Archives for the month of: juillet, 2011

Dear Colleagues of the national networks,

SHORTCUT EUROPE LOOKS FOR CONTRIBUTORS!

We are looking for people from European cultural centres that can contribute practical experience and/or theoretical expertise to the main subjects of our Shortcut Europe meeting. On the list below you find the subjects. Can you propose someone or a project from your members that could contribute to these subjects. Travelling costs will be covered.

This year the Shortcut takes place in WARSAW, 16|17|18 NOVEMBER 2011.

Venue: IMKA THEATRE & CBA, ul. Konopnickiej 6, 00-491 Warszawa, Poland

The main topic of this year will be Culture (not) for all? You can find more information at the website of the conference and we’re keeping you up-to-date when program develops.

The main topic will be discussed during several panels. Our aim for this congress will be an open minded discussion about the following issues:

– The institutions and culture centres in the service of the system and against it;
– Culture creates development;
– Culture and art in a public space;
– Culture as a space of freedom and anarchy;
– Educational „orientate yourself!” In search of lost audience;
– Polish multiculturalism?;
– Culture networking.

Cultural Programme: The Congress itself (16-18 of November 2011) will be accompanied by actions and events which will take place in Warsaw during this week, and they will be creative development of the debate’s topics.

Organisers of the project: European Network of Cultural Centres (ENCC) and our partners in Warsaw / Poland

If you would like to attend, please respond by e-mail to Ewa Chomicka e.chomicka@mckis.waw.pl or phon +48 22 5864221 and Andreas Kämpf andreas-kaempf@diegems.de

We are looking forward to a great SHORTCUT EUROPE with you and wish you a wonderful summer!

Kind regards,

Katja Patt

Please note – the ENCC Coordination Office is closed for summer holiday: July 15 until August 8, 2011
European Network of Cultural Centres (ENCC)
I Coordination Office I Voßstraße 22 I 10117 Berlin

fon +49 (0)30-88 41 21 91 I fax +49  (0)721-151 36 35 38
Office hours : Monday to Friday I 9 am to 3 pm
www.encc.eu
I katja.patt@encc.eu

This project has been funded with support from the European Commission.
This publication reflects the views only of the author, and the Commission cannot be held responsible for any use which may be made of the information contained therein.

Une dernière brève avant les vacances pour vous informer des résultats de notre rencontre avec Gilles Doutrelepont.
Vous le savez, l’ASTRAC et l’ACC ont été invitées récemment au Cabinet de la Ministre Fadila Laanan pour un échange avec le Directeur du Cabinet sur la situation des Centres culturels pendant la phase de transition vers un nouveau décret. Malgré les annonces assez inquiétantes qui nous ont été faites au sujet des perspectives financières pour notre secteur, nos conclusions à l’issue de cette rencontre ne sont pas entièrement pessimistes.

Pour commencer avec la mauvaise nouvelle : nous n’avons pas pu trouver la solution miracle pour résoudre la situation d’inconfort –  intellectuel et financier – de nos équipes professionnelles dans cette période d’incertitudes, de remaniements et de rigueur budgétaire (voir aussi les résultats de notre sondage récent auprès des Centres culturels en pièce jointe).

Le gel du financement de notre secteur dans l’attente du nouveau cadre légal est maintenu en raison de la situation budgétaire défavorable de la Communauté française; aucun dispositif ne sera prévu pour aider les Centres culturels en difficulté pendant la période de prolongation des contrats-programmes. Le seul remède pour éviter une stagnation prolongée du développement de notre secteur semble donc une entrée en vigueur rapide du nouveau décret grâce au respect strict du nouvel échéancier fixé pour sa préparation, en évitant une nouvelle prolongation des contrats-programmes.

Si l’ASTRAC peut comprendre que cela impose de travailler selon une méthode rigoureuse et efficace, elle a quand même défendu le besoin de poursuivre le chantier en toute transparence et en y associant le terrain.

Nous avons été entendu sur ce dernier point : le Cabinet nous a confirmé que le groupe de travail chargé de la rédaction du décret sera renforcé après les vacances par six représentants du secteur qui seront proposés par la 3C, l’ACC et l’ASTRAC en concertation.

Il nous est bien sûr impossible de prédire le succès du groupe de travail ou la mesure dans laquelle le terrain arrivera à marquer un nouveau décret de son empreinte, mais il nous semble que le chantier de révision pourra maintenant prendre un nouveau départ dans un climat de confiance.

Nous remercions tous ceux et celles qui ont nourri nos réflexions sur la révision du décret durant la saison écoulée et nous reviendrons vers vous dès que possible avec plus de nouvelles. D’ici là n’hésitez pas à nous transmettre toutes vos observations et questions.

Bonne vacances, bel été!

L’équipe de l’ASTRAC
ASTRAC asbl
BP 20 – Attention nouvelle adresse!
B-6820 Florenville
061 29 29 19
0475 26 82 25
astrac@centresculturels.be
www.centresculturels.be

À tous les partenaires de BRXLBRAVO

brxl bravo

Trois éditions durant, le secteur artistique bruxellois a donné le meilleur de lui-même en s’emparant le temps d’un week-end des rues et places publiques, des théâtres et salles de concert, des musées et galeries, des centres culturels et bibliothèques pour les ouvrir au grand public et célébrer l’offre artistique de la ville.

Chaque fois, l’objectif était de ne pas restreindre l’événement à un moment festif pour le public et les artistes, mais d’étendre sa portée pour démontrer de manière récurrente que la collaboration entre les diverses communautés qui composent notre région ne relève pas de l’utopie ou de l’irréalisable – tout au moins dans le domaine culturel.

Nous pouvons porter un regard rétrospectif satisfait sur de multiples succès. Les diverses équipes enthousiastes qui ont donné corps au programme sont chaque fois parvenues à attirer des dizaines de milliers de spectateurs. Nous osons affirmer que grâce à BRXLBRAVO, entre autres, des liens de collaborations entre institutions bruxelloises se sont forgés ou renforcés.

Mais en même temps, nous, le Conseil d’Administration et l’Assemblée générale de BRXLBRAVO, devons nous rendre à l’évidence et constater qu’après chaque édition du festival nous nous sommes posé la question de savoir dans quelle mesure nous répondions à nos propres objectifs.

Parallèlement, la situation bruxelloise a – heureusement – évolué si vite que plusieurs initiatives répondant à leur façon au concept de collaboration culturelle transcendant les frontières (linguistiques) ont émergé (RAB, BKO, Conseil bruxellois des Musées, le Plan culturel pour Bruxelles, Festival Kanal, les échanges entre le Théâtre National & le KVS…).

L’honnêteté nous impose toutefois d’ajouter aussi qu’au sein de BRXLBRAVO, tous les regards ne se tournaient plus dans la même direction et que des divergences sont apparues quant à la possibilité de mettre en place une nouvelle édition, tant sur le plan de l’organisation que sur celui du contenu.

Après mûre réflexion et une longue concertation, nous avons décidé à l’unanimité de dissoudre l’asbl BRXLBRAVO. Il n’y aura donc pas de nouvelle édition du festival. Nous invitons tous les partenaires et sympathisants à participer activement à toutes les initiatives qui poursuivent et diffusent la philosophie de base de BRXLBRAVO : stimuler les synergies artistiques entre petits et grands acteurs de terrain, tant au centre-ville qu’à la périphérie, tant francophones, néerlandophones, allophones que multilingues, appartenant à diverses disciplines, tout en respectant la singularité de chacun. Car ceci est, et doit impérativement demeurer, l’héritage le plus important de BRXLBRAVO, comme chacun en convient résolument.

L’asbl BRXLBRAVO solde ses comptes avec un excédent. Conformément à la législation en la matière, ce solde doit être transféré à une autre asbl aux objectifs similaires dès que l’asbl BRXLBRAVO cessera d’exister. L’Assemblée générale a décidé à la majorité des voix de verser le montant restant sur les comptes du Réseau des Arts à Bruxelles et du Brussels Kunstenoverleg, avec la requête de consacrer cette somme au développement et au soutien du Plan culturel pour Bruxelles. Nous sommes convaincus que nous remettons ainsi l’argent entre de bonnes mains.

À tous nos partenaires, ceux qui nous ont rejoints dès le début et ceux qui n’ont participé que de manière sporadique, à tous ceux qui ont donné forme aux diverses éditions de BRXLBRAVO, nous disons : MERCI !
Nous souhaitons ensuite exprimer notre profonde reconnaissance aux diverses autorités publiques qui nous ont chaque fois soutenus et nous ont permis de réaliser nos rêves.
Enfin, nos remerciements s’adressent à tous les parrains privés qui nous ont accordé du soutien matériel et financier, et sans qui c’eût été encore bien plus difficile.

Nous garderons indiscutablement de beaux souvenirs, mais surtout une confiance consolidée en un avenir rempli de nouvelles initiatives culturelles urbaines.

En d’autres termes, au revoir et à bientôt pour de nouvelles aventures !

Au nom du Conseil d’administration et de l’Assemblée générale,

Pablo Fernandez Alonso

Indignez-vous!

Ce mot d’ordre, répandu à l’initiative heureuse d’un sage, Stéphane Hessel, n’est pas nécessairement facile à mettre en oeuvre. Les enjeux dont il est souvent question sont de dimension planétaire. Qu’il s’agisse des droits de l’homme, des menaces climatiques, de la puissance des marchés, on se sent toujours dépassé et il est difficile de faire le lien avec son quotidien. Le monde entier évoque ces questions chaque jour qui passe mais peu arrivent à les intégrer dans leur choix de vie. Nous sommes happés par d’autres logiques et prenons rarement la peine d’être les acteurs d’un changement apparement urgent et indispensable.

Quand j’ai appris il y a quelques jours la probable disparition de l’émission « Terre de Sons« , le sentiment d’indignation s’est répandu en moi, d’un seul coup, physique et sans équivoque. Je me suis demandé à quelle priorité pouvait bien répondre cette décision. Musique 3 est une radio de grande qualité. Elle accompagne ma vie depuis des décennies. Elle s’est ouverte il y a quelques années au jazz, musiques du monde et d’aujourd’hui avec ce même souci permanent de faire partager qualité et diversité. C’est une forme de résistance cruciale et de plus en plus rare dans un monde tellement dominé par l’uniformisation des formes et des codes.

Indignation, stupéfaction et incompréhension dès lors en apprenant la bien mauvaise nouvelle de la fin d’une aventure menée par Etienne Bours, avec tant de métier et de générosité. Aux côtés d’une Pascale Vanlerberghe en passeuse enjouée, Etienne nous a emmené à travers cette diversité hallucinante des peuples et de leurs musiques. Le monde a besoin d’entretenir sa connaissance de la diversité artistique et culturelle car celle-ci est réellement menacée.

***

Madame la Présidente du Conseil d’Administration
Monsieur le Directeur des radios
Monsieur le Directeur de Musique 3
,

Vous êtes sans aucun doute confrontés à de difficiles décisions de management, de gestions des finances et des ressources humaines. Il est facile de porter des jugements de l’extérieur et de condamner des décisions quand on n’est pas au coeur de l’action. Je suis directeur d’un centre culturel. A mon échelle, je suis confronté à de nombreuses critiques et incompréhensions. Je ne sous-estime donc pas du tout la difficulté de votre tâche dans un contexte socio-économique que tout le monde sait tellement cruel. Néanmoins, je me permets d’insister sur l’âme de votre magnifique radio.

L’émission Terre de Sons, aux côté de nombreux autres moments radiophoniques que vous proposez, ne peut être balayée pour répondre à des objectifs de rentabilité ou d’équilibre budgétaire.

Réfléchissez à d’autres options. Mettez en oeuvre vos capacités d’imagination, de création. Ne sacrifiez pas ce que vous avez si bien réussi. Sous le prétexte de l’audimat ou du besoin de renouvellement, ne tuez pas ce qui fait la qualité, la pertinence, la nécessité de Musique 3 dans le paysage radiophonique francophone.

Je suis convaincu que vous aussi, vous êtes régulièrement indignés par ces décisions et informations qui nous touchent ou nous frappent quotidiennement. Aujourd’hui, c’est à vous, et à vous seuls, de ne pas prendre une décision dont nous sommes si nombreux à être indignés.

En vous remerciant pour votre lecture attentive.

Jacques-Yves Le Docte

Le problème de la dette est résolu. Le Wiels peut repartir de plus belle.

Guy Duplat / Mis en ligne le 09/07/2011

Le centre d’art contemporain Wiels connaît un beau succès public et critique. Les expos Luc Tuymans, Ann Veronica Janssens, Francis Alÿs et David Claerbout furent de très beaux moments. Et l’implication sociale du Wiels dans ce quartier de Forest tient fort à cœur à Charles Picqué, le ministre-Président, soucieux comme il le dit d’« assurer la pérennité du processus de rénovation urbaine entamé par la reprise du bâtiment Blomme ». Mais un gros problème restait : une dette de près de 3 millions d’euros, liée à la rénovation du bâtiment et au refus de l’inspection des Finances d’autoriser le fonds fédéral Beliris de le payer.

Longtemps on a craint que les créanciers fassent fermer ce centre reconnu sur la scène internationale, mais ce vendredi, le vice-président du Wiels, Pierre Iserbyt, son directeur Dirk Snauwaert et Charles Picqué ont longuement expliqué la solution trouvée. La présence de Picqué était un signe de l’implication de la Région dans l’avenir de ce bâtiment (qui d’ailleurs lui appartient) et de ses activités.

Après l’’expo en cours sur Charlotte Beaudry, le Wiels présente en septembre, une vaste rétrospective de l’artiste polonaise Alina Szapocznikow, une expo déjà réclamée à l’étranger.

Il fallait donc 3 millions d’euros (les 2,75 millions promis mais non payés par Beliris, les intérêts de retard et les dépassements de budgets). La Région a accepté d’être garante d’un emprunt de 1,5 million sur 25 ans, conclu avec Dexia. Ce qui implique un remboursement annuel de 100 000 euros au Wiels. Les créanciers (ING, CIT Blaton, Art and build, etc.) ont accepté de céder un tiers de leurs créances (préférant récupérer les deux tiers plutôt que de risquer de tout perdre). La TVA, qui faisait partie des créanciers (il y a eu un contentieux sur le niveau de taxation des travaux), a aussi accepté un étalement des remboursements.

Il restait encore un million d’euros à rembourser à CIT Blaton qui a accepté d’étaler cette dette sur dix ans, sans intérêts. Ce qui signifie aussi une charge annuelle de 100 000 euros pour Wiels.

Bref, le centre d’art devra, pour apurer sa dette, payer 200 000 euros par an, pendant dix ans et ensuite 100 000 euros pendant quinze ans, ce qui, selon Pierre Iserbyt, ne mettra pas en péril le fonctionnement du Wiels. Même si les subventions restent nettement en deçà des espérances. La Communauté flamande paie 600 000 euros par an et la Communauté française, 150 000 euros. Le Wiels espère aussi que la Région bruxelloise, qui a déjà fait un gros effort sur le bâtiment, dégagera encore de moyens pour l’emploi et le rayonnement de Bruxelles.

Les 2,75 millions promis par Beliris mais bloqués restent acquis au Wiels, a promis la ministre Laurette Onkelinx, chargée de Beliris, mais pour de nouveaux projets, qui seront exécutés sous l’étroite surveillance de Beliris. Ces projets portent sur l’amélioration de l’accueil (aménagement d’un auditorium, la demande existe, amélioration de l’accueil au dernier étage et sur le toit, ainsi qu’aux ateliers d’enfants). Ce budget servira aussi à optimiser le bilan énergétique du bâtiment.

Enfin, signe des bonnes relations avec la Région, celle-ci a prolongé le bail emphytéotique avec le Wiels de 27 ans supplémentaires (jusqu’au-delà de 2055 !).

Première étape concrète de ce rapprochement: la cartographie commune des opérateurs culturels

BELGA : Mis en ligne le 04/07/2011 www.lalibre.be

Les ministres bruxellois en charge de la Culture au sein des institutions mono-communautaires francophone et flamande de Bruxelles Emir Kir (PS) et Bruno De Lille (Groen!) ont décidé créer des ponts entre la Commission Communautaire française (CoCof) et son pendant flamand, la « Vlaamse Gemeenschapscommissie » (VGC) dans le domaine de la culture.

En plus de vingt années d’existence de la Région bruxelloise, c’est la première initiative politique du genre qui dépasse le stade des intentions. De leur propre aveu, les ministres se sont inspirés du plan culturel du réseau des arts bruxellois élaboré par une série d’institutions francophones et flamandes.

Première étape concrète de ce rapprochement: la cartographie commune des opérateurs culturels soutenus par la Communauté française et la COCOF sera étendue aux opérateurs culturels néerlandophones.

Les deux ministres envisagent aussi une mise en commun du cadastre des salles existant à Bruxelles pour permettre à l’offre et à la demande culturelle de se rencontrer « sans entrave inutile ».

Bruno De Lille et Emir Kir ont par ailleurs annoncé l’organisation, au printemps 2012 d’un festival « Open House » qui proposera un programme d’activités culturelles et d’expositions via un parcours à travers des ateliers et lieux d’expos plus traditionnels répartis dans Bruxelles.

« Notre démarche démontre que le modèle bruxellois existe », a commenté Emir Kir au cours d’une conférence de presse commune.