Archives for the month of: juillet, 2013

L’Inspection des Finances demande que le futur musée d’art moderne ne coûte rien

Le gouvernement bruxellois a donc annoncé son souhait d’implanter un nouveau musée d’art moderne et contemporain dans la zone du canal. Mais pour Michel Draguet, directeur du musée des Beaux-arts et Philippe Courard (notre photo), secrétaire d’Etat à la Politique scientifique, le plus urgent reste d’abord le déménagement du Musée d’art moderne dans les locaux de l’ex-Dexia Art center, ex-établissements Vanderborght. Des locaux qui se trouvent juste au bout des Galeries de la Reine, à deux pas de la Grand-Place.
On attend toujours que ce dossier arrive sur la table du Conseil des ministres. Cela devrait se faire à la rentrée mais avant cela, il reste sur la table de l’Inspection des Finances. On sait que celle-ci a déjà demandé que le coût d’aménagement du Vanderborght, quelque 11 millions d’euros, se fasse en partie avec du sponsoring privé.

Mais l’Inspection des Finances demande davantage : elle veut s’assurer que le fonctionnement futur de ce musée ne va pas mettre en péril le budget du Musée des Beaux-arts, c’est-à-dire qu’il soit « self supporting », qu’il se paye lui-même par ses entrées et ses sponsors. Michel Draguet a imaginé un concept de musée d’art moderne (il ne croit pas en la notion d’un musée d’art contemporain) qui partirait de 1914 jusqu’aux influences postmodernes d’aujourd’hui, dans tous les domaines, y compris la vidéo. Un musée qui dresserait en quelque sorte l’inventaire de l’héritage du XXe siècle. Il absorberait évidemment les collections d’art moderne qu’on ne peut plus voir au Musée des Beaux-arts (cette partie du musée est fermée pour être remplacée par un musée « Fin de siècle »). Mais aussi, peut-être, la collection Belfius et d’autres collections privées ou semi-publiques.

Michel Draguet veut créer un concept original pour attirer les visiteurs.

Pour répondre à la demande de l’Inspection des Finances, il faudrait en effet, 380 000 visiteurs par an, un chiffre impressionnant (équivalent à la fréquentation du musée Magritte), mais possible, estime Michel Draguet qui compare ce chiffre aux « scores » obtenus par des musées semblables dans plusieurs villes européennes moyennes (Metz, Lyon, Grenoble, Roubaix, etc.). D’autant que ce musée serait tout près de la Grand-place par où passe la majorité des touristes.

Pour atteindre ce score, ajoute-t-il, il faudra que la ville et la Région s’impliquent fortement pour assurer une communication maximale vers le public potentiel. L’ouverture se ferait en 2017.

Auteur: Guy Duplat
Source: La Libre 

Le 24 juin dernier, le député Ahmed Mouhssin (Ecolo) a interpellé le Ministre-Président de la Région bruxelloise, Monsieur Rudi Vervoort, concernant le projet du Musée de l’immigration à Bruxelles. En 2010, interpellé sur le même sujet, l’ancien Ministre-président Charles Picqué avait annoncé que la réalisation d’un Musée de l’immigration à Bruxelles était reportée pour des raisons financières, la pérennisation du projet ne pouvant notamment pas être garantie.

Cette fois, le Secrétaire d’Etat Rachid Madrane (qui a répondu à la question du député Ahmed Mousshin) a confirmé que le gouvernement de Bruxelles-Capitale a décidé, à l’issue du séminaire d’Ostende des 24 et 25 mai derniers, de créer ce musée sous l’appellation « Maison de la diversité » et d’entamer, dès à présent, toutes les démarches utiles pour rendre opérationnel ce projet dans les meilleurs délais. Il a également fait référence à la récente Cité nationale de l’histoire de l’immigration située à Paris.

Il a néanmoins ajouté que différentes questions doivent encore être résolues :
– Tout d’abord, un cahier des charges doit être élaboré pour permettre de de définir les objectifs et les moyens matériels et humains nécessaires à la réalisation du projet.
– Ensuite, l’emplacement du projet doit être défini (Emir Kir, bourgmestre de Saint-Josse, a manifesté son intérêt pour accueillir le projet sur le territoire de sa commune). – Enfin, il faudra résoudre la question du financement du projet et des partenaires potentiels.

 

Pour plus d’informations:
Compte-rendu de l’interpellation du 24 juin 2013, Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, p. 20-22.
Anne Morelli, « La lente agonie du Musée de l’Immigration« , Politique. Revue de débats, mai-juin 2011.

Source: RAB/BKO

Face aux critiques émises sur la capitale, la ministre de la Culture invite chacun à dire son amour de Bruxelles.

Il y a quelques semaines, le correspondant de « Libération » à Bruxelles, Jean Quatremer, avait choqué avec un billet d’humeur où il s’en prenait à la saleté et la malgouvernance de Bruxelles.
Certes, les problèmes de Bruxelles sont nombreux, sociaux, budgétaires, politiques mais à côté de cela, Bruxelles attire sans cesse de nouveaux étrangers surtout français, et de nombreux artistes qui viennent y résider à cause de la liberté qu’ils y trouvent, de la qualité de vie et d’une offre culturelle sans pareille.
Réagissant à son tour, la ministre de la Culture, Fadila Laanan (PS), bruxelloise, a lancé samedi, à l’occasion du festival « Couleurs café », un concours « Bruxelles je t’aime », ouvert à tous, « pour déclarer sa flamme à Bruxelles », tous c’est-à-dire, les Bruxellois, Belges, Européens ou « citoyens du monde  », tous, c’est-à-dire, artistes ou non-artistes, ou même les associations qui peuvent y participer comme telles.
Chacun est invité à proposer une œuvre propre qui symbolise à ses yeux la beauté de Bruxelles. Les participants posteront leur œuvre (une photo, une peinture ou un dessin, un film, un écrit…) représentant selon eux la beauté de Bruxelles sur le site www.bruxellesjetaime.be. L’appel sera également lancé à tous les opérateurs culturels subventionnés par la Fédération Wallonie-Bruxelles.
 La ministre précise que les œuvres doivent s’inscrire dans une des quatre thématiques suivantes : 1) les quartiers de Bruxelles : ses petites rues où il fait bon flâner, ses squares et places, ses bâtiments remarquables ;  2) les gens : ses habitants, leurs expressions et leur vécu ; 3) les traditions, le folklore, le patrimoine immatériel : son Ommegang, sa Zinneke Parade, son Meyboom, la Fête de la commune libre du Sablon ou les plus récents Bruxelles-les-Bains, 4)  la gastronomie et les délices bruxellois : ses ballekes, ses gaufres, ses caricoles, ses smoutebollen, etc. Pour chaque thématique, un prix sera décerné par le public sur base d’un vote sur le site internet et un prix pour une catégorie « professionnel » et un autre pour une catégorie « amateur » seront décernés par un jury.
Ce jury sera composé du cinéaste Jaco Van Dormael , de Béa Ercolini, rédactrice en chef Elle Belgique, Michel Gronemberger, photographe, du comédien Ben Hamidou, de la chanteuse Dani Klein du groupe Vaya Con Dios, de Pierre Marcolini, chocolatier, d’Yves Mattagne, Chef étoilé, de Nathalie Uffner, directrice du théâtre de la Toison d’Or, de Bernard Yslaire, scénariste et dessinateur de BD.
Fadila Laanan annonce que « des prix insolites mettant en lumière Bruxelles récompenseront les gagnants. » La remise des prix aura lieu le 12 novembre prochain dans les nouveaux locaux bruxellois de Point Culture (ancienne médiathèque). Les œuvres primées seront exposées dans ces locaux du 13 au 30 novembre.
Auteur: G.DT
Source: La Libre (mis en ligne le 30/06/2013)