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Histoire d’une utopie émancipatrice

Il y a cinquante ans, le général de Gaulle présidait à la création du ministère des affaires culturelles. La naissance de cette institution a précipité le déclin d’un autre projet, à présent méconnu : l’éducation politique des jeunes adultes, conçue dans l’immédiat après-guerre comme un outil d’émancipation humaine. Pour ses initiateurs, culture devait rimer avec égalité et universalité.

Par Franck Lepage, mai 2009

En France, quand on prononce le mot « culture », chacun comprend « art » et plus précisément « art contemporain ». Le mot Culture, avec son singulier et sa majuscule, suscite une religiosité appuyée sur ce nouveau sacré, l’art, essence supérieure incarnée par quelques individus eux-mêmes touchés par une grâce — les « vrais » artistes. La population, elle, est invitée à contempler le mystère.

Entamée dès les années 1960 sous l’égide du ministère des affaires culturelles, la réduction de la culture à l’art représente une catastrophe intellectuelle pour tout homme ou toute femme de progrès. Si « culture » ne veut plus dire qu’« art », alors ni l’action syndicale, ni les luttes des minorités, ni le féminisme, ni l’histoire, ni les métiers, ni la paysannerie, ni l’explication économique, etc., ne font plus partie de la culture. Entre cette dernière et la politique s’instaure un rapport d’exclusion. Et la gauche a un problème. Tel n’a pas toujours été le cas. Il fut un temps — pas si éloigné — où un petit groupe de militants nichés au cœur des institutions françaises tentait de faire rimer culture — populaire — et politique.

En 1944, un paquebot fait route tous feux éteints vers la France. A son bord, une jeune femme. Cinquante ans plus tard, elle se rappelle : « Ma prise de conscience date de 1942 et de la promulgation des lois antijuives par l’Etat français. J’étais alors professeure de lettres au lycée de jeunes filles d’Oran, en Algérie. J’ai été totalement choquée par la tranquillité avec laquelle ces lois antisémites ont été acceptées et mises en œuvre par mes collègues. » La vénérable dame de 86 ans qui nous livre ses souvenirs, ce jour de 1994, se nomme Christiane Faure. Elle repose désormais au cimetière de Lourmarin (Vaucluse) à côté de sa sœur et de son beau-frère, Albert Camus.

Elle raconte comment les noms juifs sont rayés à l’encre rouge ; comment ses élèves quittent l’établissement, leur blouse sous le bras. Mlle Faure organise alors des cours clandestins de préparation au baccalauréat. L’affaire s’ébruite ; on la menace ; elle persiste. Après le débarquement d’Algérie en novembre 1942, l’enseignante intègre le Gouvernement provisoire d’Alger dans le « service des colonies », dirigé par René Capitant, ministre de l’éducation nationale. Ce dernier est chargé de remettre les textes officiels sur leurs pieds républicains. En 1944, Mlle Faure regagne la France avec le Gouvernement provisoire.

«  Capitant nous a réunis pour nous annoncer que Jean Guéhenno créait un service d’éducation des adultes — un “bureau de l’éducation populaire” — et a demandé qui voulait s’en charger. J’ai levé la main à la surprise générale. » Dégoûtée de l’éducation nationale, Mlle Faure ne veut plus enseigner aux enfants. « La “laïcité” [à prendre ici au sens de « neutralité politique »] imposée aux enseignants ne me convenait plus. Elle empêchait toute explication franche, directe, c’est-à-dire politique, avec la jeunesse. La laïcité devenait une religion qui isolait comme les autres. Dans un cadre d’éducation des adultes, il me semblait qu’on pourrait dire tout ce qu’on voudrait. D’où mon choix pour l’éducation populaire : cadre neuf, cadre libre, où pourrait se développer l’esprit critique. » Guéhenno en est le garant. Ouvrier devenu professeur à Louis-le-Grand puis écrivain à force d’étudier, ce résistant conçoit sa mission comme un sacerdoce. Il s’agit « d’élever au plan de l’enseignement ce qui était livré aux propagandes, la formation des citoyens ». (Le Figaro, 2 mai 1952.)

« En vain toutes les chaînes auraient été brisées »

A la Libération, les horreurs de la seconde guerre mondiale ont remis au goût du jour cette idée simple : la démocratie ne tombe pas du ciel, elle s’apprend et s’enseigne. Pour être durable, elle doit être choisie ; il faut donc que chacun puisse y réfléchir. L’instruction scolaire des enfants n’y suffit pas. Les années 1930 en Allemagne et la collaboration en France ont démontré que l’on pouvait être parfaitement instruit et parfaitement nazi. Le ministère de l’éducation nationale convient donc qu’il incombe à la République d’ajouter un volet à l’instruction publique : une éducation politique des jeunes adultes.

Les conventionnels de 1792 l’avaient déjà compris : se contenter d’instruire des enfants créerait une société dans laquelle les inégalités seraient fondées sur les savoirs. «  Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d’une opinion étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées, tonne le marquis de Condorcet à la tribune de l’Assemblée nationale, le 20 avril 1792.Le genre humain restera partagé en deux classes : celle des hommes qui raisonnent et celle des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves. » Le député de l’Aisne, à qui l’on attribue généralement la paternité de l’expression « éducation populaire », propose de poursuivre l’instruction des citoyens « pendant toute la durée de la vie ». Mais cela ne saurait suffire. Quand Condorcet évoque (déjà !) cette « partie de l’espèce humaine » astreinte dans les « manufactures » à « un travail purement mécanique » et pointe la nécessité pour ces individus de « s’élever », de « connaître et d’exercer leurs droits, d’entendre et de remplir leurs devoirs », il ne s’agit plus seulement d’instruction mais d’éducation politique.

Ces deux dimensions, pas toujours conciliables, fondent l’ambiguïté de l’« éducation populaire ». Pour les classes moyennes à l’origine des mouvements laïques tels que la Ligue de l’enseignement (1881), il s’agit d’éduquer le peuple en appoint de l’école ou de pallier l’absence de celle-ci. Une seconde acception renvoie à toute forme d’éducation émancipatrice dont la forme serait populaire. Elle revendique l’héritage des expériences d’éducation critique et politique qui traversent le mouvement ouvrier à la fin du XIXe siècle (syndicalisme révolutionnaire, bourses du travail).

A bord du navire qui vogue sans phares vers la France, Mlle Faure songeait plutôt à la seconde… Ainsi après Auschwitz — à cause d’Auschwitz —, on envisage à nouveau l’éducation politique des jeunes adultes. Mlle Faure et Guéhenno recrutent des professionnels de la culture populaire issus du théâtre (Hubert Gignoux, Henri Cordreaux, Charles Antonetti, Jean Rouvet…), de la radio (Pierre Schaeffer), du cinéma, de la photographie, du livre (Jean Nazet), des arts plastiques ou de la danse, de l’ethnologie, etc. Leur mission : inventer les conditions d’une éducation critique des jeunes adultes par les moyens de la culture populaire, ou encore « susciter par la réflexion et la pratique une attitude propice à l’éducation des adultes (1) ».

En 1944 naît au sein de l’éducation nationale une direction de la culture populaire et des mouvements de jeunesse, vite rebaptisée direction de l’éducation populaire et des mouvements de jeunesse. « Jeunesse » ne signifie pas encore « adolescence » — ce sens apparaîtra dans les années 1960 : un « jeune », en 1945, est un adulte de 21 ans (2). Parallèlement est instituée une direction des arts et lettres. Jeanne Laurent, ancienne résistante, s’y emploiera à décentraliser le théâtre. Interrogée sur leurs rapports, Mlle Faure souligne à quel point les deux problématiques étaient différentes : « Jeanne Laurent, c’était les beaux-arts… Nous, c’était la culture, la démocratie. » Une distinction appelée à s’effacer…

La petite administration de l’éducation populaire durera moins de quatre ans. Après le début de la guerre froide, la lutte entre gaullistes et communistes s’envenime. L’éducation des jeunes adultes constitue vraisemblablement un enjeu tel qu’aucun des deux protagonistes ne veut risquer que l’autre la contrôle. En 1948, on s’accorde sur sa fusion, « pour mesure d’économie publique », avec la direction de l’éducation physique et des activités sportives dans une impayable « direction générale de la jeunesse et des sports », matrice du ministère souvent confié depuis à de non moins impayables sportifs (M. Bernard Laporte), généralement ignorants des questions d’éducation populaire (3). En d’autres termes : il n’y aura pas de service public d’éducation démocratique, critique ou politique des jeunes adultes en France. Ils feront plutôt du kayak ! Guéhenno démissionne, Mlle Faure retourne en Algérie diriger un service d’éducation populaire non rattaché au sport.

Les affaires culturelles victimes d’une roulette russe

Pourtant, une impulsion a été donnée. Dès les années 1950, les instructeurs d’éducation populaire recrutés par Mlle Faure rêvent de quitter le sport, dont ils n’ont que faire, et imaginent la création de leur propre ministère. Leur sous-directeur, Robert Brichet, esquissera même en 1956 le projet d’un « ministère des arts ». Pour cela, il faut acclimater le concept de « ministère de la culture », expérimenté par des pays totalitaires, pour en faire un ministère de la culture démocratique. Un ministère de l’éducation populaire en somme. Qui nommer à sa tête ? Du côté des instructeurs, on pense au philosophe Camus, directeur d’une maison de la culture à Alger, fondateur du théâtre du travail et adepte de la création collective contre la création individuelle.

L’histoire en décidera autrement. Parvenu au pouvoir, le général de Gaulle veut récompenser la fidélité d’André Malraux, ministre de l’information sous la IVe République et directeur de la propagande du Rassemblement du peuple français (RPF), fondé par le général en avril 1947. Débute alors une sorte de roulette russe institutionnelle dont l’éducation populaire sortira perdante. En 1959, le président de la République demande au chef du gouvernement, Michel Debré, de trouver un ministère pour son chantre officiel. Malraux demande un grand ministère de la jeunesse, domaine encore très sensible après Vichy ; on le lui refuse. Il réclame la recherche sans plus de succès. Puis il demande la télévision et essuie un troisième refus. Se souvenant du projet de « ministère des arts », Debré lui propose en désespoir de cause un ministère des affaires culturelles. Malraux accepte (4). On y rassemble le cinéma, les arts et lettres, l’éducation populaire et ses instructeurs nationaux. Le directeur du cabinet de Malraux, Pierre Moinot, ami de Mlle Faure, lui fait savoir la bonne nouvelle et l’invite à les rejoindre.

Contrairement à une idée reçue, l’auteur de La Condition humaine n’a pas « créé » ce ministère, qu’il n’a au demeurant pas réclamé. Son administration est bâtie par des fonctionnaires rapatriés de l’outre-mer qui, après la décolonisation, sont affectés aux affaires culturelles (5). Efficaces mais idéologiquement marqués par leur expérience précédente, ils influencent la doctrine du ministère. Lequel aura vocation à irradier à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières le feu de la grandeur nationale. Puissance de la France à l’international et pouvoir symbolique de l’Etat dans les régions ; apologie de l’élite et du génie français. Un ministère profondément antipopulaire.

Les instructeurs d’éducation populaire qui pensaient avoir obtenu leur ministère ont perdu la partie. D’abord rattachée à Malraux en même temps que la direction des beaux-arts, la sous-direction de l’éducation populaire retourne définitivement à la jeunesse et aux sports (6). La coupure sera désormais établie entre culturel et socioculturel, entre « vraie » et « fausse » culture que seul l’Etat sera fondé à départager. Beaucoup attendaient que la gauche arrivant au pouvoir abolisse cette césure. Il n’en fut rien.

Cette histoire-là est plus connue : loin de rompre avec la vision élitiste et de reformuler la question culturelle sur des bases progressistes (tout le monde est producteur de culture, celle-ci n’étant rien d’autre qu’un rapport social), la gauche des années 1980 propulse la figure de l’artiste à des hauteurs jusque-là inconnues. Après le tournant libéral de 1983, la Culture majuscule réduite aux beaux-arts devient l’étendard d’un Parti socialiste qui, sur le plan économique, ne se distingue plus guère dès lors qu’il se résigne à faire le « sale boulot » de la droite. Mieux : l’action culturelle se substitue à l’action politique, comme l’illustre la commémoration du bicentenaire de la Révolution, le 14 juillet 1989.

Mis en scène par le publicitaire Jean-Paul Goude, le défilé intitulé « les tribus planétaires » présente chaque peuple non par un symbole de ses conquêtes politiques, de sa quête d’émancipation ou de la domination qu’il subit, mais par son signe « culturel » le plus anecdotique et le plus stéréotypique : les Africains nus avec des tam-tams, les Anglais sous la pluie, etc. Fin de la Révolution. Fin de la Politique. Fin de l’Histoire. Vive la Culture.

Rendre lisibles à tous les antagonismes sociaux

Ce type de « culture » a remplacé la politique parce que la fonction du « culturel » est précisément de tuer le politique (7). Dépolitisée, réduite à l’esthétique, une culture n’est ni meilleure ni pire qu’une autre culture : elle est « différente ». Le politique est l’affirmation d’un jugement de valeur. Le « culturel » est son anéantissement et la mise en équivalence généralisée sous l’empire du signe. La condamnation des violences faites aux femmes — l’excision, par exemple — est un geste « politique » : elle affirme qu’une société qui décrète l’égalité des hommes et des femmes est une société meilleure qu’une société qui ne la décrète pas. La tolérance de l’excision est en revanche « culturelle » : elle revendique la reconnaissance d’une culture qu’une autre culture ne peut juger de l’« extérieur ».

Il y a désormais en France une culture officielle, une esthétique certifiée conforme, celle des scènes nationales de théâtre, par exemple, aux mises en scène interchangeables. Elle vise paradoxalement à manifester en tous lieux la liberté d’expression, pour peu que celle-ci ne désigne aucun rapport social réel, n’entraîne aucune conséquence fâcheuse et soit littéralement sans objet. Provocations adolescentes, esthétique ludico-décadente, citations ironiques (8)… On s’y ennuie ferme, mais on y applaudit fort ! En même temps qu’il dépolitise, l’entretien du culte de la « culture » contribue à domestiquer les classes moyennes cultivées en réaffirmant la frontière qui les sépare des classes populaires.

Ainsi du visiteur qui, au milieu des années 1990, pénétrait dans telle Maison de la culture du Nord pour y découvrir une interminable rangée de bidons remplis d’eau alignés contre un mur et surmontés d’une petite photographie indiquant la provenance du liquide. Face à l’« œuvre », trois attitudes fréquentes. Un familier de l’art contemporain disposant des outils culturels adéquats pourra admirer le « dispositif ». Un profane dépossédé de ces ressources se révoltera contre une « supercherie », se dira qu’il peut en faire autant, maudira tous les artistes et éprouvera un sentiment d’infériorité sociale. Entre les deux, le visiteur imprégné de « bonne volonté culturelle » se convaincra qu’il y a là une « démarche », une « intention », quelque chose de supérieur qu’il convient d’apprécier — acquiescement soumis qui signe son appartenance aux classes moyennes cultivées.

Pareille imposition n’est pas sans conséquence, surtout en ces moments de crise économique où le basculement des classes moyennes du côté des classes populaires plutôt que vers les dominants représente un enjeu politique important. Le dressage « culturel » sert cette deuxième option. C’est pourquoi un programme réellement de gauche devrait se démarquer du concept de culture pour soutenir celui d’éducation populaire.

Les fédérations labellisées « d’éducation populaire » en sont loin (9). Embrigadées dès le début des années 1980 dans les innombrables dispositifs de traitement social des populations dites « en difficulté », combien d’entre elles administrent, en échange de subventions, des programmes de « mobilité des jeunes », d’« éducation tout au long de la vie », de « défi-jeunes » et autres apprentissages de la flexibilité et de l’esprit d’entreprise, pendant que d’autres, engagées dans la « politique de la ville », œuvrent à l’« insertion » des classes populaires à coups de « développement local », de « développement culturel » et d’« animation socioculturelle » (10) ?

En 2002, l’Association pour la taxation des transactions pour l’aide aux citoyens (Attac), fondée quatre ans plus tôt, obtenait son agrément en tant qu’association nationale de jeunesse et d’éducation populaire. Et, soudain, un contraste apparaissait : si Attac fait de l’éducation populaire en informant sur l’économie, en expliquant les inégalités et en proposant des moyens d’y remédier, alors que font les autres ?

On peut ainsi distinguer deux conceptions de l’action par la culture : l’« action culturelle », qui vise à rassembler autour de valeurs « universelles », consensuelles (l’art, la citoyenneté, la diversité, le respect, etc.). Et l’éducation populaire, qui vise à rendre lisibles aux yeux du plus grand nombre les rapports de domination, les antagonismes sociaux, les rouages de l’exploitation (11). La crise économique pourrait bien dissiper les mirages de l’une et remettre l’autre au goût du jour.

A propos de l’auteur:
Franck Lepage | Ancien directeur du développement culturel à la Fédération française des maisons des jeunes et de la culture. Auteur et interprète de la conférence théâtrale L’Education populaire, Monsieur, ils n’en ont pas voulu…, 2007 (Le Cerisier, Cuesmes, Belgique), et membre de la coopérative d’éducation populaire Le Pavé.

Source: Le Monde Diplomatique (archives de mai 2009)

 

Notes:

(1) Selon la définition de Mlle Nicole Lefort des Ylouses, instructrice d’éducation populaire recrutée en 1944 par Mlle Faure.
(2) L’âge de la majorité civile est passé de 21 ans à 18 ans en 1974.
(3) A l’exception notable de M. Roger Bambuck, secrétaire d’Etat à la jeunesse et aux sports de 1988 à 1991.
(4) Philippe Urfalino, L’Invention de la politique culturelle, La Documentation française, Paris, 1996.
(5) Marie-Ange Rauch, Le Bonheur d’entreprendre. Les administrateurs de la France d’outre-mer et la création du ministère des affaires culturelles, La Documentation française – ministère de la culture, Paris, 1998.
(6) Françoise Tétard, «  L’éducation populaire : l’histoire d’un rattachement manqué  », dans Les Affaires culturelles au temps d’André Malraux, 1959-1969, Comité d’histoire du ministère de la culture, La Documentation française, Paris, 1996.
(7) Alain Brossat. Le Grand Dégoût culturel, coll. «  Non conforme  », Seuil, Paris, 2008.
(8) Jean-Paul Curnier, Manifeste, Léo Scheer, Paris, 2000.
(9) Contrairement à la France, l’éducation populaire, politique et critique, prospère dans certains pays d’Amérique latine et demeure ancrée dans le mouvement social en Belgique ou au Québec.
(10) Lire le «  Dico de la langue de bois  » sur le site Le pavé.
(11) Cf. «  Le travail de la culture dans la transformation sociale : une offre publique de réflexion du ministère de la jeunesse et des sports sur l’avenir de l’éducation populaire  », La Documentation française, Paris, 2001.

 

 

Au fil des ans – c’était la 25e remise des prix du mécénat culturel – ce sont les actions pérennes ou “structurelles” qui recueillent le plus de suffrages.

Même s’il n’a pas la même importance que dans les pays anglo-saxons, le mécénat d’entreprise joue un rôle essentiel dans la diffusion de la culture et la conservation du patrimoine en Belgique. Une nouvelle preuve en a été donnée lundi soir, lors de l’attribution des Caïus de la fondation Prométhéa, au palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

Composé de sept membres venant des univers de l’entreprise et de la culture, le jury était présidé par Corinne Boulangier, une jeune directrice de La Première pour laquelle la culture n’est pas un vain mot.

Suite dans les idées

Au fil des ans – c’était la 25e remise des prix du mécénat culturel – ce sont les actions pérennes ou “structurelles” qui recueillent le plus de suffrages. Elles suscitent aussi l’admiration car sont le fruit d’une suite dans les idées permettant un travail en profondeur, notamment dans le tissu social.

Tel est le cas de GDF Suez, Caïus du mécénat d’entreprise pour son partenariat depuis 2009 avec le festival de l’Eté mosan. Chez GDF Suez, on aime et connaît la musique, surtout classique. C’est la dimension d’intégration sociale qui a séduit les jurés : GDF Suez redistribue les billets reçus en échange de son partenariat, via la Croix-Rouge, à des Centres publics d’action sociale (CPAS) et à des centres de réfugiés. Une nouvelle convention de trois ans lie l’entreprise à l’Eté mosan jusqu’en 2015.

A sa manière, l’assureur Ethias travaille lui aussi en profondeur. Son engagement auprès des Journées du patrimoine en Wallonie, de l’ASBL Article 27 et de l’Association des centres culturels peut sembler disparate. Mais, entre ces partenariats pluriels et multidisciplinaires, Ethias se fait fort d’établir des ponts, des synergies comme on dit, qui ajoutent une valeur importante à une action, récompensée hier soir par le Caïus du mécénat sociétal.

Parmi ces partenariats structurels, certains prennent des formes diverses : partenaire des musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, la société de gestion de patrimoine “Treetop Asset Management” intervient autant dans le financement d’expositions que dans des campagnes d’affichage, l’achat de matériel d’exposition ou la restauration d’œuvres. Ainsi, un triptyque de l’exposition consacrée à Roger de la Pasture (voir ci-dessous), en cours au palais des Beaux-Arts de Bruxelles, a-t-il retrouvé toute sa lumière, tout son éclat notamment grâce à l’intervention de “Treetop”, Caïus 2013 du mécénat culturel.

Les partenariats dits “de compétence” sont souvent plus ponctuels. “Art & Build Architect” reçoit le Caïus du premier mécénat grâce à la réalisation d’une maquette au 1/20e du et pour le musée Horta. Le Caïus de l’audace revient à “Solar-tech” pour son ingénieuse illumination de la statue de Jan Pieter Minckelers à Maestricht.

Enfin, une heureuse convergence fait que le musée et jardins van Buuren, à Uccle, est le bénéficiaire de deux partenariats récompensés. La Banque Degroof reçoit le Caïus de la tradition de mécénat pour son accompagnement, depuis 20 ans, de ce joyau Art Déco, avec ses collections allant du XVIe au XXe siècle. Soutien au long cours permettant d’élaborer des expositions temporaires, mais aussi de rénover le bâtiment ainsi que des jardins dus à Jules Buyssens (la roseraie) et à René Pechère.

Bis repetita

Jardins classés que la société Lexiago a contribué à restaurer en traitant de nombreux éléments de ferronnerie comme arceaux de roseraie, tonnelle, grilles, garde-corps et gratte-pieds. Déjà récompensée pour la rénovation du puits de Sainte-Renelde à Saintes, Lexiago reçoit le Caïus du mécénat du patrimoine 2013.

Caïus comme à chaque fois original. Cette année, le sculpteur liégeois Xavier Mary s’est fendu d’un “Digital Monolithe” en forme de cube tronqué, réalisé grâce à un programme de modélisation en trois dimensions. De quoi accumuler les niveaux d’interprétation.

Auteur: Dominique Simonet
Source: La Libre (mis en ligne le 25/11/2013) 

« Ce qui m’inquiéterait, c’est qu’on ne finance que François Pirette, au détriment de toute une série de créations intéressantes. »

Le directeur du musée de la photographie de Charleroi se montre acide à l’égard de la ministre de la Culture, dont les décisions sont « prises à l’emporte-pièce ». Il évoque aussi la difficile situation de Charleroi, ainsi que la survie des musées et leur rôle.

Fadila Laanan va quitter ses fonctions en mai prochain, après 10 années à la tête du ministère de la Culture. Vous lui attribuez un bilan plutôt positif ou négatif ?

Négatif ! Ses premières années ont été des années d’observation, avec les états généraux de la culture. Elle était servie par un chef de cabinet intelligent et qui, surtout, connaissait les domaines culturels. Son second mandat a montré toutes ses carences et surtout une désorganisation au niveau de son cabinet : un chef de cabinet incompétent et sectaire et, au fond, aucun membre qui ne connait véritablement la situation des musées. Les décisions de la ministre ont donc été prises à l’emporte-pièce. Ces quatre dernières années ne sont plus des années utiles. On a perdu quatre ans !

Vu la situation économique difficile, les subsides ont-ils été bien gérés ?

Si on prend les chiffres 2012, qui sont les plus complets, la culture ne représente que 3,1% du budget de la Communauté française. Et, dans cette enveloppe ‘culture’, la part réservée aux musées ne constitue que 4%. On peut, comme Mme Laanan le fait très bien, manipuler les chiffres ou plutôt les présenter d’une manière avantageuse, il n’en reste pas moins que la culture est sous-financée en CF. Et dire que les musées doivent faire des efforts et nous présenter comme des gens riches, c’est fallacieux. Ce secteur reste mal-aimé.

Une part de ces subsides va à une émission comme The Voice. Cela vous fâche ?

Bien entendu ! Mais Mme la ministre adore The Voice. Je suis assez inquiet quand on a une ministre qui semble préférer cela à toute une série de démarches culturelles qui existent depuis très longtemps, même bien avant sa naissance. C’est le type même d’émission qui peut parfaitement exister dans le privé. Si on court à l’audience et qu’on essaie de ressembler à RTL, c’est un choix… Comme directeur de musée et comme citoyen, je considère qu’il s’agit d’argent jeté ! C’est une nouvelle tendance avec ces ministres : nous vivons une culture de l’événementiel. Quand on crée un événement, on crée de l’argent. Mais le travail de fond des musées, qui se fait sur la durée, est balayé d’un revers de la main. Tout simplement parce que le cabinet Laanan ne le comprend pas…

Vous lui avez aussi reproché d’imposer la gratuité des musées les premiers dimanches du mois

Cela ne fonctionne pas ! Tout d’abord, parce que le public qu’elle prétendait toucher, les gens défavorisés, ne vient pas. Et les gens qui payaient à d’autres moments viennent maintenant le dimanche ! Ensuite, il existe un problème de médiation. Ce n’est pas parce que les gens viennent qu’ils ont compris quelque chose. Il faut avoir un service éducatif qui puisse expliquer les images. Résultat : nous perdons de l’argent, et cette perte va se répercuter sur la qualité de nos expositions. Je vais même devoir supprimer une période d’exposition ! C’est un déni démocratique car certains photographes ne pourront plus être présentés ! Voilà l’effet d’une mesure faite à l’emporte-pièce et sans doute, encore une fois, pour faire dans le clinquant et dans l’événementiel. C’est malheureusement le style de Mme Laanan.

Vous êtes très critique. Ne peut-on pas tout de même mettre à son actif le fait qu’elle ait pu garantir l’emploi dans le secteur ?

Je peux aussi nuancer son propos. 90% des emplois des musées ne sont pas payés par la CF mais par la Région wallonne et les autres pouvoirs subsidiants. Il ne faut donc pas s’attribuer ce que l’on n’a pas sauvé. En outre, quand il n’y a plus d’argent pour mener des projets, et qu’on ne garde le personnel que pour dire de garder le personnel, où est le projet de société ? Et qu’en est-il du respect de nos missions ?

Projetons-nous dans l’avenir. Puisque l’Etat n’a plus les moyens, craignez-vous que certains musées soient contraints de fermer ?

Tout à fait. C’est d’ailleurs peut-être ce que certaines personnes espèrent secrètement. A la CF, au niveau du Parlement et des attributions des ministres, il y a des tensions sous-régionalistes. Des personnes aimeraient que certains établissements décentralisés soient regroupés à Bruxelles ou dans des villes défendues par des mandataires importants au niveau fédéral.

Outre les subsides publics, existe-t-il des pistes de solution pour la survie des musées ?

Le privé : les donateurs et les sponsors. Nous en avons mais pas assez. Et, en Belgique, la culture est plutôt une culture d’Etat, et non de donateurs. Mais d’autres opérations pourraient rapporter aux musées. On n’a, par exemple, jamais étudié le tax shelter sur autre chose que le cinéma. Prenons un autre exemple : en 2011 et 2012, l’aide aux cultes a été de 480 millions d’euros. Je ne vois pas pourquoi l’Etat cotise pour les cultes alors que, comme citoyens, nous avons besoin de cet argent pour l’enseignement ou pour les musées. Quel est le choix de société que l’on veut ?

Est-ce que votre musée pâtit, en nombre de visiteurs, de son implantation à Charleroi ?

C’est clair que, dans une ville qui ne se trouve pas à Bruxelles, il faut se déplacer. Il n’empêche, ces musées décentralisés ont été, avec le temps, confortés dans leur position géographique. Et malgré que nous pâtissions de l’image de Charleroi, les visiteurs viennent. Nous devons encore travailler à l’accessibilité. Mais on est dans le dernier secteur où l’on peut faire un travail de fond, contrairement à The Voice. Bien entendu, je suis très heureux quand j’ai beaucoup de visiteurs dans le musée et déçu quand il n’y en a pas. Mais je vise avant tout la qualité des expositions. Le nombre de visiteurs n’est pas le but premier, sans quoi je ferais des expositions de femmes nues ou de joueurs de football…

Paul Magnette a annoncé en 2012 qu’il comptait redorer le blason de la ville grâce à la culture. Simple effet d’annonce ou ressentez-vous les premières retombées ?

Vu l’état dans lequel la ville se trouve, il est trop tôt pour le dire. Il y a des priorités à Charleroi et la culture et le musée ne sont qu’un point du refinancement. Je sais que Paul Magnette a mis au service ‘Culture’ une ou deux personnes dignes d’intérêt et qu’il a des projets. Parviendra-t-il a les mener ? Ses différentes fonctions, dont la présidence du PS, seront-elles un avantage ou un désavantage pour Charleroi ? Cela dépendra notamment des décisions prises par son parti, après les élections, sur son destin.

Financer un festival organisé par François Pirette, comme le fait Charleroi, est-ce une solution pour le rayonnement de la ville ?

Il ne faut pas opposer les formes de culture. Le fait que des gens vont se déplacer est intéressant. Ce qui m’inquiéterait, c’est qu’on ne finance que François Pirette, au détriment de toute une série de créations intéressantes. Une ville vit de tout cela, dont le divertissement.

La culture peut-elle réellement aider au développement d’une ville ?

A part l’aéroport, qu’est-ce qui donne envie de venir à Charleroi ? Rien si ce n’est le musée de la photographie. Je suis immodeste en l’affirmant parce que les tours opérateurs et les visiteurs nous le disent. L’idée d’avoir un musée à vocation internationale à Charleroi est une carte importante pour la ville. La question : que font les mandataires publics pour le maintenir ? Comme je vous l’ai dit, je vais devoir supprimer une période d’exposition…

Dans un moment comme aujourd’hui, où l’incertitude règne, quel est le rôle qu’un musée de la photo peut jouer au niveau sociétal ?

D’abord la connaissance, ensuite la mémoire. Nous allons commémorer l’anniversaire de la Guerre 14-18. Une série incroyable d’ouvrages va sortir. Comment en parler ? Par la photographie. La photographie a enregistré la mémoire de notre temps. Cette mémoire, nous la diffusions. C’est le travail des médiations, des services éducatifs : réfléchir sur notre société, trouver des exemples, comme montrer des photos de la Guerre 14-18 pour que ces guerres n’existent plus. Les musées sont de magnifiques outils pour témoigner du temps et garantir une certaine pluralité dans l’expression des formes artistiques.

Sur les réseaux sociaux et les nouveaux médias, l’image est omniprésente. Une photo en balaie une autre incessamment. Les musées doivent-ils servir de filtre ?

Parler de filtre est très prétentieux car cela veut dire que je me positionne comme celui qui sait ce qu’est une bonne ou une mauvaise photo. Nous sommes de plus en plus noyés dans les images et inquiets sur les sources des images. Nous ne savons pas quel est le message, comment elles sont transférées, transformées,… Avoir, dans les musées, des institutions qui réfléchissent avec cette distance au temps est indispensable. Notre réflexion passe par un filtre terrible et imparable : le filtre du temps.

Interview de Jonas Legge
Source: La Libre (mis en ligne le 23/11/2013)

Aujourd’hui encore des collectionneurs belges ont des trésors qui risquent de disparaître ailleurs comme le fit la collection Urvater. Il manque des dispositions fiscales pour susciter la donation ou la dation d’œuvres à nos musées incapables de payer encore les œuvres qu’ont ces collectionneurs. Mais l’absence d’un musée d’art moderne et contemporain à Bruxelles joue aussi négativement. Fermé il y a trois ans par le directeur, Michel Draguet (notre photo), pour y installer le musée Fin de siècle (ouverture le 5-12), son absence n’incitera pas, si elle se prolonge, les dons des collectionneurs. Philippe Robert-Jones, qui fut un ami de Bertie Urvater et dirigea longtemps le musée des Beaux-Arts de Bruxelles, en est très triste : « Je suis un ami de Michel Draguet et je l’ai en quelque sorte formé, mais je regrette sa décision de fermer le musée pour lequel je m’étais battu vingt ans. Il a agi, je crois, dans la précipitation et l’enthousiasme pour de nouvelles idées. Il a peut-être espéré susciter une telle réaction qu’on déciderait vite d’une autre implantation. Mais cela me rend d’autant plus triste que d’autres solutions étaient possibles. Il y a de vastes espaces dans les extensions du musée d’art ancien, qui restent vides, faute d’être désamiantées par la Régie des bâtiments. On aurait pu y placer la Collection Gillion Crowet et faire là les travaux nécessaires, gardant le musée d’art moderne dans l’espace imaginé par Roger Bastin. »

La liste est longue des grandes collections privées belges que l’Etat et ses institutions n’ont pas su garder : celle de Fernand Graindorge (1903-1985), que Liège refusa (comme elle refusa, ces dernières années, celle de l’architecte Charles Vandenhove), celle donc du diamantaire Bertie Urvater, celles du tailleur Gustave Van Geluwe, de Philippe Dotremont, Tony Herbert, Pierre Jeanlet, etc. Et la liste n’est pas close puisqu’Herman Daled vient de vendre la sienne au MoMA, n’ayant rencontré quasi aucun intérêt officiel en Belgique. Et on ne sait encore ce que deviendront demain les collections Anton Herbert, Matthys, Ullens, Van Moerkerke ou Vanhaerens, par exemple.

Joost Declercq, le directeur du musée Dhondt-Dhaenens, qui connaît bien les collections privées, pense qu’il ne s’agit pas vraiment d’une question d’argent et de budget, même s’il reconnaît que l’avenir des grandes collections d’art contemporain (Van Moerkerke, Vanhaerens, etc.) est encore plus problématique car l’art actuel a atteint des prix mirobolants. Pour lui, c’est avant tout une question psychologique. « Il y a depuis toujours, explique-t-il, une méfiance qui règne entre les pouvoirs publics, les politiques et, d’autre part, les collectionneurs privés. Ils n’ont pas confiance les uns dans les autres. Si on veut que tout ce patrimoine reste dans le pays, il faudra bien que les institutions publiques et les privés se parlent. On sait que l’Etat n’a plus l’argent pour acheter toutes ces œuvres. Si on veut qu’elles arrivent quand même dans nos musées, il faut aménager la fiscalité et favoriser la donation et le mécénat. Tant qu’il n’y aura pas une fiscalité plus favorable à ces transferts, ces collections seront dispersées . »

Auteur: Guy Duplat
Source: La Libre (mis en ligne le 21/11/2013) 

Le projet de décret relatif aux Centres culturels a été adopté à l’unanimité en Commission au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La Commission de la Culture, de l’Audiovisuel, de l’Aide à la Presse, du Cinéma, de la Santé et de l’Egalité des Chances du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé ce mardi 5 novembre à l’unanimité le projet de décret relatif aux Centres culturels, déposé par Madame la Ministre Fadila LAANAN.

Depuis près de quatre ans, des groupes de travail réfléchissent à la manière de repenser la législation qui cadre l’action des centres culturels.

Ces deux dernières années, cette réflexion s’est intensifiée. Un groupe de travail composé de représentants des Centres culturels et de la Fédération Wallonie-Bruxelles a construit, pas à pas, le texte du projet de décret. Avec la participation active du secteur, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’est ainsi donné le temps de la réflexion et de l’analyse.

L’objectif premier du projet de décret est de conforter les Centres culturels comme pierre angulaire de la politique culturelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles, contribuant à l’émancipation individuelle et collective des populations d’un territoire dans la recherche d’une démocratie approfondie. Pour y parvenir, le décret élargit le champ d’action des Centres culturels, en leur confiant la mission de contribuer à l’exercice du droit à la culture des populations, dans une perspective d’égalité et d’émancipation.

Le Centre culturel est défini comme un lieu de réflexion, de mobilisation et d’action culturelle par, pour et avec les populations, les acteurs institutionnels et les acteurs associatifs d’un territoire. Dans cette perspective, le projet d’action culturelle des Centres culturels devra se construire sur base d’une analyse partagée du territoire, mise en œuvre avec les acteurs culturels présents et actifs sur le territoire couvert par le Centre culturel.

Il s’agit de rencontrer les attentes des citoyens qui vivent en Fédération Wallonie-Bruxelles, en tenant compte des spécificités de leur territoire. La Ministre se réjouit du vote unanime de la Commission parlementaire, intervenu après des débats positifs et constructifs. Le projet de décret doit désormais être examiné en séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Source: Cabinet de la Ministre Fadila Laanan
Projet de décret relatif aux Centres culturels