Archives for the month of: mars, 2015

C’est une équipée sauvage, une compagnie bigarrée de jeunes et de moins jeunes, d’artistes, de parents, de profs, d’élèves ou d’employés. Ce sont plus de 28 000 personnes à travers le pays et près de 1 600 collectifs qui se sont retrouvés autour d’un appel, de dix balises et de douze « horizons » pour proposer « tout autre chose ».

Car ce mouvement citoyen né cet été en Flandre (sous le nom de « Hart Boven Hard ») et cet automne en Wallonie se voit comme un antidote à la « résignation ambiante » qui plombe la résistance face aux politiques d’austérité.

Les objectifs ? Réveiller la démocratie, la rendre plus égalitaire, plus créative, plus coopérative ou plus écologique. Les moyens ? Tous les talents du collectif : l’art, l’enseignement, la culture, la musique, les mots. L’ambition de « Tout autre chose » est bien de déconstruire le discours ambiant pour rebâtir une société plus « apaisée » et plus « réjouissante ».

Proposer pour durer

Le projet « apartisan mais pas apolitique » a défini ses valeurs et des horizons forts ambitieux. Qu’importe, se défendent les initiateurs : les balises sont là, mais l’essentiel est sur le terrain, au sein des associations dont « Tout autre chose » se veut désormais être le porte-voix.

Qui sait si ce mouvement citoyen s’enlisera dans l’oubli collectif après quelques mois de frémissements, ou s’il portera ses idéaux sur le long terme. Aujourd’hui, il refuse toute personnification, mais a déjà rassemblé des grands noms (Bernard Foccroulle, Jaco Van Dormael…), et est conscient de l’intérêt qu’il suscite au sein des partis et des syndicats.

« C’est encore trop tôt pour prévoir l’avenir. L’engouement actuel prouve en tout cas qu’il répond à un besoin de réappropriation de la politique » explique Pascale Vielle, professeure à l’UCL et responsable du groupe de réflexion de « Tout autre chose ». « Avec son succès, le mouvement échappe à ses initiateurs, mais c’est la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Tout le défi ensuite sera d’être dans la proposition sans que le message ne se brouille . »

Dimanche, « Tout autre chose » organise sa première grande parade et attend 15 000 personnes dans les rues de Bruxelles (voir ci-dessous). Les syndicats, le monde associatif et culturel, et même le président du PS Elio Di Rupo ont battu le rappel. Le rassemblement festif, bigarré et musical se présente comme un sursaut populaire mené par une étrange armée du salut, pleine d’ambition, d’originalité et de rêves. « Mais nos rêves prennent la rue » rappellent les organisateurs. Et ce n’est déjà pas si mal.

« Nous voulons réenchanter la politique »

David Méndez-Yépez, 26 ans, est l’un des deux porte-parole actuels de Tout autre chose. Diplômé en économie et en éthique, ex-président de la Fef (Fédération des étudiants francophones), il travaille au Centre national de coopération au développement. En parallèle, il s’est lancé dans une carrière musicale, avec le groupe « alterlatino » Chicos y Mendez.

Quelle est la ligne politique de Tout autre chose ?

La seule chose que nous assumons, ce sont nos 10 balises et nos 12 « Tout autres horizons » (voir www.toutautrechose.be), qui sont très généraux. Il ne s’agit pas de fixer l’âge exact auquel un travailleur doit partir à la retraite, par exemple. On veut mobiliser autour d’un socle commun, et au fur et à mesure, définir des positions plus précises. L’enjeu principal est de repolitiser les gens. Nous sommes convaincus que, comme faire l’amour une fois tous les cinq ans, ce n’est pas avoir une vie sexuelle, voter tous les cinq ans, ce n’est pas avoir une vie démocratique. On ne veut pas une démocratie directe, mais vérifier ce que font nos élus et créer des espaces de débats locaux.

« Tout autre chose » ne deviendra jamais un parti politique, comme cela s’est produit pour d’autres mouvements citoyens, en Espagne, par exemple ?

Non. C’est exclu. Aujourd’hui, règne l’illusion que, pour peser sur la décision, il faut se lancer en politique. Mais c’est faux. C’est l’opinion publique qui guide le législateur. Et les partis modifieront leur programme en fonction des rencontres qu’on aura avec eux. On est « apartisan », mais pas apolitique.

Vous n’êtes quand même pas vraiment de droite…

On parle de solidarité, de durabilité,… C’est sûr, on est progressiste. Mais on n’est pas lié à une couleur. On me dit parfois qu’on est Ecolo, PS, PTB ou CDH (pas MR, c’est vrai). Mais il faut dépasser le clivage traditionnel gauche-droite, qui peut démotiver les gens à s’investir. Je serai le premier à applaudir Charles Michel s’il décide d’instaurer une taxe sur les transactions boursières. Nous, nous voulons mettre en lien, et puis populariser des alternatives. C’est une manière de réenchanter la politique.

Vous êtes une espèce de porte-voix ?

Oui. Dans ma génération, il y a, si pas un dégoût, du moins une désillusion par rapport au politique. On n’a pas vraiment l’impression que c’est aux élections que l’on détermine le cap. On ne veut être ni naïf ni fataliste : on sait que ça va prendre du temps de créer un mouvement citoyen, surtout si on veut toucher les nombreux gens qui sont démobilisés ou se sentent dépossédés du débat public. Si « Tout autre chose » permet simplement de faire que des gens se rendent compte qu’ils ont voix au chapitre, c’est déjà un acquis énorme.

Etes-vous en contact avec des partis ?

On dira oui à toutes les invitations, mais on n’est pas encore prêt à table.

N’êtes-vous pas de doux rêveurs ? Si votre but est de réenchanter la politique, n’y a-t-il pas dans votre démarche un gros risque de désenchantement, de désillusion si les objectifs ne sont pas rencontrés ?

Si le réalisme est nécessaire, l’idéalisme est indispensable, et il faut réussir à articuler les deux. Mais défendre la justice fiscale, revendiquer la diversité, des biens communs par et pour tous, un travail digne,… Je n’ai pas l’impression que c’est révolutionnaire. On sait que ça prendra du temps. Et si on est réaliste, il n’y a aucune raison d’être désenchanté. Je souhaite que mes enfants, quand j’en aurai, puissent s’engager dans « Tout autre chose ». Qu’ils aient le choix d’aller ailleurs que dans un parti ou un syndicat. Car le fait que tout soit institutionnalisé, c’est une confiscation. On va amener de l’air frais. Et si Charles Michel veut devenir membre de « Tout autre chose », c’est très bien. Et s’il décide que son gouvernement change de trajectoire, on applaudira des deux mains. Les utopistes, ce sont ceux qui pensent que tout ira bien si on ne fait rien, si on continue comme ça, avec des politiques économiques irrationnelles.

Craignez-vous la récupération politique ?

Au contraire, je dis aux partis : « Récupérez-nous. C’est un mouvement citoyen, il vous appartient aussi. Et soyez ambitieux. Oui, il y a des contraintes européennes, mais : 1° vous avez encore une marge de manœuvre, notamment en terme de fiscalité et 2° vous avez un mandat qui est magnifique, vous représentez les gens. » Nous sommes complémentaires aux partis et aux syndicats. Nous voulons repolitiser chacun, au-delà des piliers et des communautés, et de façon créative, afin de toucher un maximum de monde. C’est notre responsabilité. Elle commence là, et elle se termine là aussi. Il ne faudra pas s’en vouloir si on se retrouve avec des mesures encore pires, encore plus d’exclus du chômage. On aura fait ce qu’on pouvait.

Vous insistez sur le collectif.

Oui. Aujourd’hui, dans la rhétorique, on insiste sur la responsabilité individuelle. Mais dans les faits, vu la concentration du patrimoine, quand on vient d’un milieu populaire, la probabilité est faible de s’en sortir, d’avoir une vie plus décente. Il y a une contradiction énorme. Nous voulons faire comprendre que l’individu tout puissant, ce n’est pas tout, et que le collectif impuissant, ce n’est pas vrai. Face à nos factures, face au chômage,…, c’est collectivement qu’on s’en sortira. Je dis d’ailleurs à Monsieur Michel qu’un vrai libéral, c’est quelqu’un qui veut donner à chacun les possibilités de définir sa destinée. Or, les politiques actuelles ne le permettent pas. Avec cette rhétorique méritocratique, on dit : « Chacun pour soi », on délégitimise l’impôt, on vide les caisses de l’Etat. Et on s’attaque à la culture, l’enseignement, la presse, les services publics, c’est-à-dire à ce qui a permis l’essor de la classe moyenne, l’arrivée d’un modèle social qui permet de protéger les plus fragiles.

Auteurs: Bosco D’Otreppe et Laurent Gérard
Source: La Libre (mis en ligne le 27/03/2015)

Le gouvernement de la Région bruxelloise vient de lancer sa grande évaluation des emplois ACS. Ce sont des postes de travail, 10 000 au total, subsidiés auprès d’environ 1 400 employeurs. En vigueur depuis une bonne trentaine d’années, ce système coûte la bagatelle de 200 millions d’euros chaque année à la Région. C’est le ministre de l’Emploi, Didier Gosuin (FDF), qui est à la manœuvre. Avec Actiris, l’Office régional de l’emploi, il vient d’envoyer un courrier à l’ensemble des employeurs ACS du non-marchand qui représentent trois quarts de ces postes subsidiés. « La Libre » avait déjà évoqué les inquiétudes syndicales quant à cet envoi visant à informer le secteur de nouvelles dispositions, ainsi qu’à annoncer la venue prochaine des inspecteurs d’Actiris. Objectif : vérifier que toutes ces associations sont bien en règle et que les postes ACS sont bien utilisés.

Gare au détricotage

C’est aujourd’hui au tour du CDH, parti de la majorité régionale, de se montrer critique envers la « méthode Gosuin » en la matière. Le député Hamza Fassi-Fihri ne va pas jusqu’à contester l’esprit de la réforme des ACS, couché dans l’accord de gouvernement : évaluer tous les postes de travail, mettre fin aux situations irrégulières et redonner au système son rôle initial, celui de déboucher sur des emplois classiques. « Mais dans l’accord du gouvernement, il était clair que cette réforme visait l’avenir, et non les postes existants , s’inquiète toutefois le député CDH. On lance une évaluation mais on constate que sans en attendre la fin, le gouvernement modifie un certain nombre de choses. » Il en va ainsi de la fin du bonus de subsidiation de 5 % octroyé par le ministre qui ne touchera plus que les secteurs de la mise à l’emploi et de la petite enfance. « Pour certaines ASBL, ces 5 % pèsent lourd » , estime Hamza Fassi-Fihri. Le député déplore l’ambiguïté du courrier régional qui parle d’adaptation « lors de chaque renouvellement de poste » . « Ce n’est pas clair  » , indique Hamza Fassi-Fihri qui craint un « détricotage » du système ACS s’il s’agit de remettre en cause chaque poste qui ne serait plus occupé pour cause, par exemple, de départ à la retraite ou de départ vers un autre boulot.

Les inquiétudes humanistes ne s’arrêtent pas là. Le député Fassi-Fihri s’étonne de l’ampleur de la marge de manœuvre d’Actiris qui semble avoir tout pouvoir pour évaluer chaque contrat ACS. Les inspecteurs d’Actiris disposent-ils des compétences nécessaires « sur le terrain » pour évaluer correctement le travail d’un pédopsychiatre ou d’une gardienne d’enfants, s’interroge-t-il. Plus encore, le CDH ne comprend pas pourquoi le secteur non marchand est aujourd’hui le seul concerné alors que quelque 2 500 ACS travaillent auprès des pouvoirs locaux. Ceux-ci ne seront évalués qu’à la toute fin 2015 alors que la réforme est annoncée pour début 2016. « Le timing pose question », dit le député.

Le ministre Gosuin sera interpellé. Mais son cabinet maintient le cap en insistant sur le fait qu’aucun départ naturel ne donnera lieu à une suppression d’ACS pour les associations. Pour autant que celles-ci se manifestent dans les six mois qui suivent la résiliation du contrat.

Auteur: Mathieu Coleyn
Source: La Libre (mis en ligne le 16/03/2015)

Le développement de la pensée est quelque chose d’incompatible avec la télévision. »Résumée – en ces termes exacts – dans un rapport de Pierre Dherte, représentant le Comité de concertation des Arts de la scène (CCAS), la position de la RTBF à l’égard de la culture a vivement heurté l’Union des artistes.

Récemment réunie en assemblée générale, la plus ancienne association culturelle belge dans le domaine du spectacle a évoqué la nécessité de « réagir ». Chacun avait encore à l’esprit la sortie médiatique de l’administrateur général de la RTBF, Jean-Paul Philippot, affirmant que « la culture n’était pas faite pour le prime time ».

Manque de concertation

Pour rappel, en décembre, suite à la suppression de l’émission « 50° Nord », le service public avait été prié de proposer de nouveaux magazines culturels, conformément à ses missions de service public. En tant qu’entreprise à caractère culturel, la RTBF bénéficie en effet d’une dotation. Une plateforme de concertation avait donc été créée avec la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) et les secteurs de la Culture, de l’Audiovisuel et de la Jeunesse. Le format, le contenu et le nom de nouvelles émissions avaient alors été dévoilés aux membres de la plateforme lors d’une première réunion, le 12 février dernier.

L’approche se voulait « inclusive », basée sur des « quorums de prises de décisions », et les projets audiovisuels de la RTBF devaient faire l’objet d’une concertation préalable. Toutefois, « contrairement à ce qui a été véhiculé par la presse, dénonce le rapport du CCAS, la plateforme n’a pas élaboré ces nouveaux programmes. […] Les membres n’ont d’ailleurs pas été conviés à rendre des avis ou des propositions circonstanciées. »

Manque de formats pointus

Inquiet de sa véritable marge de manœuvre, le secteur des Arts de la scène évoque un « quasi-empêchement » ou, tout du moins, « l’impossibilité d’action ou d’influence ». Cette plateforme n’accueille par ailleurs aucun membre de la société civile, poursuit Pierre Dherte. Il y a « trop peu d’experts, d’intellectuels ou de personnalités du monde culturel » et aucun « représentant du milieu universitaire » ou de « la Fédération des étudiants francophones »

Envoyé à la ministre de la Culture Joëlle Milquet, le rapport déplore également le manque de formats longue durée, pointus, permettant les débats d’idées, les analyses critiques ou le décryptage de« thématiques plurielles ». Enfin, le Comité s’interroge sur le recours systématique au storytelling : « La mise en avant du téléspectateur à travers cette nouvelle écriture télé se fera-t-elle au détriment de l’artiste et de l’œuvre ? »

Valorisation par le bas ?

Le représentant du CCAS ne veut pas se livrer à des comptes d’apothicaire, mais le secteur des arts de la scène est devenu « le parent pauvre » de la télévision, poursuit-il. « Sauf pour la musique et le théâtre wallon », les Arts de la scène ne bénéficient d’aucune « émission, ni magazine spécifiquement et entièrement dédiés à sa catégorie propre ». « Les travailleurs du secteur des Arts de la scène sont déjà confinés dans une boucle par laquelle ils sont progressivement écartés du chômage tout en étant confrontés à une diminution progressive de l’offre d’emploi dans leur secteur. Il eut donc été utile, dans le cadre des politiques de relance, d’au moins favoriser une plus grande valorisation de leur travail par une vitrine médiatique plus appropriée, un magazine dédié à ce secteur et permettant ainsi de mieux faire connaître les créateurs et les œuvres artistiques de ce secteur. »

En FWB, les Arts de la scène constituent le deuxième plus gros secteur en termes de subventions octroyées. « Je suis prêt à suggérer à M. Philippot une très bonne idée d’émission populaire en prime time sur La une par exemple (mais nous sommes ouverts à toute autre suggestion !), reprend Pierre Dherte.Celle-ci tiendrait compte de l’urgence de valoriser aussi nos créations et nos créateurs issus des arts vivants ! Au fait, le cabaret, les arts de la rue, le cirque, la danse, les spectacles vivants pluridisciplinaires, l’illusionnisme, les Galas de l’Union des Artistes, les spectacles d’Armel Roussel, de David Murgia, de Jaco Van Dormael, ou encore les chorégraphies de Thierry Smits, de Michèle Noiret ou les stand-up de Jean-Luc Piraux, pour ne citer que ceux-là , sont-elles des activités artistiques « élitistes » par défaut et associées à « quelques grincheux » d’un « monde culturel » intéressant uniquement des non-téléspectateurs… qui se regarderaient inévitablement le nombril ? Pas si sûr ! »

Sollicitée par « La Libre », la RTBF n’a pas souhaité réagir pour l’instant.

Auteur: Aurélie Moreau
Source: La Libre (mis en ligne le 15/03/2015)

La Région bruxelloise a racheté le bâtiment pour y mettre son musée d’Art moderne.

La Région de Bruxelles Capitale est arrivée à un accord avec le groupe automobile PSA pour racheter l’immeuble emblématique Citroën, inscrit depuis le début du XXe siècle sur les bords du Canal. Objectif : y installer le futur Musée d’Art moderne et contemporain. Exit donc les autres solutions qui avaient été envisagées par le Fédéral et la Régie de bâtiments, parmi lesquelles le parc du Cinquantenaire.

« Le processus a été lancé avec PSA il y a un an », a confirmé Rudi Vervoort, ministre-Président de la Région, mercredi au Mipim (Marché international des professionnels de l’immobilier). Nous les avons convaincus de rentrer dans un projet à vocation culturelle. » « Pas besoin de faire l’étalage des enjeux culturels, touristiques et d’emplois d’un musée, a-t-il ajouté. Auxquels s’ajoute un enjeu urbanistique puisque ce bâtiment s’intègre dans le Plan Canal bruxellois. Mieux, sert de lien entre les deux rives. Et un enjeu logements. Le bâtiment court en effet sur environ 45 000 m2, or un musée digne de ce nom doit s’étendre sur 15 000 à 18 000 m2. » Le solde sera donc dédié à du logement.

Deux ans pour réaliser les études

En pratique, le groupe PSA quittera son immeuble-phare début 2017, pour s’installer non loin, dans le nord-ouest de Bruxelles. Le terrain a été bien entendu identifié, dans le projet TACT appartenant au Port de Bruxelles, derrière Tour & Taxis. « C’est l’occasion pour nous de nous repositionner à proximité, dans un bâtiment à construire de 17 000 à 20 000 m2, dans lequel nous développerons la présence commerciale de nos trois marques. Tout en créant un partenariat avec la Région pour poursuivre l’héritage ‘Citroën’, a expliqué Marine Domergue, représentante du groupe PSA. On a évoqué avec l’acheteur la pérennisation de Citroën sur les lieux, mais aucune option précise n’a encore été prise. » L’immeuble n’est pas classé, mais vu le statut de son nouveau propriétaire, « cela n’apportera sans doute pas grand-chose de plus, a renchéri Rudi Vervoort. Et pour nous, cela restera le bâtiment Citroën… »

Début 2017, cela donne un délai de presque deux ans à la Région pour faire les études nécessaires du type programmation et contraintes techniques, et lancer en parallèle les nécessaires réflexions muséales.

A noter que la Région acquerra l’immeuble via la SAF (Société d’acquisition foncière), précisément recapitalisée il y a peu pour permettre justement cette acquisition. « A l’avenir, cette structure pourrait devenir l’opérateur immobilier de la Région », a ajouté Rudi Vervoort qui n’a pas communiqué le montant de la transaction. Et de rêver d’une inauguration du nouveau musée avant la fin de la législature.

Auteur: Charlotte Mikolajczak
Source: La Libre (mis en ligne le 11/03/2015)

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé lundi de procéder au printemps prochain à une série d’auditions sur le « crowdfunding », afin d’étudier comment cette technique nouvelle de financement participatif pourrait être utilisée au bénéfice de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les députés de la commission Finances et Budget du Parlement entendront, à l’occasion de réunions prévues les 11 mai et 8 juin prochains, différents opérateurs de ce secteur en plein dévéloppement depuis quelques années, ainsi que de hauts responsables de l’administration des Finances de la Communauté française.

Parmi la dizaine d’orateurs invités figurent notamment Philippe Maystadt, président de l’organisme de micro-crédit de microStart, des représentants de différentes plate-formes internationales de crowdfunding telles que Kiss Kiss Bank Bank, MyMicroInvest ou Ulule, ainsi que les services de « Business Angels ».

A l’aide de ces auditions, les députés espèrent pouvoir identifier les projets qui, au sein du périmètre d’activités et de financement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pourraient éventuellement bénéficier, en tout ou en partie, des mécanismes de financement participatif.

La Fédération, dont les ressources financières proviennent pour l’essentiel du fédéral conformément à la loi spéciale de financement, est confrontée de manière chronique à des problèmes budgétaires.

Celle-ci vient d’ailleurs d’entamer l’ajustement de son budget 2015. Elle va devoir trouver quelque 150 millions d’euros supplémentaires dans les semaines qui viennent, en plus des 140 millions d’euros déjà d’économies décidés en décembre dernier lors du vote du budget initial pour 2015.

Auteur: Agence Belga
Source: La Libre (mis en ligne le 02/03/2015)