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Les Cultures Urbaines


La Concertation des Centres culturels bruxellois a organisé son 7ème déjeuner thématique ce 19 avril au Centre Culturel Jacques Franck. Cette rencontre a mis à l’honneur les cultures urbaines.

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Intervenants


– Thierry Van Campenhout

, Animateur-Directeur du Centre culturel Jacques Franck et Président de la Concertation des Centres Culturels Bruxellois ;
– Sandrine Mathevon, Programmatrice Danse au Centre culturel Jacques Franck ;
– Philippe Fourmarier, Co-fondateur de la Zulu Nation en Belgique ;
– Dema, Graffeur ;
Akro, Rappeur ;
Mike Alvares et Milan Labouiss, Danseurs ;
– Edwydee
et Youness Mernissi, Slameurs ;
– Nawfal Ben Messaoud, Modérateur.

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INTRODUCTION

A l’occasion de la semaine hip-hop organisée au Jacques Franck, la Concertation des Centres culturels bruxellois a souhaité profiter de l’occasion pour organiser une rencontre entre professionnels permettant de refléter la diversité des disciplines issues des cultures urbaines.

Selon Thierry Van Campenhout, c’est malheureusement un fait avéré : la culture hip hop reste encore fort méconnue. Or, celle-ci est arrivée en Belgique dans les années ’80, il est donc surprenant que l’on parle encore, 30 ans après, de culture « émergente ».  On est alors amené à s’interroger sur le sens qu’il y a à soutenir la création hip hop au sein d’une institution telle qu’un Centre culturel. D’autres questions sont inhérentes au débat, notamment celle-ci : peut-on importer les cultures urbaines de la rue à la scène ?

DANSE

Du tremplin à la scène…

Programmatrice danse au Jacques Franck, Sandrine Mathevon y organise des festivals depuis treize ans. En ce qui concerne la danse hip-hop, elle admet que les Centres culturels francophones sont généralement assez frileux face à l’idée d’intégrer cette discipline à leur programmation. Est-ce un problème d’infrastructures ? Il est vrai que les salles ne se prêtent pas toujours aux battles… De plus, le hip-hop étant une danse très physique, la question de la formule du spectacle en tant que tel se pose. En effet, dans les Centres culturels, les activités ont souvent lieu en soirée et sont assez formatées : l’artiste doit pouvoir assurer un spectacle d’une heure en moyenne.

Amener la danse hip hop vers les Centres culturels suppose avant toute chose de partir à la recherche de jeunes volontaires. Les danseurs ne s’en approchent généralement pas d’eux-mêmes, ne s’y sentant ni représentés, ni reconnus. Depuis quelques temps heureusement, Sandrine constate une nouvelle tendance qui encourage de plus en plus de jeunes à mettre en valeur le fruit de leur travail dans des lieux culturels.

La formation
L’objectif premier du projet tremplin a donc été de recruter de jeunes danseurs prometteurs, notamment par l’intermédiaire d’annonces radiophoniques. Un jury a été créé afin de déterminer le potentiel de ces artistes, dépourvus de toute formation préalable et pour la plupart sans expérience autre que celle de la rue, à investir la scène. Ensuite ce furent douze semaines d’apprentissage et d’échanges pour relever un défi ambitieux ! Les 6 premières semaines, il s’agissait de s’ouvrir à d’autres types de performances, telles que la danse contemporaine, puis à s’initier aux codes inhérents à la scène. Avec le souci constant de consolider le groupe, d’y introduire un esprit collectif. Car il est compliqué de vivre de son art dans ce milieu, d’autant plus que les Centres culturels sont plus enclins à engager une troupe de danseurs plutôt que deux ou trois artistes isolés. Le projet prenait alors tout son sens. Après trois années de formation, trois spectacles ont vu le jour et sept représentations ont été programmées.

Sur le plan financier, la plupart des coproducteurs (Centre Culturel Jacques Franck, Les Halles de Schaerbeek, le Manège.Mons / Maison Folie, Charleroi/Danses, le Théâtre de Namur et la Compagnie Victor B) a contribué au projet à hauteur de 20 000€ (10 000€ pour les plus petites institutions).

Le documentaire

« Get Your Funk ! » est un film réalisé par Anne Closset autour de la formation. Ce documentaire dévoile cette danse urbaine plurielle et ses fondements. Il révèle aussi les rêves de ces danseurs et esquisse une question essentielle : « Pourrais-je vivre de mon art ? ».

Bande annonce du film

UN PEU D’HISTOIRE

La mouvance hip-hop belge, des années ’80 à nos jours

Philippe Fourmarier (Phil-One alias Fourmi) est le co-fondateur de la Zulu Nation en Belgique (organisation dont l’objectif est de valoriser et de préserver la culture hip-hop et son héritage). Danseur et dj, il fut l’un des pionniers des premières heures de la culture hip-hop, dès 1983. Il a également fait partie du premier groupe de rap belge francophone, BRC (Bruxelles rap convention).

Phil-One nous rappelle que les acteurs du milieu n’ont pas attendu que les institutions s’intéressent à eux. Ils n’ont pas non plus cherché à entrer en contact avec elles, préférant se construire et se structurer par eux-mêmes, et être ainsi fidèles à leur désir de « rester vrai ».

Le hip-hop est un mouvement qui a vu le jour grâce aux médias en 1983, avant d’être soulevé par un boum commercial en 1984. L’information tout droit venue des États-Unis a progressivement atteint la Belgique, encourageant la création de petits mouvements. Ensuite, début des années ’90 : place au trou commercial et médiatique. A croire que le hip-hop belge était mort. Pourtant, Philippe nous l’affirme : « On n’a jamais arrêté ».

A la fin des années ’90, avec l’arrivée d’internet qui va facilite la diffusion, le mouvement revient en force. « On était tous très américains jusqu’à ce qu’on nous dise de ne pas avoir peur de rapper dans notre langue », nous confie Phil-One. Se réjouissant de ces vents favorables, les ambassadeurs du hip-hop belge de l’époque n’en freinaient pas moins leurs ardeurs : dans l’inconscient collectif, les cultures urbaines restaient associées à la violence et au vandalisme. « On a eu peur, on n’avait plus d’issue. Aux USA, le rap devenu commercial à l’extrême n’avait plus aucun sens ; et ici, on était mal vus. C’est à ce moment-là qu’on a décidé de créer le bureau de la Zulu Nation en Belgique. On voulait assurer la survie du mouvement, contrer le danger d’en perdre les fondations », nous explique Phil-One. Des activités ont alors été mises en place pour susciter l’interaction entre ces jeunes artistes.

Rappelant que, contre toute attente, le mouvement a toujours été davantage soutenu par les Centres culturels néerlandophones, Philippe Fourmarier se réjouit de l’initiative du jour :  » Je suis heureux que les Centres francophones aient enfin envie de s’y mettre ! »

Page web de la Zulu Nation en Belgique

RAP

Le hip hop francophone mieux accueilli chez nos voisins flamands ?

Rappeur belge de renom, Akro est membre du groupe Starflam et auteur de trois albums solo : L’encre, la sueur et le sang, Au Crunk et Bleu électrique. Dès l’âge de 15 ans, Akro se passionne pour le break dance, le graffiti, et ensuite le rap, influencé par BRC, MC Solaar, IAM, NTM. Il devient ensuite membre du groupe Starflam, qui vend 30.000 exemplaires de son second album « Survivants » en 2001, devenant ainsi disque platine en Belgique. Akro se fait remarquer par une écriture limpide et un flow particulier. Il compte plus de 500 concerts à son actif, dont notamment les avant-premières de Snoop Dogg, Assassin, NTM, IAM, MC Solaar, Public Enemy…

Le regard porté par ce rappeur sur le soutien institutionnel rejoint à brûle-pourpoint celui de Philippe Fourmarier :  » On n’a pas eu besoin des institutions pour vendre des albums. Sur 115 mails envoyés aux Centres culturels francophones, on a reçu une seule réponse… Et elle était négative. Les néerlandophones sont clairement plus ouverts. »

Et de rappeler ce constat indéniable : « pour exister, il faut être commercial, il faut s’adapter à la demande, même si on ne veut pas travestir notre art. »

Myspace d’Akro

« Dans mon ordinateur » – Akro

GRAFFITI

Les graffeurs, des artistes comme les autres  ?

Graffeur aujourd’hui reconnu, Dema a immortalisé ses débuts sur les murs de notre plat pays avant de déplacer sa vision » graffologique » vers la toile. Ses œuvres se caractérisent par un travail de déstructuration de la forme au service du fond : elles sont le reflet de l’instantané, une traduction de sa philosophie de vie.

Le graffiti est entré dans le mouvement hip-hop dans les années ’80. A la base, cet art vient de la rue. Se frayer un chemin dans le milieu, c’est avant tout se faire (re)connaître. Et quel meilleur support que les espaces urbains pour qu’une œuvre soit vue de tous ?

Le site de Dema

CONCLUSIONS

Vers davantage de reconnaissance…

La séance, rythmée par les interventions du public, a pris la forme d’un véritable débat, à la recherche d’un point de rencontre entre une culture née spontanément, dans la rue, à ciel ouvert ; et les lieux confinés et formatés qui sont l’apanage des institutions culturelles. Ces dernières doivent-elles s’adapter aux codes de la rue, ou bien est-ce aux cultures urbaines de s’accorder au cadre institutionnel ? Pourquoi soulever un problème d’infrastructure pour un art qui vient tout droit d’un espace où ces problèmes logistiques ne se posent pas (ou très différemment) ? Les Centres culturels ont-ils peur d’accueillir un nouveau public ?

Autant de questions face auxquelles les avis et les pratiques divergent. Or, c’est un constat : nous sommes arrivés à une période charnière. Bien qu’en retard sur leurs voisins flamands, les Centres culturels francophones commencent doucement à s’ouvrir, à s’impliquer dans cette volonté de préserver les pratiques, de les enseigner aux jeunes, de les diffuser, de les pérenniser, et donc de participer à leur reconnaissance en tant que disciplines artistiques à part entière. Cela nécessite d’offrir à l’expressivité de ces artistes un espace légitime de création et de diffusion, et ce, sans pour autant remettre en question ou dénaturer l’intégrité de cette culture, mais au contraire, en préservant son authenticité et ses valeurs.

Au final, il s’agit de permettre à chacun de s’exprimer, de se surpasser, d’être soutenu et reconnu dans sa créativité. Et par-là même, changer les mentalités, désamorcer la fracture sociale, neutraliser la peur de l’autre qui étiquette encore trop souvent ces jeunes, en les installant dans un statut de « fouteurs de troubles ». Bref, encourager l’échange, le respect mutuel, le partage. Après tout, n’est-ce pas justement là l’un des rôles fondamentaux des Centres culturels ?

DU DÉBAT À LA SCÈNE…

Danser sur la tête, oui. Mais pas seulement !

Beaucoup de personnes pensent que la danse hip hop se pratique majoritairement au sol. Histoire de bousculer les idées reçues, le danseur-chorégraphe Mike Alvarez nous a prouvé le contraire avec une démonstration de plusieurs types de danses qui s’exercent sur deux pieds. Parmi les danses « debout », on compte notamment le Kramping, le Locking et le Popping.
Myspace de Mike


Milan Labouiss, jeune danseur issu du projet tremplin, nous a offert une démonstration de break-dance des plus dynamiques. Prenant à son tour la casquette du formateur, il a même tenté d’initier le directeur du Centre culturel à la danse hip hop.
Défi relevé !

Du slam… à l’âme

L’évènement s’est achevé en émotions, avec deux slameurs bruxellois : EdWydee et Youness.
Membre du collectif bruxellois « Entrabendo » (collectif qui propose de faire cohabiter des projets culturels et artistiques de natures différentes en les rendant mutuellement solidaires), Prix Jeunesses Musicales du concours Musique à la Française en 2010, EdWydee est un conte, un trio qui se raconte, entre rap, slam et poésie.

Myspace d’EdWydee

Consacré Champion de Belgique de Slam à l’espace Magh fin 2010, Youness a représenté la Belgique au Reims Slam d’Europe ainsi qu’à la Coupe du Monde de Slam à Paris. Il s’est hissé en finale dans les deux compétitions. Aujourd’hui, il poursuit l’écriture de son second spectacle “Youness We Can”, un joli clin d’œil pour rappeler que tous les rêves sont permis.

Page web de Youness

 

La Concertation des Centres culturels bruxellois remercie chaleureusement toute l’équipe du Jacques Franck pour son aide précieuse.

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Nancy Kheireldin, Stagiaire
Bénédicte Williot, Chargée de communication

Concertation des Centres culturels bruxellois

Zinneke (définition) : nom brusseleer désignant « La Petite Senne », rivière qui contournait Bruxelles pour éviter les inondations. Ce terme est également employé pour les chiens bâtards. Par extension, le Zinneke est celui qui a des origines multiples. Bref, ce mot est une véritable source d’inspiration pour refléter la diversité culturelle présente à Bruxelles et qualifier la Parade bigarrée et cosmopolite qui réunit la population tous les deux ans.

Et bien évidemment, les Centres culturels bruxellois sont de la partie à chaque édition ! Cette année, le rendez-vous est fixé au 19 mai.

La Zinneke Parade en quelques mots…

La Zinneke est une parade ancrée dans le folklore de la ville de Bruxelles. Depuis Bruxelles 2000, ville européenne de la culture, ses organisateurs cherchent à mettre en valeur de manière créative et artistique une diversité au niveau des cultures, origines, groupes sociaux, langues et générations à travers les communes de Bruxelles. La Zinneke, c’est aussi un ensemble de collaborations inédites entre artistes, écoles, associations socioculturelles et entreprises. Amateurs ou  professionnels, tous se retrouvent autour de ce projet commun.

Pour chaque édition, le thème reflète certains enjeux urbains. Dans le passé, se sont succédées entre autres «Les Zinnergies », « Toekomst à venir », « Eau/Water » ou encore « A table/Aantafel ». « Lors de l’édition 2012, qui aura lieu le 19 mai prochain, c’est le « Désordre/Wanorde » qui chamboulera la capitale.

Quand le désordre se décline à l’envi

Le cortège est l’aboutissement d’une création participative dirigée pendant deux ans par un porteur de projet et un coordinateur artistique désignés pour chaque entité. Ces groupes, appelés les Zinnodes, sont constitués de partenaires, généralement issus d’un même quartier, et qui ont l’opportunité de décliner le thème général selon leurs propres envies et affinités.

Cette année, pas moins de vingt-deux groupes dévoileront leur travail lors du grand défilé bruxellois. Quatre Centres culturels bruxellois – Escale du Nord, l’Espace Senghor, le Centre culturel Jacques Franck et la Maison de la Création – se sont lancés dans l’aventure en tant que coordinateurs des projets de leurs communes respectives. Concrètement, différents types d’ateliers sont proposés aux habitants : danse, expression corporelle, exploration musicale, costumes, masques, etc.

Les Centres culturels…tous des Zinnekes !

Le Centre culturel Escale du Nord propose « Anachrome », la Zinnode d’Anderlecht. Elle imagine le désordre comme une lutte confrontant les couleurs vives au gris « Bruxelles ». Durant la Parade, le peuple Arc-en-miel, coloré et heureux, devra affronter le géant Ordrix, un sombre dictateur à la cape grise! Cette métaphore représente le pouvoir totalitaire que peut posséder un dictateur sur une population et l’organisation de celle-ci pour s’en échapper. Les habitants ont la possibilité de participer à des ateliers de danse, de pyramides humaines, d’échasses et même de « calinothérapie » afin d’exprimer toute leur joie de vivre au public!

L’Espace Senghor supervise la Zinnode d’Etterbeek, la « Zot herbe fol ». Vous l’aurez compris, le désordre etterbeekois est directement inspiré de la nature urbaine. Incarnant ces fameuses herbes folles, certains participants ont appris à se comporter comme telles lors des séances de théâtre et danse. Lors de l’atelier mouvement, ces petites herbes apprennent à bouger au gré du vent et des saisons. D’autres habitants, des personnes âgées ou des couturières par exemple, ont préféré s’atteler à la confection de costumes et d’accessoires.

Le Centre culturel Jacques Franck est quant à lui coporteur du projet saint-gillois « Corpozimut » avec la Maison de Jeunes Le Bazar. Cette Zinnode travaille sur les désordres corporels. Lors de l’atelier masque, les participants travaillent sur des expressions populaires, « avoir la tête dans les nuages » ou « des fourmis dans les jambes »; le but est ici d’exprimer le ressenti du corps. Entre les ateliers défilants -exploration musicale, danse hip hop, danse et voix, expression corporelle et les ateliers non-défilants -atelier masques et costumes-, les Zinnekes saint-gillois ont le choix de s’essayer à ces différentes disciplines.

La Zinnode de Laeken et de Neder-over-Hembeek « You bent ici » est coordonnée par la Maison de la Création avec La Cité Culture et le GemeenschapcentrumNekkersdal. La multiculturalité bruxelloise a été retenue par les participants pour façonner leur propre idée du désordre. Selon Violette Nys, chargée de la Zinneke pour la Maison de la Création, « cette multiculturalité est la plus grande richesse de Bruxelles, mais aussi son plus grand désordre. On retrouve différentes cultures qui peuvent provoquer des chocs culturels mais aussi des rencontres et donc un échange mutuel».Concrètement, lors du défilé, le char sera équipé d’un tampon encreur géant qui marquera les sols bruxellois de l’inscription « Vous êtes ici ». Un acte qui pose la question des frontières entre les quartiers bruxellois. La déclinaison du thème va jusqu’à la présence du logo sur les costumes. Afin d’interagir avec le public, les participants tamponneront même les gens, dans une ambiance « bricophonique », faite de brics et de brocs avec casseroles, cymbales et tambours à l’appui!

Regards croisés

La Zinneke Parade est donc une création participative qui suscite la rencontre de publics variés en permettant à tous d’expérimenter le « vivre ensemble«  urbain. La diversité des lieux d’ateliers offre en outre aux habitants la possibilité de (re)découvrir les différents sites culturels de leur commune. Et puis, réunir les partenaires associatifs d’un même quartier autour d’un tel événement permet d’ouvrir les portes à de futures collaborations et à de potentiels nouveaux projets !

Pour Charlotte Launoy, chargée du projet Zinneke au Jacques Franck, « Cette événement est d’abord un projet fédérateur qui rencontre les objectifs de participation du plus grand nombre à la vie culturelle et à la confrontation des pratiques artistiques des Centres culturels. Cela rejoint également les missions de cohésion sociale et d’impact sur le territoire local et régional. En d’autres termes, il s’agit de créer un projet ensemble et d’impliquer les associations et les habitants d’un quartier ».

Les animateurs des quatre ateliers apprécient la richesse des rencontres tant avec le public qu’avec les partenaires ou les artistes. Du point de vue de la population, la Zinneke donne la possibilité d’aller vers l’autre dans une ambiance créative et conviviale. Elle offre également des voies d’expressions (notamment artistiques) jusqu’alors inconnues pour certains. Les enfants, qui représentent une bonne partie des participants, voient leur créativité, imagination et ouverture aux autres encouragées lors des activités de préparation à la Parade.

Allez Zinnekes, envie de découvrir le résultat final ? Rendez-vous le 19 mai 2012 dans le centre-ville pour assister à un « Désordre/Wanorde » festif et haut en couleurs !

Galerie photo des ateliers

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Lauren Cornet et Naomi Bris, Stagiaires en communication
Lamia Mechbal, Coordinatrice
Bénédicte Williot, Chargée de communication

Concertation des Centres culturels bruxellois

La Commission européenne a publié la base légale du nouveau programme pour la période 2014-2020. Creative Europe regroupera donc les actuels Programmes Culture, MEDIA et MEDIA Mundus dans la perspective de mieux atteindre les objectifs de la stratégie UE 2020 de relance économique.

OBJECTIFS

Le programme appuie les actions et activités présentant une valeur ajoutée européenne et contribuant à la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020.

Objectifs généraux:

  • favoriser la sauvegarde et la promotion de la diversité culturelle et linguistique européenne;
  • renforcer la compétitivité des secteurs culturel et créatif pour favoriser une croissance intelligente, durable et inclusive.

Objectifs spécifiques:

  • soutenir la capacité de ces secteurs à opérer à l’échelle transnationale;
  • encourager la circulation transnationale des œuvres ainsi que des opérateurs, et atteindre de nouveaux publics;
  • renforcer la capacité financière des secteurs de la culture et de la création, en particulier des petites et moyennes entreprises et organisations;
  • favoriser la coopération politique transnationale afin d’appuyer l’élaboration de politiques, l’innovation, le développement du public et la création de nouveaux modèles commerciaux.

STRUCTURE

Le programme se compose de 3 volets:

  1. un volet trans-sectoriel (instrument d’aide financière)
  2. un volet Culture (culturel et créatif)
  3. un volet MEDIA (audiovisuel)

Volet Culture

Plusieurs priorités ont été mises en avant en vue de renforcer le secteur:

  • permettre aux opérateurs d’acquérir compétences et savoir-faire, particulièrement dans le domaine des technologies numériques
  • permettre aux opérateurs de donner une dimension internationale à leur carrière
  • favoriser le renforcement des opérateurs européens et des réseaux culturels internationaux

Pour ce qui est de favoriser la circulation transnationale, d’autres priorités ont par ailleurs été mises en avant:

  • soutenir les tournées, les manifestations et les expositions internationales;
  • favoriser la diffusion de la littérature européenne;
  • favoriser le développement de l’audience et de l’intérêt pour les œuvres culturelles européennes.

Plusieurs lignes d’actions seront soutenues par ce volet:

  • projets de coopération entre des opérateurs de différents pays;
  • activités avec la participation de réseaux d’opérateurs de différents pays;
  • activités en vue d’établir une plateforme européenne de promotionpour favoriser le développement des talents émergents ainsi que la circulation des artistes et des œuvres;
  • traduction d’œuvres littéraires;
  • actions spécifiques: prix européens dans le domaine de la culture,label du patrimoine européen et Capitales européennes de la culture.

RÉACTIONS

Lors d’une audition publique le 26 avril 2012, le Parlement européen a fait connaitre son opinion sur la proposition. Il demande des précisions quant au budget et avance une opinion mitigée sur le regroupement de ces deux secteurs – culture et média – avec des spécificités particulières.

Plusieurs opérateurs culturels européens ont également réagi face à cette nouvelle mouture.

 

 Voici un article publié par l’association Marcel Hicter Pour la démocratie culturelle, paru en septembre 2009 et rédigé par Jean-Pierre Deru : Evolution des réseaux culturels

Saisissez les opportunités offertes par le plus important programme européen de cofinancement pour les secteurs culturel et créatif.

Cette brochure vous propose 3 étapes pour déposer avec vos partenaires une candidature efficace auprès de l’Europe.

Le .pdf est disponible (voir ci-dessous). Si vous souhaitez une version papier, le Point Contact Culture vous l’enverra partout en Belgique. Adressez leur un courriel avec vos coordonnées.

PDF: OSEZ-bleuHD

Point Contact Culture Wallonie-Bruxelles
18 place Flagey, b.13
1050 Bruxelles, Belgiqu
Tel. : +32 (0) 2 229 51 13
Fax. : +32 (0) 2 219 45 74

Voici une publication de Michel Quévit parue dans le revue « Economie et société ».

Solidarité Flandre Wallonie – Article revue « Economie et société »

 

 

La Commission européenne et Europa Nostra ont révélé la liste des 28 projets lauréats des Prix du patrimoine culturel de l’Union européenne / Concours Europa Nostra pour 2012. Chacun des projets récompensés met en valeur les meilleures réalisations européennes en matière de conservation, de recherche et d’éducation et rend hommage au travail de particuliers ou de collectifs. 

Dans la catégorie Conservation, on retrouve parmi les lauréats l’Institut de Sociologie Solvay à Bruxelles. Le jury a apprécié et récompensé le degré détaillé de la restauration, rendue possible grâce à une recherche en profondeur à la fois sur le bâtiment et d’après les archives. L’artisanat dans un travail exemplaire.
L’objectif du projet était non seulement la conservation du bâtiment Solvay, mais aussi son utilisation future et durable en tant qu’espace culturel et ouvert au public. Les divers événements organisés après sa ré-inauguration prouvent le succès de la restauration de la Bibliothèque Solvay et sa réintégration dans la ville.

Prix du public:

Votez pour votre projet préféré: www.europanostra.org

Guide du MECENAT culturel territorial
Diversifier les ressources pour l’art et la culture

Les dossiers d’experts de l’OPC chez Territorial Editions

Sous la direction de Jean-Pascal QUILÈS, directeur adjoint de l’OPC et Marianne CAMUS-BOUZIANE, consultante en mécénat, coordonné par Lisa PIGNOT, responsable des publications à l’OPC

Au moment du reflux des financements publics, la question de la diversification des ressources devient cruciale pour le milieu culturel et les collectivités territoriales.

La recherche de ressources privées offre aujourd’hui une occasion de renouveler les projets culturels territoriaux. Une relation nouvelle aux particuliers comme aux entreprises s’avère non seulement une quête de ressources financières, matérielles ou encore de compétences, mais permet surtout de se constituer un nouveau public, de nouveaux ambassadeurs, etc.

Cependant, les acteurs culturels, les entreprises ou les particuliers ne sont pas tous égaux dans leur quête de nouvelles ressources tandis que les collectivités ont sûrement un rôle important à jouer dans ce domaine.

Au-delà des à priori courants sur la question du mécénat, cet ouvrage se propose d’ouvrir une nouvelle voie : celle du mécénat territorial. Ce guide pratique et réflexif concerne particulièrement les petites et moyennes structures artistiques et culturelles. Il s’adresse également aux entreprises qui souhaiteraient s’impliquer dans du mécénat.
Il constitue un outil essentiel pour les collectivités publiques.

Pour plus d’information ou pour obtenir l’ouvrage : www.territorial.fr

Le bureau d’étude de la SMART à lancé son nouvel outil, le site www.aidesauxartistes.be. Ce nouveau site se veut être un répertoire des aides et soutiens aux artistes, il reprend plus de 300 possibilités de subsides et initiatives de soutiens disponibles pour nos créateurs.

Chris Dercon, un Belge très réputé auprès du monde artistique mondial mais dont le nom dit peu de choses au public francophone, est à la tête du Tate Modern depuis mars 2011. Dans une interview accordée à Béatrice Delvaux, il donne son avis sur la place donnée à l’art contemporain et à la culture en Belgique.

Lire l’article ‘Les Belges sont respectés dans le monde de l’art’, Le Soir, 28 avril 2012.