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Le ministre de l’Economie, Kris Peeters, recevra sous peu les sociétés de gestion des droits d’auteurs et les représentants des auteurs et des artistes. Il prépare un plan qui vise à éliminer la dette considérable des premières envers les seconds.

Près de 600 millions d’euros doivent encore être payés. Quiconque souhaite utiliser des œuvres de nature artistique, comme de la musique, des images ou des textes, est redevable de droits d’auteur. Les sociétés de gestion de ces droits les perçoivent et les reversent aux auteurs et artistes. Ces paiements se révèlent toutefois laborieux, selon le ministre. L’ensemble des sociétés de droits d’auteur est encore redevable à leurs ayants droit d’une somme totale de 600 millions d’euros. En l’espace de quatre ans, le montant a augmenté de 129 millions d’euros.

« Il s’agit là de montants particulièrement élevés. Les auteurs et les artistes sont entretemps privés des revenus auxquels ils ont droit », a expliqué M. Peeters.

Au début de l’année prochaine, une réforme législative entrera en vigueur. Le délai de 24 mois prévu entre la perception et la répartition des montants sera ramené à 9 mois à compter de la fin de l’exercice comptable. Lorsque les frais de gestion excèdent 15% des perceptions, les sociétés de gestion devront le motiver. En 2015, les frais de gestion s’élevaient à 15,73%.

Auteur: Agence Belga
Source: La Libre (mis en ligne le 12/10/2017)

Ces 10 dernières années, les emplois artistiques générés par les théâtres de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont diminué de 37% au total. Le théâtre Le Public, à Saint-Josse-ten-Noode, a enregistré une baisse de 17% seulement, se félicite-t-il. Son idée pour préserver un maximum d’emplois? S’associer avec d’autres théâtres en France pour permettre aux créations belges et françaises d’être programmées sur une plus longue période. Depuis un an et demi, le théâtre Le Public collabore avec le théâtre Tristan Bernard à Paris et le théâtre du Chêne Noir à Avignon. Ils produisent ensemble certains spectacles, pour en partager les risques et bénéfices, en décupler l’impact culturel mais aussi prolonger les emplois des artistes impliqués.

Depuis le début de ce projet baptisé « Espace public », près de 100.000 spectateurs ont assisté en France à quelque 200 représentations mobilisant des artistes belges. Environ 900.000 euros d’emplois artistiques belges ont ainsi été développés en France, au bénéfice de 77 artistes belges, selon les chiffres communiqués jeudi soir par Le Public.

Les spectacles concernés sont notamment « Cabaret », « Les faux British » ou « La Promesse de l’Aube ». A l’avenir, Le Public espère partager ainsi un tiers de ses productions, a expliqué mercredi lors d’un déjeuner de presse son co-directeur, Michel Kacenelenbogen.

Le secteur culturel a dû s’adapter à la diminution des subsides et à la difficulté de vivre exclusivement du métier d’acteur de théâtre. « En Communauté française, un spectacle se joue en moyenne 12 fois. Mais pour pratiquer professionnellement, il faut jouer bien plus que 12 fois! On déplace l’essence du spectacle sur les répétitions plutôt que sur les représentations », regrette M. Kacenelenbogen.

Au-delà de l’arrangement économique, « Espace public » est surtout un « coup de foudre artistique » entre trois théâtres qui se ressemblent et se complètent, a aussi insisté le co-directeur. « Il y a une volonté de travailler ensemble mais il n’y a pas d’obligation. Cette liberté d’association est capitale. »

« Espace public » a été lancé avec le soutien du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Auteur: Agence Belga
Source: La Libre (mis en ligne le 06/10/2017)