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Les Centres culturels face à l’interculturalité

Cette quatrième rencontre a eu lieu le 29 avril 2011 au Centre culturel La Vénerie / Écuries de la Maison Haute. La question délicate de l’interculturalité a été abordée au travers d’une étude de cas au Centre culturel d’Evere (le Projet de Développement Interculturel) et de la présentation des outils développés au Centre Bruxellois d’Action Interculturelle (CBAI).

Intervenants :

  • Thomas Prédour, Animateur-Directeur du Centre culturel La Vénerie ;
  • Betty Lamoulie, Chargée de projets au Centre culturel d’Evere ;
  • Mohamed Kheddhoumi, Coordinateur au Centre culturel d’Evere ;
  • Tanju Goban, du service diffusion culturelle du CBAI.

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A. Projet de Développement Interculturel du Centre culturel d’Evere

Interventions de Madame Betty Lamoulie et de Monsieur Mohamed Kheddhoumi

1. Axes de travail du CCE

Plusieurs axes se dégagent du travail du Centre culturel d’Evere :

  • L’axe éducation permanente, cohésion sociale avec des formations en informatique et en langues, l’Ecole des devoirs, la Maison de l’alphabétisation, le travail dans les écoles…
  • L’axe créativité avec le Centre d’Expression et de Créativité « Artisanou », les ateliers extrascolaires (tout au long de l’année et durant les vacances), l’aide au niveau artistique en permettant aux artistes de se produire dans une vraie salle de spectacle ou lors d’une résidence…
  • L’axe diffusion par lequel sont mis à l’honneur des artistes de la Communauté française de Belgique et des artistes internationaux.

Le travail du CCE se fait souvent de façon transversale à partir de ces différents axes.

2. Genèse du projet de Développement Interculturel

  • Etude démographique sur la composition de la population éveroise

La Commune d’Evere abrite de nombreuses personnes issues d’origines différentes. Ce constat a été confirmé par l’étude commandée par la Cocof à l’IGEAT (Institut de Gestion de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire de l’ULB) et à l’OSS (Observatoire de la Santé et du Social)[1]. L’ambition de cette étude était de réaliser des fiches communales qui rendraient compte de la composition de la population locale. Ce support avait pour but d’aider les décideurs et les acteurs locaux à mieux cerner la population avec laquelle ils travaillent et ainsi définir une orientation stratégique pour les choix culturels et politiques de la commune.

Les fiches ont été réalisées sur base de données statistiques. Malheureusement, celles-ci ne couvrent pas tous les phénomènes sociaux et démographiques existants. Par exemple, il est possible de déterminer le nombre d’habitants d’une commune : on en compte 34.000 à Evere selon le registre national. Mais ce chiffre ne comprend pas les personnes immigrées en attente de régularisation, qui sont pourtant bien présentes au niveau local.

Voici les enjeux qui ont été révélés par cette étude :

  • Le vieillissement de la population ;
  • Les différentes formes de composition familiale ;
  • La diversification de l’immigration ;
  • La fragilisation des classes moyennes ;
  • L’importance et la spécificité du parc de logement social.
  • Relais associatifs

Les statistiques démographiques ne recouvrent qu’une partie de la réalité sociologique bruxelloise. A titre d’exemple, beaucoup d’habitants issus de l’immigration sont devenus belges, (particulièrement, les nouvelles générations) ce qui biaise les chiffres. En termes de démarche, il est donc nécessaire de ne pas partir d’une seule représentation démographique de la commune : il faut également utiliser des relais, notamment associatifs.

A ce niveau, le CCE est l’instigateur du projet, c’est donc lui qui doit susciter l’intérêt des associations locales. Dans cette optique, le Centre s’est notamment aidé du guide social afin de lister les asbl présentes sur le territoire local, et du journal communal pour proposer à ces dernières de se manifester. Cependant, il s’est avéré qu’il existait très peu d’associations multiculturelles à Evere : le secteur y est plutôt vieillissant.

  • Le bouche à oreille

Il est difficile de repérer des groupements spécifiques par des moyens formels (via des brochures etc.) : la pratique montre que le moyen le plus efficace pour toucher les habitants demeure le bouche à oreille. Les activités extrascolaires par exemple permettent, par l’intermédiaire des enfants, de transmettre l’information aux parents. De plus, l’équipe du Centre culturel part à la rencontre des citoyens, notamment via le festival en plein air. Le Conseil culturel a également mis en place un groupe de travail qui suscite de nouveaux contacts.

  • Etude des pratiques culturelles des Everois

Par ailleurs, parallèlement à cette étude démographique, une autre étude a été commandée par la commune d’Evere afin de rendre compte des pratiques culturelles des habitants de la commune. L’étude a démontré que beaucoup d’entre eux s’intéressaient avant tout aux activités simples, populaires et festives.

De plus, les missions de développement communautaire et d’éducation permanente poursuivies par le Centre sont d’autant plus complexes à réaliser que des fossés culturels se creusent au sein de la population : entre les consommateurs de feuilletons et ceux qui fréquentent les musées et les concerts ; entre ceux qui ne connaissent de l’informatique que la caisse du supermarché et ceux qui voyagent sur Internet ; entre les parents d’origine immigrée, coupés de leurs racines, et leurs propres enfants… Ces citoyens ont un pied dans chaque culture, mais ils ne savent danser sur aucun d’eux.

Ces informations, ajoutées au désir de modifier la fréquentation du Centre (accueillant davantage un public « belgo-belge »), a amené le Centre culturel à renouveler sa programmation afin d’attirer de nouvelles tranches de la population, issues d’autres cultures. Dès lors, le CCE a mis en place des activités qui s’adressent à tous, qui tentent de sortir les gens de leur isolement, de leur éviter l’exclusion sociale. Ainsi, le Centre vise à rendre la vie urbaine moins anonyme via des activités basées sur la convivialité et l’échange. Il participe donc à un travail en profondeur en s’appuyant sur la relation qui s’instaure entre les gens d’un même quartier, par rapport à des préoccupations communes.

3. Présentation du projet

Les activités liées au développement des rencontres interculturelles ont débuté au Centre culturel d’Evere depuis la rentrée 2010. Celles-ci se concentrent sur les trois communautés majoritairement présentes à Evere, à savoir les communautés congolaise, italienne et marocaine. Ces activités se déroulent selon les principes d’échange, de partage, de cohésion sociale et d’ouverture, et autour de 3 axes principaux :

  • Ateliers écoles : Muzi’Culture (extrascolaire)

Le projet vise à accompagner les élèves dans l’apprentissage de leur histoire de manière ludique, notamment par le biais de la musique. Ainsi, le but est de permettre aux enfants de se réapproprier leurs origines, tout en développant leurs compétences artistiques et créatrices. Ils sont donc amenés à redécouvrir, à voir sous un nouvel angle les valeurs traditionnelles de la culture dont ils sont originaires, au delà des préjugés. Bref, l’objectif est d’éveiller les enfants, de les ouvrir les uns aux autres, de leur faire prendre conscience de l’histoire des migrations, et ce, afin de favoriser le bien-être et la confiance en soi grâce à une communication interculturelle et décloisonnée.

Dans la pratique, les élèves participent de façon active au projet : ils écoutent des extraits musicaux et s’interrogent sur les origines et la signification des chants. Ils sont ensuite menés à construire des instruments, à chanter, à écrire des textes et à les illustrer afin de s’exprimer à travers le langage de l’art.

Le travail de groupe est privilégié, ainsi que le développement des attitudes coopératives et démocratiques. Les enfants sont donc encouragés à appuyer leurs relations sur le respect mutuel, le non-jugement, l’entraide et le partage.

  • Projets de Rencontres / Diffusion : 3 week-ends de festivals dédiés à l’Interculturalité

Trois festivals ont été organisés, chacun d’eux mettant à l’honneur une des trois communautés omniprésentes sur le territoire d’Evere :

  • le Congo (12, 13 et 14 novembre 2010) ;
  • l’Italie (11 et 12 février 2011) ;
  • le Maroc (25 et 26 mars 2011).

Ces festivals sont l’occasion de présenter les multiples facettes des cultures avec lesquelles le Centre culturel d’Evère travaille, d’ouvrir les esprits et de lutter contre les clichés. Par le biais de cet axe de diffusion, le Centre souhaite intégrer progressivement la population d’Evere à ses activités, en rendant ces dernières plus accessibles, tant au niveau de la programmation que du prix d’entrée. Dans cette optique, la programmation et l’organisation des festivités ont été établies en collaboration avec des animateurs originaires des cultures ciblées. Le but est d’attirer les habitants, de les fidéliser aux activités du Centre culturel en instaurant avec eux une relation de confiance. Cette démarche nécessite de développer la visibilité du Centre culturel auprès de la population.

  • Documentaire rapprochement des cultures « Retourne dans mon pays »

Cet axe s’appuie sur la réalisation d’un film-documentaire sur le thème du rapprochement des cultures. En pratique, il s’agit de filmer plusieurs séquences quotidiennes chez l’habitant à différents moments de l’année, et de diffuser ensuite le résultat auprès de tous. A terme, le Centre culturel souhaite également organiser des rencontres, des sorties, des repas collectifs… L’objectif ici n’est pas de montrer l’horreur du racisme, mais au contraire de stimuler les habitants à partir à la découverte de l’autre.

Ce travail apparaît comme un outil approprié qui servira à introduire le sujet de l’interculturalité auprès du public, que ce soit au niveau des écoles, du groupe de l’Alpha, ou des associations de la commune. Dans cette optique, le Centre culturel d’Evère souhaite développer un esprit de collaboration avec les familles en leur proposant de témoigner ou d’intervenir dans le cadre de débats organisés au Centre culturel lors des weekends interculturels.

4. Difficultés rencontrées, limites du projet et résultats

En règle générale, le bilan est très positif. Les festivals Congo et Maroc ont été bien accueillis ; le Festival Italie, quant à lui, a eu un peu moins de succès auprès de la population. Par ailleurs, les activités ont suscité la création et le renforcement des liens avec les asbl locales. L’asbl Trans-Mission, par exemple, a participé de façon très active à l’organisation et au déroulement de l’événement. De plus, d’autres collaborations en ont découlés de ce partenariat, notamment sur des futurs projets comme la mise en place d’une table ronde.

Bref, ces projets ont été l’occasion de tisser des liens avec le public mais aussi avec des associations actives sur le territoire de la commune.

Cependant, même si l’objectif de sensibilisation de la population locale a en grande partie été atteint, l’organisation des ateliers et la fidélisation des participants restent des points à améliorer. Certaines difficultés d’ordre culturel ont été rencontrées. Par exemple, lors d’un atelier danse, projet intergénérationnel organisé dans le cadre du festival Congo, l’équipe du CCE a été confrontée au problème des mamans congolaises qui ne souhaitaient pas danser avec leurs enfants. Ce refus était lié au rôle de référent dont elles sont investies par rapport à leur progéniture. En effet, dans la culture congolaise, il est inapproprié de montrer un comportement pouvant être interprété comme une éventuelle faiblesse à ses enfants.

Cette anecdote s’apparente à un cas d’ « incident critique », il s’agit d’un « choc culturel » qui permet de s’interroger sur la notion de « culture » au sens anthropologique du terme. Dans ce cas-ci, la difficulté était inhérente aux conditions d’exposition des personnes porteuses d’un statut culturel, à la représentation qu’elles s’en font traditionnellement. Le problème venait donc probablement de la notion même d’apprentissage, souvent vue comme un processus allant dans un sens unique, des parents vers l’enfant.

Les « chocs culturels » sont des facteurs à prendre en considération lorsqu’on met en place un projet interculturel, en collaborant par exemple avec des sociologues, des anthropologues ou des médiateurs culturels susceptibles de prévoir et faire face aux difficultés liées aux spécificités culturelles.

5. Projets pour la saison 2011-2012

  • Le « Patchwork Festival », festival interculturel gratuit, organisé en plein air, ouvrira la saison. Il a l’ambition de toucher un maximum d’habitants, issus de toutes les générations et de tous les horizons culturels. Les Everois seront impliqués dans le développement des activités. Programmation : concerts (congolais, marocains, italiens), ateliers, cuisine par les asbl locales…
  • Le Projet « Trajectoires », réalisé en partenariat avec les bibliothèques, prévoit des rencontres d’auteurs, des lectures d’extraits et de nombreux échanges. Il se déroulera tous les deux mois, à l’Espace Toots. Les rencontres seront suivies d’un débat « Regards Croisés » (asbl Trans-Mission).
  • Le « Jeudi cinéma », organisé un jeudi par mois au CCE en partenariat avec Libération Films asbl, proposera la projection d’un film marocain, congolais, italien ou est-européen.
  • Le Projet « Ados », organisé avec les élèves de l’athénée, s’appuie sur la création d’un espace de parole et d’échange, notamment autour du théâtre ou de la vidéo.
  • Une Programmation générale axée sur le thème de l’interculturalité.

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B. Présentation des outils développés au Centre Bruxellois d’Action Interculturelle (CBAI)

Intervention de Monsieur Tanju Goban

1. La notion d’interculturalité

L’interculturalité est une notion récente qui a été développée dans le cadre de la recherche sociologique et scientifique. Aujourd’hui, cette notion est entrée dans le langage courant.

  • Interculturel vs Multiculturel

Les notions d’interculturel et de multiculturel paraissent sont souvent confondues. Qu’est-ce qui les différencie ?

  • Le multiculturel est avant tout un constat, celui d’une société où cohabitent des individus issus d’origines culturelles différentes.
  • L’interculturel, s’apparente davantage à une notion dynamique : il renvoie aux interactions qui existent entre les personnes porteuses d’héritages socioculturels divers. Ces connexions se sont surtout développées à travers l’expérience migratoire : au cours de l’histoire, l’immigration massive a bouleversé le paysage de grandes villes telles que Bruxelles (par exemple : l’arrivée de travailleurs d’origines italiennes dans les années 50 en Belgique).
  • Définition théorique

L’interculturalité, en tant que valeur fondamentale prônée par le CBAI, a donné lieu à un document rédigé par Marc André, formateur au CBAI, dans le cadre de campagne « Annoncer la couleur »(dispositif fédéral de sensibilisation aux relations Nord-Sud). Ce texte, disponible sur le site web du CBAI (ici), propose plusieurs définitions de la notion d’interculturalité, par exemple :

« L’action interculturelle est un ensemble de pratiques, de savoirs-faire, de démarches individuelles et collectives qui font le pari de la rencontre, de la coopération et de la négociation. L’action interculturelle est un art de faire « avec » l’altérité plutôt que « contre elle», de construire des passerelles plutôt que des murailles, des zones d’intérêts et d’identité communs aux différents habitants de la planète plutôt que d’artificiels conflits de civilisation ».

  • Outils

Le contexte socioculturel d’une ville telle que Bruxelles a suscité le développement d’un certain nombre d’outils d’animation et de sensibilisation à l’interculturalité. Ceux-ci doivent servir à mieux appréhender le brassage des cultures dans une société multiculturelle où les contacts et échanges interculturels sont valorisés.

Ces outils peuvent également se déployer dans d’autres secteurs, par exemple autour des questions relatives à l’égalité des sexes ou aux relations intergénérationnelles. Ces questionnements peuvent prendre appui sur les acquis de l’action interculturelle développée ces dernières années.

2. Les activités du CBAI

Divers projets sont mis en œuvre par le CBAI autour de l’interculturalité, notamment à travers des formations et l’action d’intervenants sociaux.

  • Agenda culturel

Le service d’information et de diffusion culturelle du CBAI prend la forme d’une revue mensuelle qui traite chaque mois d’un thème particulier. On y trouve entre autres des dossiers thématiques, des bons tuyaux, des articles d’opinion, les derniers ouvrages disponibles dans le centre de documentation du CBAI. Toutes les rubriques approfondissent des sujets liés à l’immigration et à l’interculturel : analyses, interviews, expériences, récits de vie rythment les dossiers qui, bien que pris dans les tourbillons de l’actualité, sont traités avec recul et réflexion pour stimuler les débats d’idées et les actions de solidarité. Consultez ici les derniers numéros parus.

  • Projet « Le Monde en Scène »

Le projet « Le Monde en Scène » est une commande du service d’éducation permanente de la Communauté française. Ce projet a pour vocation première d’ouvrir des portes, de stimuler la rencontre, de susciter des opportunités nouvelles et de créer un dialogue.

  • Phase 1 : Guide des projets artistiques

En 2001, après trois ans de prospections et de recherches intensives, la première édition du « Monde en Scène » a été publiée. Il s’agit d’un répertoire précis de projets artistiques reflétant la richesse des cultures présentes sur le territoire de la Communauté française.

Cet inventaire était au départ un outil papier diffusé à destination des opérateurs culturels mais aussi à l’attention des écoles, des associations et des artistes. Le guide a eu un certain impact lors de sa sortie. Mais faute du suivi nécessaire, cette initiative n’a malheureusement pas pu être prolongée. Or, il va de soi que l’intérêt de cet outil n’a de sens que s’il est soumis à des mises à jour régulières. Celles-ci doivent être d’autant plus fréquentes que la vie culturelle est extrêmement mouvante. Dans ces conditions, un impact à long terme a donc été impossible à mettre en œuvre.

NB : ce répertoire est aujourd’hui accessible en ligne (à 50 %) sur le site de CBAI (cliquez ici pour y accéder).

  • Phase 2 : Laboratoire

A partir de 2005, ce projet a changé de forme et est devenu un véritable « laboratoire ». Des artistes de différentes origines ont été invités dans un espace où il leur était possible d’échanger, de découvrir d’autres patrimoines et donc d’expérimenter d’autres manières de vivre leur art musical. Par la suite, après ces étapes d’expérimentation et de production, l’opportunité leur a été offerte de se produire devant un public. Ce fut l’occasion de jouer sur la rencontre de lieux inédits et de publics divers.

  • Phase 3 : Documentaire

Dès 2008, on s’est aperçu que ces rencontres entre artistes portaient leurs fruits : ceux-ci s’étaient réellement approprié le projet. Une certaine énergie passait entre les danseurs et les musiciens, participant au développement de négociations. La magie de l’improvisation par exemple, apparaissait comme l’un des éléments les plus significatifs et révélateurs des effets positifs de la rencontre culturelle. Notons également l’impact positif de la notion de reconnaissance sur les intervenants, heureux d’être considérés comme artistes auprès de pouvoirs publics tels que la Communauté française.

De cet enthousiasme est né le désir de transmettre ces moments intenses à travers un outil, un objet diffusable : un film documentaire. Celui-ci sera édité sous forme de coffret au mois d’octobre et accompagné d’un livret décrivant la démarche du projet ainsi que celle des artistes qui y ont participé.

NB : le film sera diffusé le mercredi 25 mai 2011 au Sazz ’n Jazz. La projection sera suivie d’une table ronde.

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Pour toutes questions, n’hésitez pas à nous contacter :

Lamia Mechbal  –  Bénédicte Williot
Concertation des Centres Culturels Bruxellois
Tél. : 02/466 10 03 | Mobile : 0474 450 145
info@centresculturelsbruxellois.be


[1] http://www.observatbru.be/documents/contexte-bruxellois/bruxelles-en-cartes.xml?lang=fr

L’Etat des lieux des groupes de travail du Plan culturel pour Bruxelles aura lieu le jeudi 12 mai 2011 de 9h30 à 12h30 au Gemeenschapscentrum De Vaartkapoen (rue de l’école 76 à 1080 Molenbeek). Il vous est encore possible de vous inscrire, cliquez ici pour le formulaire d’inscription.

Les groupes de travail Agenda et artistsinbrussels.be ont été traités lors du Deuxième Etat des Lieux. Cette fois-ci les groupes de travail Cartographie et Interculturalité présenteront l’état d’avancement de leur projet.

Programme


09h00 – 09h30 | Accueil

09h30 – 09h45 | Introduction

09h45 – 10h10 | GT Cartographie

10h10 – 10h30 | Discussion

10h30 – 12h15 | GT Interculturalité

10h30 – 10h45 | Cadre général

10h45 – 11h00 | Etat d’avancement des Plans de Diversité (Actiris)

11h00 – 11h15 | Sous-groupe personnel

11h15 – 11h30 | Sous-groupe public

11h30 – 11h45 | Sous-groupe programmation

11h45 – 12h15 | Discussion

12h15 – 13h00 | Conclusion et drink

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Vous pouvez télécharger la note du groupe de travail Cartographie ici. Cette note sera présentée, discutée et modifiée. La version définitive sera envoyée aux participants en même temps que le compte-rendu de la rencontre.

La séance inaugurale des assises a eu lieu le 19 février à Bruxelles. Elle est suivie aujourd’hui de la constitution de 4 groupes de travail qui auront pour objectifs l’approfondissement du diagnostic bruxellois et l’élaboration de réflexions prospectives sur trois niveaux de réflexion ; l’un relatif aux populations, l’autre au territoire et le dernier relatif à la gouvernance. Ces 4 groupes de travail seront organisés de manière décentralisée :

–          lundi 30 mai à 17h30 à la Maison des cultures de Molenbeek (4 rue Mommaert, 1080 Molenbeek-St-Jean),

–          lundi 6 juin à 17h30 au Centre culturel Espace Senghor (366 chaussée de Wavre, 1040 Etterbeek),

–          lundi 20 juin à 17h30 au Centre culturel La Vènerie (Les Ecuries, 3 Place Gilson, 1170 Watermael-Boitsfort),

–          lundi 27 juin à 17h30 au Centre culturel Le Fourquet, 15 Place de l’Eglise, 1082 Berchem-Ste-Agathe.

Toutes les informations relatives aux Assises sont disponibles sur le portail www.culture.be.

Michel Guérin, directeur de l’Observatoire des Politiques culturelles, a présenté à Ath le 28 avril dernier les grandes lignes de l’étude menée par en collaboration avec le CiFOP (Centre interuniversitaire de Formation Permanente), à laquelle les Centres culturels ont participé en 2009 et 2010. Cette publication fera dans les jours à venir l’objet d’un envoi postal, notamment vers l’ensemble des Centres culturels. Une version électronique est disponible sur le site de l’OPC. Les résultats de l’étude feront l’objet d’un débat organisé prochainement, auquel seront notamment associés Asspropro et les animateurs en charge de la programmation des Centres culturels, ainsi que d’autres partenaires de la création et de la diffusion en Communauté française.

Suite au 5ème appel à candidatures lancé à l’automne 2010, en application du décret de 2003 sur les instances d’avis œuvrant dans le secteur socioculturel, de nouveaux membres rejoignent la 3C.

Les représentants des tendances idéologiques et philosophiques ont notamment été renouvelés comme il est prévu après un scrutin régional et communautaire (article 2 de l’arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 23 juin 2006 instituant les missions, la composition et les aspects essentiels de fonctionnement d’instances d’avis).

Pour connaitre la nouvelle composition de la 3C, cliquez ici.