conseil des musées, dans une campagne d’affichage, sur les réseaux sociaux et, surtout, dans les musées eux-mêmes.

« On a commencé par demander aux musées d’effectuer une sélection dans leurs collections, explique Leen Ochelen du Conseil bruxellois des musées. Puis, un comité de sélection a retenu 100 chefs-d’œuvre parmi les 500 pièces proposées. Des œuvres d’art mais aussi des pièces scientifiques comme des roches lunaires, des objets anciens venus d’Afrique ou d’Amérique du Sud, des armures exceptionnelles ou encore la première locomotive du continent européen. » Tous ces chefs-d’œuvre sont aujourd’hui rassemblés sur un site où chacun peut les découvrir et choisir ses coups de cœur. Ils sont aussi mis en évidence dans les musées participants par le biais de parcours spéciaux, d’animations, de parcours familiaux, etc. Ce mercredi, une vingtaine de blogueurs belges et étrangers sont conviés à visiter en un jour dix-sept de ces musées bruxellois. Un marathon comme il en existe déjà à Londres et Berlin. Pour montrer une autre facette de Bruxelles et de ses formidables trésors. Dans le monde et chez nous. Alors n’attendez plus. Découvrez ces 100 chefs-d’œuvre et faites la fête aux musées.

Musée d’Ixelles : THÉO VAN RYSSELBERGHE, « THÉ AU JARDIN », 1903

© D.R.
© D.R.

« Ce tableau de Théo Van Rysselberghe date de 1903, explique Anne Carre, responsable des collections du Musée d’Ixelles. C’est une des plus belles œuvres de la collection qui compte aussi dix ou quinze autres toiles du peintre, dont certaines de sa période marocaine et une qui représente l’église Sainte-Croix à Flagey. L’intérêt de cette œuvre réside dans la manière dont Van Rysselberghe aborde le néo-impressionnisme. C’est lui qui va introduire ce genre en Belgique. Mais les Belges ne vont jamais appliquer à la lettre la théorie de Seurat, y ajoutant leur touche personnelle. Un autre point intéressant vient du fait qu’il représente trois femmes occupées à des activités assez classiques. L’une coud, l’autre lit et la troisième semble perdue dans ses pensées. Il s’agit cependant de personnalités fortes de leur époque : la femme du peintre elle-même, une poétesse et une auteure de théâtre. »

Toute l’opération 100 Masters avec « Le Soir »

La campagne. L’action 100 Masters démarre ce mercredi 18 mai et se déroule jusqu’au 27 août.

Vos coups de cœur. Pour désigner vos coups de cœur parmi les 100 chefs-d’œuvre sélectionnés, rendez-vous sur www.lesoir.be/100masters.

Les 100 œuvres. Dès cette semaine et jusqu’au 20 août, Le Soir vous présentera chaque semaine sept des chefs-d’œuvre sélectionnés. Vous pourrez retrouver ceux-ci sur www.lesoir.be/les100masters.

Week-end d’ouverture. Ces 21 et 22 mai, grand week-end d’ouverture dans les musées bruxellois avec animations diverses, visites guidées, family day et autres initiatives originales dont une visite guidée en brusseleir au Cinquantenaire.

Infos. Sur les sites 100masters.brussels, http://www.brusselsmuseums.be (volet activité), http://www.brusselsmuseums.beet les sites des différents musées.

Auteur: Jean-Marie Wynants
Source: Le Soir (mis en ligne le 18/05/2016)