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Ouvrir à la culture dès le plus jeune âge : le projet « Anim’action et projets d’écoles », lancé et soutenu par la COCOF, fête ses 10 ans !

Créé en 2000 par la Cocof, le programme « Anim’action et projets d’écoles » a pour objectif principal de créer des partenariats entre les écoles et les structures associatives socioculturelles, et de susciter la participation active des élèves, des enseignants autour de projets définis. Chaque année, ce sont des milliers d’élèves d’écoles francophones – de la maternelle à l’enseignement supérieur de type court – situées en Région Bruxelloise, tous réseaux confondus, qui profitent d’une approche originale, ludique et didactique de la culture, de la lecture, et de la citoyenneté grâce à l’accompagnement d’artistes et animateurs professionnels.

Ce programme ne se limite pas à ce que chaque élève ait un accès à la culture en tant que « spectateur » mais également qu’il puisse se considérer comme un réel « producteur de culture » en participant activement aux projets. e programme Anim’action s’impose désormais comme une évidence dans la société qui est la nôtre, une société où les moyens d’accès au savoir se diversifient et sont de plus en plus accessibles au plus grand nombre, et ce dès le plus jeune âge (internet, moteurs de recherche, Wikipédia, etc). L’école doit donc s’adapter à ces changements, pour continuer à susciter l’intérêt des jeunes et rester en phase avec leurs aptitudes.

Pour y arriver, Anim’action propose un programme qui repense la place généralement attribuée à la Culture et aux savoirs créatifs dans le programme scolaire. Même si l’école reste et restera toujours le pilier de l’apprentissage pour tous nos jeunes, le fait qu’elle accepte de s’ouvrir à des partenaires, de travailler de manière transversale au départ d’un projet culturel ainsi que de décloisonner le cursus qu’elle propose, c’est tout bénéfice tant pour les élèves que pour le corps enseignant. Grâce à ces projets, les élèves développent en effet des savoirs, des potentiels et des compétences différents et parfois insoupçonnés. Les enseignants, de leur côté, s’ouvrent à de nouvelles manières d’aborder l’apprentissage.

Depuis le lancement du programme, ce sont pas moins de 559 projets, tous plus intéressants que les autres, qui ont été initiés, impliquant plus de 40.000 élèves au total. Il y a 10 ans, une quarantaine de projets étaient soutenus, mais grâce à l’augmentation progressive de l’enveloppe budgétaire, cette année (pour l’édition 2009-2010) ce sont 78 projets soutenus qui profitent à près de 4400 élèves, pour un budget total de 380.000 euros.

Au mois d’octobre, le Programme « Anim’action et projet d’écoles » soufflera ses 10 bougies. A cette occasion, un événement festif sera organisé le 26 octobre 2010 au Théâtre de la Montagne Magique.

Plus d’infos : www.cocof.irisnet.be/animaction


« Les Centres culturels au cœur de la culture ? » : un projet pour réfléchir entre professionnels à quelques notions clefs du nouveau décret en lien avec le « rôle d’ensemblier » des Centres culturels !

Le projet a trouvé son rythme de croisière après deux rencontres-ateliers riches et constructives – merci à l’ensemble des participants pour leur engagement et leurs apports stimulants ! Après avoir débattu des questions du territoire et de la spécialisation, une troisième séance de travail a eu lieu ce vendredi 22 octobre à La Louvière (Maison des Associations, Place Jules Mansart 21-22) pour aller encore un peu plus loin dans la réflexion. Nous nous sommes interrogé cette fois sur le rôle des Centres culturels dans les concertations et coordinations culturelles et dans les initiatives de planification du développement culturel.

Selon le décret de 1992, la coopération entre Centres culturels n’est inscrite que dans les missions des régionaux qui dans la pratique ne jouent pas tous ce rôle. Plusieurs concertations de Centres culturels existent néanmoins – d’un dynamisme et d’une efficacité plus ou moins importants – pour réfléchir à une meilleure coordination et à un maillage optimal de la culture au niveau supralocal ou régional. Parallèlement, les opérateurs de la sphère culturelle d’un nombre croissant de lieux – grandes villes comme bassins de vie ruraux – commencent à développer, avec ou sans la participation des Centres culturels, des « schémas directeurs » pour une action culturelle intégrée, voire un programme pluriannuel commun. Pourquoi et comment se concerter entre Centres culturels, et avec d’autres opérateurs culturels ? Avec qui, à quelle échelle, avec quelle méthode de travail et quelle répartition des rôles, responsabilités et tâches ? Pourquoi et comment envisager un « plan culture » ou un projet de développement culturel intégré ? Quelle place pour les Centres culturels dans ces initiatives ? Que peuvent-ils y apporter ?

Autant de questions qui ont été posées lors de cette demi-journée : des témoignages sur l’Axiale culturelle boraine (par Vincent Logeot du Foyer culturel de Saint-Ghislain) et sur le Plan culturel pour Bruxelles (par Thierry Van Campenhout et Lamia Mechbal de la Concertation des centres culturels bruxellois), suivis d’un travail partagé basé sur des échanges et des exercices « productifs » sous la conduite de notre animateur, Patrick Hullebroeck. Comme à Dinant et à Huy, notre but était de clôturer la demi-journée avec quelques propositions concrètes pour le nouveau décret.

Pour plus d’informations :

ASTRAC

Réseau des Centres culturels de la Communauté Wallonie-Bruxelles asbl 4, rue de la Rosière – B-6820 Florenville – 061 29 29 19 – 0475 26 82 25 – astrac@centresculturels.be – www.centresculturels.be

RENCONTRE DU 30/9 A DINANT :

« LES CENTRES CULTURELS ET LA CONSTRUCTION PARTAGEE DU TERRITOIRE »

PROPOSITION de texte de base pour l’INTRODUCTION de la journée

Vous le savez, un nouveau cadre légal se prépare pour notre secteur. Un groupe de travail constitué de représentants désignés par la 3C, de responsables de Centres culturels et de représentants de l’Administration est mis en place pour établir et développer les axes de la réforme – l’ASTRAC y est représenté par Vincent Bertholet. Parmi les questions à l’étude : la (re)définition des missions ou du métier « de base » des Centres culturels, la problématique des territoires de référence, l’encadrement des missions spécifiques ou les spécialisations développées par certaines structures.

Un concept important qui sous-tend les travaux est celui du « rôle d’ensemblier » des Centres culturels. Un rôle que nos décideurs souhaitent activer, renforcer ou accompagner davantage.

« Ensemblier », c’est mettre ensemble, relier, établir des liens. Entre des pratiques et/ou des stratégies culturelles, ou afférentes. Pour contribuer à un décloisonnement et une mise en cohérence des politiques culturelles au sens large tout en en amplifiant leurs incidences.

C’est une évidence : l’action culturelle touche à tous les domaines de la société. Le travail des Centres culturels est donc souvent conçu et conduit en complémentarité ou en synergie avec d’autres opérateurs.

Ces collaborations, qui peuvent avoir lieu soit dans un contexte territorial soit autour d’une certaine thématique, question, discipline, sont parfois des vraies réussites et nos décideurs et financeurs n’ont pas manqué de le remarquer.

Les invitations (voire excitations) au partenariat se sont multipliées ces dernières années. L’attente étant de pouvoir générer – dans un contexte budgétaire contraignant – des plus-values de nature qualitative (du neuf, de l’innovation) ou quantitative (des « économies d’échelle »).

Le décret 1992 toutefois n’entrevoyait pas nécessairement cette évolution et les pratiques de concertation, de partenariat, de mise en réseau des Centres culturels ont donc fini par éclater les contours fixés par ce décret pour l’évolution de notre secteur.

Pour retracer rapidement ces contours, quatre notions-clefs sont à rappeler :

(1)  territoire : l’action des Centres culturels est territoriale, elle couvre un territoire bien précis qui est celui d’un arrondissement pour les régionaux ou d’une commune pour les locaux, très rarement de plusieurs communes associées – en tout cas, un territoire figé, considéré de façon administrative ;

(2)  généralisme: les Centres culturels développent une action polyvalente, leurs missions sont multiples et diverses et tous les Centres Culturels poursuivent ces mêmes missions, même si l’amplitude est différente selon leur catégorie ;

(3)  isolement ou dissociation, car la coopération entre Centres culturels n’est inscrite que dans les missions des régionaux qui dans la pratique ne jouent pas tous ce rôle ;

(4)  cloisonnement ou sectorisation puisque il n’est pas prévu que les Centres culturels participent à ou soient impliqués dans les politiques mises en place par les autres secteurs du Ministère de la Culture (à part les arts de la scène via les tournées Art et vie), ni par les autres Ministères de la Communauté, et encore moins dans les politiques de la Région ou du Gouvernement fédéral.

Il est clair que ces notions-clefs, ces contours de notre cadre légal sont au moins en partie dépassés par les réalités du terrain. Que ces réalités nous invitent à les repenser, à les reformuler.

Il est clair aussi que (même s’il est vrai que nous vivons à l’heure de la collaboration…) dans notre travail sur le terrain tous les jours ces collaborations ne sont pas toujours aisées.

Elles chamboulent notre cadre réglementaire, elles peuvent chambouler également le fonctionnement quotidien.

Comment concevoir alors notre « rôle d’ensemblier » ?

Avec qui se lier ?

Dans quel contexte territorial, autour de quel projet thématique ?

Pourquoi ?

Pour produire quoi ?

Par quelle méthode ?

Par quelle organisation du partenariat ?

Voilà quelques questions « fil rouge » des quatre rencontres thématiques de notre projet « Les Centres culturels au cœur de la culture ? ».

Un projet qui a pour but de repérer les relations et partenariats des Centres culturels, d’en identifier les critères de réussite et de se pencher sur les questions encore à résoudre.

Un projet qui est mené en parallèle aux travaux réalisés ailleurs pour préparer un nouveau décret et qui vise à favoriser la prise en compte de la réalité du terrain dans ces travaux.

L’ASTRAC vous invite donc à participer ou à vous faire entendre, en tant que professionnel du secteur, dans ce débat public.

Plus concrètement quatre rencontres thématiques sont prévus cet automne, chacune avec un thème qui interroge une des quatre notions-clefs évoquées tantôt :

(1)  territoire – Les Centres culturels et la construction partagée du territoire, aujourd’hui à Dinant

(2)  généralisme – Les relations des Centres culturels pour une action spécialisée ou une concertation thématique , le mardi 12 octobre à Huy

(3)  isolement – Les Centres culturels et les plans culture, le vendredi 22 octobre à La Louvière

(4)  sectorisation – Les partenariats hors champ pour un décloisonnement de la culture, le mardi 9 octobre à Ottignies.

Notre rencontre d’aujourd’hui, la première des quatre, est consacrée au(x) territoire(s) des Centres culturels.

Le territoire : une réalité inéluctable, mais une notion complexe, en mouvement et donc assez floue.

Contestée et jugée arbitraire par certains, exaltée et qualifiée comme étant naturelle et évidente par certains autres, empreinte d’émotions et de symboles.

Le rapport avec l’espace s’impose, mais n’est jamais évident.

Comme évoqué, le décret de 1992 part d’une définition administrative du territoire du Centre culturel ; ce territoire est celui de l’entité communale ou de l’arrondissement sur lequel le centre se situe.

Dans la réalité du travail, la zone de chalandise, d’influence et d’action d’un Centre culturel n’est jamais limitée strictement à l’arrondissement ou à la commune sur laquelle il se trouve. D’autres critères économiques, sociaux, de mobilité, politiques, culturels, humains, … sont souvent bien plus déterminants.

Quels sont les critères pertinents pour définir le territoire d’un Centre Culturel ?

La question est importante, puisque ces facteurs – objectifs ou subjectifs – qui sont à la base de la délimitation, de la définition de notre territoire de « couverture » peuvent nous aider par la suite à l’analyser, à le saisir et à mieux fonder ou à mieux orienter notre action, nos différents projets.

Ce travail d’appréhension, d’analyse du territoire, de diagnostic territorial se fait – a été réalisé – à plusieurs endroits.

En adoptant des méthodes et des outils différents, plus ou moins élaborés.

Très souvent dans le cadre d’un travail concerté – d’où la notion de « diagnostic partagé ».

Quels sont les acteurs qui ont été associés à ce travail ?

Quels méthodes et outils ont-ils appliqués ?

A quoi leur travail, a t’il servi ?

Quelles difficultés ont-ils rencontrées ?

Les témoignages de Culture.Wapi, de Prospect 15 et du Centre culturel de Walcourt qui nous occuperons durant la demi-heure qui suit nous livreront déjà quelques premières réponses.

Nous travaillerons ensuite ensemble pour livrer, comparer, structurer et synthétiser nos différentes expériences et en déduire, si possible, quelques propositions concrètes pour le nouveau décret.

Notre animateur sera Patrick Hullebroeck, directeur de la Ligne de l’Enseignement et de l’Education permanente.

Patrick Hullebroeck est formateur en animation socioculturelle, conception, organisation, mise en oeuvre et évaluation de projets, conduite de réunion et négociation. Il est chargé, dans le courant de l’automne 2010, d’animer une formation « Construire et animer un partenariat » pour l’APEF.

Liesbeth Vandersteene, ASTRAC

30 septembre 2010