Archives for the month of: mars, 2016

Le Centre international pour la Ville, l’Architecture et le Paysage – ou Civa -, rue de l’Ermitage à Bruxelles, a été créé en 1999. Il regroupe les activités de plusieurs ASBL toutes liées à l’histoire de l’architecture et du paysage, comme les Archives de l’architecture moderne, créées par Maurice Culot qui ont accumulé des trésors formidables sur l’architecture belge du XXe siècle, la Bibliothèque René Pechère sur les jardins, le centre Paul Duvignaud et le Fonds pour l’architecture.

Depuis quinze ans, le Civa multiplie les expositions, fait connaître l’architecture au grand public, publie des ouvrages, reçoit des chercheurs, organise des animations, etc.

Mais depuis quelques années, sa situation juridique et budgétaire devenait très compliquée. Le Civa dépendait de la Cocof (la Commission communautaire française de la Région de Bruxelles) et recevait des subsides de la Communauté française. Mais les dettes ont pesé et Joëlle Milquet, la ministre de la Culture, a coupé le contrat-programme du Civa.

Liquidation

Les difficultés étaient telles que l’ASBL Civa a été mise en liquidation. Le relais est maintenant pris par la Région bruxelloise et son ministre-président Rudi Vervoort qui nous a révélé ses objectifs pour le nouveau Civa, transformé depuis le 8 mars en Fondation d’utilité publique (Fondation Civa Stichting).

La Région bruxelloise avait déjà racheté le bâtiment à la Cocof en 2014.

« Nous ne pouvions pas laisser disparaître un tel outil, important pour le développement de la région et sa qualité architecturale. Etudier une ville implique de connaître son passé et donc ses archives. La dernière réforme de l’Etat nous offre pour la première fois la possibilité de nous impliquer dans des projets culturels pour peu qu’ils aient une implication régionale, ce qui est le cas avec le Civa. Un autre cas est celui du futur musée Citroën. »

Tout l’ancien Civa est passé dans le nouveau Civa (on réfléchit à en changer éventuellement le nom) : le personnel (une trentaine de personnes), les collections (il faudra discuter de ce transfert avec tous les donateurs). La subvention assurée dorénavant par la région est de 2 millions d’euros par an et permettra de couvrir les coûts.

Cinq départements

Le nouveau Civa aura une structure plus centralisée et rationalisée avec un directeur général administratif (un appel à candidatures sera lancé pour lequel l’actuel directeur de l’ASBL Civa, Christophe Pourtois, pourrait postuler). Et cinq départements sont créés qui auront chacun leur directeur et leur comité scientifique : L’histoire de l’architecture et de la ville ; L’art des jardins, l’architecture du paysage et les écosystèmes urbains ; Les enjeux de la ville contemporaine ; Les animations pédagogiques ; Les équipements biculturels d’intérêt général.

Devenu régional, le Civa sera biculturel (tout était déjà bilingue). Auparavant, il n’était financé que du côté francophone et suivait aussi l’architecture wallonne, ce qui n’est plus dans ses compétences.

« Le nouveau Civa aura un potentiel de développement sur beaucoup de sujets« , promet M. Vervoort.

Le conseil d’administration où les ASBL de l’ancien Civa sont représentées a déjà choisi ses premières expositions. En mai, une expo parlera de l’Art nouveau « floral » à Bruxelles, c’est-à-dire comment les racines de l’Art nouveau se nourrissent dans la nature. Une seconde expo est prévue en novembre.

Au Citroën ?

Pour la suite, une hypothèse est sérieusement étudiée : le Civa pourrait à terme déménager et intégrer le futur musée de la Région au Garage Citroën. « C’est une option qui figure parmi d’autres. Le Citroën fait 45 000 m², dont 15 000 à 20 000 m² pour le futur musée pour lequel je rencontre de plus en plus d’intérêt. Il reste de la place et le Civa ‘fait’ 7 000 m². Le Citroën pourrait devenir un lieu culturel au sens large, on peut y intégrer aussi de la danse, de la musique, de la création diverse. L’étude est en cours. Le déménagement du Civa à terme n’est qu’une hypothèse. On attend l’étude pour l’été. Et il faudra voir le coût de l’aménagement du Citroën. Je veux toujours pouvoir lancer les travaux avant la fin de la législature, en 2019. »

Auteur: Guy Duplat
Source: La Libre (mis en ligne le 16/03/2016)

Les 115 centres culturels de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont adressé vendredi une lettre ouverte à la ministre francophone de la Culture, Joëlle Milquet, l’invitant à leur rendre visite pour qu’elle se rende compte de leurs réalités et de leurs difficultés.

Les inquiétudes formulées dans cette lettre sont en lien avec le décret du 21 novembre 2013 relatif aux centres culturels. « Ce décret demande une approche plus participative. Il a pour but de recentrer les activités sur une action culturelle générale de base (théâtre, cinéma, valorisation du patrimoine de la région, etc.) avant de se spécialiser.

Les centres culturels ont jusqu’à 2018 pour rendre leur dossier de reconnaissance. « Tous jouent le jeu mais les moyens ne changent pas et nous n’avons aucun retour de la ministre », explique-t-on au centre culturel de Dinant.

« Les centres culturels ont l’impression d’être méconnus voire abandonnés par un gouvernement qui hésite à investir dans une culture qui s’engage pour le renouvellement de la démocratie et du vivre ensemble », indiquent-ils dans leur courrier.

Les centre culturels font également état des difficultés qu’ils ont à assumer leurs missions comme relais de pratiques artistiques, à maintenir leurs politiques tarifaires démocratiques ainsi qu’à garantir la continuité de l’ensemble de leurs associations, services aux citoyens et la poursuite de leurs partenariats.

« Le volume d’emploi et les conditions de travail indispensables pour développer une action professionnelle ne seront bientôt plus garantis; c’est une source d’inquiétudes quotidiennes », précisent-ils.

Mme Milquet assure rencontrer régulièrement les représentants des centres culturels

La ministre francophone de la Culture, Joëlle Milquet, a assuré qu’elle rencontrait tous les deux mois les représentants des centres culturels pour aborder avec eux, « dans un esprit constructif », les différents sujets relatifs à la politique des centres culturels. Elle répondait ainsi à une lettre ouverte que lui ont adressé les 115 centres culturels de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour l’inviter à leur rendre visite afin que Mme Milquet se rende compte de leurs réalités et de leurs difficultés.

Mme Milquet (cdH) a rappelé dans un communiqué que, dès son entrée en fonction, elle a refusé d’accepter le moratoire décidé pour toute la législature sur le secteur des centres culturels par les négociateurs de l’accord de gouvernement la Fédération Wallonie-Bruxelles pour permettre une évolution positive du secteur « dans le cadre des marges disponibles, hélas limitées, du budget de la Culture ».

Elle ajoute avoir permis en 2015, « par une adaptation décrétale que le décret voté en fin de législature, sans hélas aucun moyen prévu pour le financer, puisse permettre de nouvelles reconnaissances et que la dynamique du décret soit enclenchée ».

Auteur: Agence Belga
Source: La Libre (mis en ligne le 18/03/2016)

On connaît enfin les initiatives retenues dans le cadre du premier appel à projets de l’Accord culturel entre la Communauté flamande et la Communauté française conclu en 2013. Parmi les 94 demandes de soutien déposées et examinées par la plateforme de coopération, les ministres de la Culture des deux communautés, Sven Gatz et Joëlle Milquet ont décidé d’en soutenir 22 pour un budget total de 160 000 euros.

L’ensemble des projets retenus ont pour but de développer les collaborations par-delà les frontières linguistiques en stimulant les échanges, en montant des coproductions et en prônant la coopération entre les organisations culturelles et les artistes de tout le pays.

Le ministre Sven Gatz s’est déclaré agréablement surpris tant par le nombre de dossiers reçus que par la qualité et l’originalité de ceux-ci : « Cela prouve que les organisations culturelles font preuve d’une inspiration et d’une volonté conséquente afin de mener des collaborations au-delà des frontières linguistiques. L’Accord culturel est dans l’air du temps ». De son côté, la ministre Joëlle Milquet a souligné le côté encourageant de la démarche : « La culture rassemble encore et toujours. Nous nous réjouissons de cette sélection de 22 projets et étant donné le succès nous pouvons vous assurer que nous répéterons l’appel à projets en 2017 ».

Pour découvrir la liste des 22 projets soutenus, cliquez ici.

Auteur: Charles Van Dievort
Source: La Libre (mis en ligne le 16/03/2016)

La Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) et les Pays-Bas ont signé un accord de coproduction cinématographique, annonce jeudi le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel dans un communiqué.

L’engagement a été conclu par la vice-présidente du gouvernement de la FWB et ministre de la Culture, Joëlle Milquet, et son homologue néerlandaise, Jet Bussemaker. « Compte tenu des multiples marques d’intérêt posées par les professionnels en vue d’une coopération accrue entre la Fédération et les Pays-Bas, la signature de cet accord de coproduction s’impose comme une opportunité essentielle pour les deux parties », souligne le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel.

Le texte prévoit notamment que les coproductions soient considérées « comme des films nationaux et bénéficient de plein droit, sur le territoire de chacune des parties à cet accord, des avantages qui résultent des dispositions relatives à l’industrie cinématographique », indique de son côté le cabinet de la ministre Milquet. Par ailleurs, l’accord implique un engagement de chaque pays signataire en vue d’encourager la distribution et la promotion du film sur son propre territoire.

Au cours des quatre dernières années (2012-2015), la Belgique et les Pays-Bas ont coproduit 17 films, parmi lesquels deux films de réalisateurs francophones, notamment « Préjudice », premier long-métrage d’Antoine Cuypers sorti en 2015. Seules deux œuvres de réalisateurs hollandais ont été coproduites par la Fédération Wallonie-Bruxelles sur cette période, précise encore le cabinet.

Au fil des ans, des accords ont été conclus entre la Fédération Wallonie-Bruxelles et la plupart des pays européens via la Convention européenne de coproduction. Des engagements bilatéraux spécifiques ont par ailleurs été ratifiés avec des pays considérés comme prioritaires en la matière, comme la France ou la Suisse. Des négociations sont en cours avec le Chili, le Mexique, le Brésil et l’Uruguay.

Auteur: Agence Belga
Source: La Libre (mis en ligne le 25/02/2016)