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Baptême de feu pour la nouvelle ministre de la Culture.  

Lundi soir, la nouvelle ministre de la Culture, Joëlle Milquet, faisait son baptême du feu devant un Théâtre National bondé à l’occasion des Prix de la Critique. Elle y a récolté de chaleureux applaudissements en annonçant des choix budgétaires en faveur des artistes. En effet, la Ministre compte «  limiter les dégâts » à 1 % d’économie sur les conventions et les contrats programmes, c’est-à-dire les budgets des institutions et compagnies théâtrales subventionnées, au lieu des 3 % de réduction budgétaire qu’on lui demandait. En compensation, Madame Milquet prévoit un étalement de la dernière tranche des subventions pour Mons2015 et des économies sur les frais de fonctionnement de l’administration.

La nouvelle Ministre de la Culture compte remettre l’artiste au centre et a dégagé pour ce faire 500,000 euros en soutien à la création artistique dans toutes les disciplines (arts numériques, arts plastiques, cirque, arts de la rue et arts forains, conte, danse, lettres, musique et théâtre bien sûr), dont 100,000 euros pour revaloriser le budget de la Commission d’Aide aux Projets Théâtraux (CAPT).

Par ailleurs, la Ministre n’oublie pas le jeune public et promet 250,000 euros de soutien additionnel à ce secteur, notamment pour l’aide à la création et le programme Spectacle à l’École.

Enfin, la Ministre a indiqué aux professionnels de la scène que les contrats programmes ne seront pas redéfinis avant début 2016.

Plus d’infos dans le Communiqué de presse de Joëlle Milquet.

Auteur: Catherine Makereel
Source: Le Soir (mis en ligne le 13/10/2014) 

Sous-financé et délaissé par une partie de la profession, le secteur du spectacle destiné au jeune public veut montrer qu’il a toute sa place sur la scène française.

«Belle jeunesse», lâche Geneviève Lefaure, son autre expression pour qualifier la Belle Saison (1). Cette opération du ministère de la Culture vise à faire découvrir jusqu’à fin 2015 la vitalité du spectacle vivant à destination du jeune public. La présidente de l’association Scène(s) d’enfance et d’ailleurs revient tout juste du lancement de la manifestation en Rhône-Alpes. Elle se réjouit de ce coup de projecteur national sur un secteur bouillonnant mais injustement sous estimé jusque-là. Pour en arriver à cette reconnaissance nationale et montrer tout ce qui se trame à destination des enfants, il a fallu en amont quelques années de travail acharné.

Geneviève Lefaure remonte à 2009 : «Scène(s) d’enfance avait réalisé une étude sur les conditions de diffusion du spectacle jeune public, raconte-t-elle. Résultat : la photographie d’une dynamique fragile.» Fallait-il en rester là ? L’association fondée en 2004 a décidé d’embrayer avec d’autres structures pour plancher collectivement sur des sujets, comme la création jeune public, la diffusion, l’action culturelle, etc. Travail rondement mené qui a débouché en juillet 2012 sur une to do list de 40 propositions remise au ministère de la Culture. Ce manifeste souligne deux choses importantes, pointe Geneviève Lefaure : «Faire connaître un secteur à l’ensemble de la profession qui a tendance à le qualifier de genre mineur», et, dans son article 39, «appeler à un temps fort national.»

C’est cet été à Avignonque s’est enclenchée la Belle Saison. Une sorte de piqûre de rappel logique dans la tradition, mais un peu occultée depuis des années. Dès 1969, Jean Vilar avait en effet organisé des journées de théâtre pour les jeunes spectateurs au Festival. En juillet, Olivier Py a dédié un lieu à la jeunesse dans le cadre du in, la chapelle des Pénitents blancs.

Accroître la place du tout public intra muros a été ressenti comme un geste politique fort. Peut-être passé un peu trop inaperçu dans la profession. Programmé aux Pénitents blancs, Même les chevaliers tombent dans l’oubli, un spectacle à partir de 8 ans qui fait partie d’un cycle intitulé Visage(s) de notre jeunesse, affichait complet. Pourtant, «en 2009 et 2012, nous étions dans le off, et nous avons eu plus de retentissement dans les médias, constate Matthieu Roy. Une partie de la création ne considère pas que ces spectacles sont dignes d’intérêt à l’instar de ceux pour adultes».

Le jeune metteur en scène de la compagnie du Veilleur, qui joue la carte du numérique dans ses créations, juge dommage de catégoriser. «S’adresser au jeune public fait partie intégrante d’un parcours artistique, soutient-t-il. Il n’y a pas de raison qu’on soit moins exigeant quand c’est pour les enfants, ou que ça coûte moins cher.» Matthieu Roy, qui garde un pied dans la transmission en intervenant à la faculté de Poitiers, juge que le théâtre reste un espace de développement de l’esprit critique. Le troisième volet de son cycle Days of Nothing, de Fabrice Melquiot, sera créé à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon en février. Le texte raconte comment un auteur en résidence dans un collège se retrouve déstabilisé par un adolescent. La pièce interroge le travail artistique et culturel.

«Apprendre à être». Ce travail-là de médiation existe justement dans la réalité. Le Centre de rencontre d’échange et d’animation (Créa), scène conventionnée jeune public, située à Kingersheim (Haut-Rhin), le mène depuis plus de vingt ans. Le Créa se veut à la fois un lieu pour artistes en résidence, de création de spectacle vivant et de formation des enfants. «L’éducation artistique a de tout temps été centrale dans les discours et les politiques interministérielles, et nous avons eu une loi en juillet 2013 sur le parcours artistique et culturel, rappelle Philippe Schlienger, directeur du Créa. Il s’agit d’utiliser le spectacle vivant pour ouvrir des espaces émotionnels et de sensibilité. Car on demande souvent aux enfants d’apprendre à écrire, mais pas à être.»

A l’époque où Philippe Schlienger, 54 ans, a démarré sa carrière, «on ne parlait pas de théâtre jeune public, mais essentiellement de textes et d’auteurs». Pour lui, la médiation culturelle artistique doit traiter d’œuvres et d’artistes, pas de divertissement. Le Créa innove d’ailleurs actuellement avec la sortie prochaine d’un carnet du jeune spectateur de 6 à 14 ans, qui leur permettra d’y noter leurs ressentis. Fin 1992, Philippe Schlienger a fondé Momix, devenu un des plus gros festivals pour jeune public mené en partenariat avec d’autres structures de la région, avec 35 compagnies, 200 000 spectateurs et 130 professionnels qui viennent découvrir des spectacles qu’ils vont programmer ensuite ailleurs. La prochaine édition, du 29 janvier au 8 février, rayonne sur la grande agglomération de Mulhouse et privilégie la création. Une rencontre professionnelle sur le sujet du théâtre pour adolescents par rapport à leur mode d’appréhension de la culture est prévue à cette occasion. Sujet problématique aujourd’hui quand une discipline ne veut pas tomber dans la désuétude.

Les festivals et créateurs ont bien conscience qu’il ne suffit plus de se cantonner au théâtre et qu’il existe un besoin d’écritures numériques, de vidéo, de textes innovants pour toucher les nouvelles générations. «La création à destination de la jeunesse est de plus en plus interdisciplinaire. Les publics actuels sont habitués au zapping, les plus de 10 ans sont familiers des outils numériques, ils réagissent différemment dans l’attention qui peut être portée à un spectacle», affirme le metteur en scène Cyril Teste. Pour lui, la technologie est un instrument qui recèle une dimension poétique et il faut la mettre au service des enfants. «Elle est très présente dans leur quotidien, souligne-t-il. Mais il faut montrer qu’il est possible d’en faire autre chose, car un enfant se nourrit d’imaginaire.» Son parcours a ceci d’exemplaire qu’il a collaboré avec des auteurs contemporains comme Sylvain Levey, Frédéric Vossier ou Joël Jouanneau en liant intimement théâtre et vidéo, tirant jusqu’aux courts métrages et performances filmiques.

Complètement à l’ouest du territoire, à Quéménéven, dans le Finistère, c’est à l’échelle d’une compagnie que la réflexion sur la confection d’un spectacle se joue. La compagnie Tro-Héol a choisi d’adapter un roman de Niccolo Ammaniti, Je n’ai pas peur, avec 26 marionnettes. La pièce sera créée à Guyancourt (Yvelines) en novembre. «C’est une histoire forte vécue par un enfant de 9 ans mais racontée vingt-deux ans plus tard quand il est devenu adulte, explique Martial Anton, metteur en scène et codirecteur artistique de Tro-Héol. Nous y avons vu immédiatement tout un potentiel, la diversité des situations, la thématique du gamin qui bascule brutalement dans l’âge de la responsabilité.»Je n’ai pas peurs’adressera à un public à partir de 10 ans.

«Finesse». Adapter un texte en visant une tranche d’âge n’est pas simple. «Quand nous avons créé le Meunier hurlant, nous avions visé trop jeune la première saison,poursuit Martial Anton. Du coup, nous nous sommes rendu compte que certains groupes n’en percevaient pas toute la finesse.» Le metteur en scène reconnaît qu’une classification peut apparaître artificielle, mais elle rassure les programmateurs, les enseignants et le public. «Ceux qui sont souvent le plus bousculés, ce sont les adultes accompagnateurs qui font des projections sur la manière dont leurs enfants vont le regarder.» Car, loin de considérer que le périmètre n’est que la jeunesse, les compagnies et les festivals considèrent qu’ils s’adressent à tous publics, d’abord parce que les adultes sont autant spectateurs qu’accompagnateurs.

Refusant les cloisonnements, le metteur en scène Olivier Letellier préfère parler de«spectateur jeune» : «Il n’y a pas que les jeunes qui n’ont pas les codes du théâtre et les références, explique-t-il. Beaucoup d’adultes ne vont pas au théâtre.» Autre notion qu’il repousse vertement, celle de pédagogie. «Le spectacle vivant ne doit pas apprendre quelque chose aux enfants ! se récrie-t-il. Il leur parle d’émotion et de vie.» Le metteur en scène de la compagnie du théâtre du Phare pense qu’il faut se battre pour ne pas être relégué au rang de sous-spectacle, comme si les enfants étaient des sous-spectateurs.

Corrélativement, les moyens dévolus à la production et à la diffusion sont chiches. Olivier Letellier a produit Oh Boy !, succès de l’auteur jeunesse Marie-Aude Murail, avec 15 000 euros, dont 4 000 de sa poche et zéro subvention. Le spectacle, qui affiche 650 dates et a déjà été vu par 150 000 spectateurs, a été plus ou moins déprogrammé dans deux communes. «Vous n’étiez pas obligé de faire de votre narrateur un homosexuel», lui a-t-on renvoyé. «Il y a une crainte du milieu de subir une contrainte sur notre liberté de choix, une peur des reculs de notre société,confirme Martial Anton. Le débat depuis trois ans autour du mariage pour tous a libéré une certaine parole qui peut rendre frileux certaines équipes municipales sur certaines thématiques.»Oh Boy ! va être repris au Théâtre national de Chaillot du 14 au 23 novembre.

Autre regard. Une nouvelle légitimité est apparue aussi avec l’arrivée d’artistes de renom qui ont exploité le filon jeunesse de manière brillante. Depuis une vingtaine d’années, des metteurs en scènes comme Joël Pommerat apportent un autre regard. Le Centre dramatique national (CDN) de Sartrouville a ainsi invité des metteurs en scène à produire en jeunesse. «Nous avons invité Olivier Py, qui a créé la Jeune Fille, le Diable et le Moulin, d’après les Frères Grimm, relate Dominique Bérody, délégué général jeunesse et décentralisation en Yvelines. Ce qui nous intéresse, c’est quand [l’écrivain] Jean-Claude Grumberg s’intéresse aux enfants. On continue à passer des commandes à de grands artistes, et il est significatif que les enfants pénètrent le Théâtre de la Ville et des Abbesses

Le CDN de Sartrouville s’adresse aux enfants avec des créations de haut niveau.«Nous avons un retard du spectacle vivant par rapport à la littérature jeunesse, notamment parce qu’il n’y avait pas de politique spécifique au niveau national»,considère Dominique Bérody. Tous les deux ans, le CDN organise Odyssées en Yvelines, dédié entièrement à la création théâtrale pour l’enfance et la jeunesse, avec 6 à 7 spectacles qui partent ensuite en tournée dans toute la France. La prochaine édition, en 2016, portera une attention particulière au travail de développement des coproductions et du réseau de diffusion. Le fil rouge de la Belle Saison à Sartrouville s’incarne dans le personnage d’Ernesto, de Marguerite Duras, une figure emblématique.

La dimension du territoire est également portée par le Très Tôt Théâtre, scène conventionnée jeunes publics, association créée il y a quinze ans à Quimper. «Nous avons mis en place un réseau avec l’idée d’accompagner (association, communes, théâtres, une quarantaine de structures…), développe Amélie du Payrat, sa programmatrice. Notre rôle, c’est de mobiliser tous les acteurs du département autour du jeune public.» Cela s’est concrétisé notamment autour de la pièce A la renverse, écrite par Karin Serres et mise en scène par Pascale Daniel-Lacombe, avec une combinaison d’énergies collectives en résidence au Guilvinec, Douarnenez, etc. Le spectacle compte 170 dates cette année, entre la Comédie de Reims et Plouguerneau. «Le Finistère est un département très rural, et on réfléchit en termes de mutualisation, pas chacun dans sa chapelle.» Le festival Théâtre à tous âges, très suivi par les professionnels, se déroule durant un mois dans tout le département avec trois journées fortes à Quimper (du 16 au 18 décembre).

Tous, auteurs, metteurs en scène, directeurs de structure, programmateurs, se félicitent de l’avènement de la Belle Saison. Un secteur qui se ressent méprisé, sous-financé et qui a pourtant accès en primeur à la sensibilité des spectateurs de demain, se sent mis en avant. «Il faut ouvrir des horizons aux enfants», renchérit Cyril Teste.

Geneviève Lefaure prépare déjà l’étape suivante : «Nous avons un projet Avignon 2015 enfants à l’honneur, décrit-elle. Plusieurs centaines d’enfants de 9 à 13 ans viendraient trois jours au Festival d’Avignon, accueillis par Olivier Py. Une préparation d’un an avec les écoles, les structures, les centres de loisirs.» Elle parle de contagion et d’une Belle Saison qui, sans aucun doute, aura bougé des lignes.

Auteur: Frédéric Roussel
Source: Libération (mis en ligne le 09/10/2014) 

« De Standaard » révèle qu’un plan existe à la Région flamande, initié par Geert Bourgeois (N-VA, photo) quand il était ministre, mais repris dans la déclaration gouvernementale, visant à construire à Ruisbroek un « temple » de la culture qu’il veut équivalent au Singel à Anvers ou au Concertgebouw de Bruges, avec une salle (900 places) et un théâtre (350 places), pour une quarantaine de millions d’euros.

Pour les milieux culturels flamands, c’est un pur geste politique et idéologique. Ils ne comprennent pas pourquoi il faudrait faire cet investissement alors que la culture est à la diète et qu’il y a juste à côté, à Bruxelles, Bozar, le KVS, entre autres.

Auteur: Guy Duplat
Source: La Libre (mis en ligne le 03/10/2014)

 

Les milieux culturels flamands ne décolèrent pas…

La révélation par « De Standaard », d’un projet du gouvernement flamand de construire à la périphérie sud de Bruxelles, un centre culturel et de congrès d’une quarantaine de millions qu’il veut équivalent au Singel à Anvers ou au Concertgebouw de Bruges a suscité tout le week-end des commentaires.

Le ministre flamand de la Culture, Sven Gatz, a publié un communiqué appuyant cette idée (« s’il faut économiser maintenant, il faut aussi créer des perspectives »), mais il la relativise aussi en insistant sur l’étude de faisabilité qui reste à faire. Il n’empêche que les milieux culturels flamands ne décolèrent pas d’un tel projet idéologique marqué N-VA, alors qu’ils sont à la diète et qu’il y a déjà, juste à côté, à Bruxelles, le KVS, Bozar, etc. Un directeur important nous faisait remarquer qu’on veut faire à Ruisbroek ce qu’on refusa jadis à Gérard Mortier qui voulait à bon droit, un tel centre mais à Gand.

Auteur: G.DT
Source: La Libre (mis en ligne le 05/10/2014) 

On se souvient des longs débats autour des « Pôles » à créer entre musées et établissements scientifiques fédéraux (ESF) et de la volonté de Philippe Mettens, le président des services de politique scientifique (Belspo) de rapprocher ces établissements pour réaliser des synergies et économies d’échelle. Cet accord gouvernemental change tout. D’abord, Belspo, le SPP Politique scientifique, est supprimé (Philippe Mettens perd son « poste »). Les ESF (musées, Bibliothèque, IRM, etc.) auront une nouvelle structure basée au contraire sur « une autonomisation des différents établissements. On examinera l’opportunité de réaliser cela en collaboration avec, entre autres, des acteurs privés, d’autres autorités publiques et des institutions académiques ». Mais néanmoins, partant sur la base de ces établissements plus autonomes, on cherchera « par des considérations de rationalisation, par des services partagés à faire des économies d’échelles indispensables (par exemple : ICT, logistique, gardiennage, traductions etc.). Ils établiront des synergies là où des coopérations nationales et/ou internationales s’imposent. A cet effet, un collège des directeurs généraux sera créé. Les ESF disposeront chacun d’une dotation distincte. »

La politique spatiale devient autonome mais pas sous forme d’une « Agence spatiale fédérale » mais bien d’un « Office interfédéral pour l’espace » où les régions seront impliquées et veilleront à « un juste retour » . Un pas vers la régionalisation du spatial ?

Le secrétariat polaire d’Alain Hubert obtient une autonomie plus grande.

Jan Jambon aux musées ?

Pour le biculturel, le gouvernement « maintient son investissement dans les institutions culturelles fédérales (le Théâtre royal de la Monnaie, l’Orchestre national de Belgique (ONB), le palais des Beaux-Arts (Bozar – notre photo) » , et il précise, « en étroite concertation avec les communautés » . Le gouvernement examinera comment des synergies et des gains d’efficacité peuvent être réalisés grâce « à une étroite collaboration entre l’ONB et la Monnaie » (on parlait beaucoup d’un pas vers la fusion des deux orchestres). Si on ne parle pas de communautariser les musées, on lit cependant « qu’afin de mieux mettre en valeur le patrimoine artistique pour un public large, la possibilité d’échange des collections d’arts entre l’Etat fédéral et les entités fédérées sera examinée et, le cas échéant, des protocoles de coopération nécessaires seront conclus ».

Plusieurs portes sont donc entrouvertes vers une intervention plus grande des Communautés dans la culture fédérale. Une perspective d’autant plus probable qu’on disait jeudi que Jan Jambon, le futur vice-Premier ministre N-VA aurait insisté pour prendre aussi ce poste (les ESF) dans ses attributions. Didier Reynders ayant insisté pour avoir Beliris (le financement de Bruxelles) et les grands établissements biculturels fédéraux (ONB, Bozar et Monnaie).

Ajoutons que les mesures générales d’économies dans la Fonction publique risque de frapper aussi la culture (on parle de 10 % de baisse). Une crainte encore plus vive.

Auteur: Guy Duplat
Source: La Libre (mis en ligne le 09/10/2014)