Archives for the month of: mai, 2016

Depuis quelques semaines, un mouvement est né à Bruxelles: la vague #sprouttobebrussels. « A l’instar du chou, Bruxelles est une ville qu’il faut apprendre à apprécier. Elle possède autant de facettes qu’un chou possède de feuilles », a expliqué aujourd’hui lors d’une conférence de presse Geert Potargent, l’un des initiateurs du concept. Les personnes qui sont à la genèse de ce projet pour « réaligner l’image de Bruxelles » et celles qui le soutiennent, soit plus de 100 partenaires multisectoriels, ont présenté mardi les ambitions et les raisons de l’impulsion mettant en scène un chou de Bruxelles.

Les commerçants ont rapidement et spontanément demandé à participer à l’action en apposant des autocollants sur leur devanture puisque 24.000 badges et 30.000 autocollants ont déjà été distribués. #sprouttobebrussels se veut un mouvement « fédérateur, populaire et open-source » dont l’idée est de montrer sa fierté et son attachement à Bruxelles. L’ambition est de rassembler un maximum d’acteurs afin d’élaborer des initiatives sur le long terme pour améliorer l’image de Bruxelles, que ce soit au niveau local, national ou international, à l’instar des marques « I Amsterdam » ou « I Love New York ». Le mouvement réunit déjà aujourd’hui une soixantaine de commerçants (restaurants, fritkots, libraires, magasins de luxe, brasseurs, bouchers…), une douzaine d’établissements culturels, une quinzaine de partenaires académiques, une dizaine de médias, une vingtaine de grandes entreprises, cinq associations, six agences de communication, Atrium et Visit.brussels. La page Facebook compte plus de 18.000 abonnés tandis que les hashtag ont fleuri sur Instagram et Twitter alors que les premiers signes de l’opération sont apparus début mai. Depuis mercredi, les amoureux de Bruxelles peuvent également partager leur choux sur la plate-forme www.sprouttobebrussels.be

Auteur: Agence Belga
Source: Le Soir (mis en ligne le 25/05/2016)

La Conseil d’administration du Théâtre National a choisi lundi, Fabrice Murgia parmi 5 candidats (Alexandre Caputo, Matthieu Goeury, Isabelle Pousseur et Serge Rangoni) pour succéder dès juillet à Jean-Louis Colinet comme directeur du National pour un mandat de cinq ans renouvelable.

A 32 ans à peine, Fabrice Murgia, frère du comédien David Murgia, poursuit ainsi une carrière météorique d’enfant prodige des scènes.

Il est né à Verviers en octobre 1983 et a été formé au Conservatoire de Liège par Jacques Delcuvellerie. Auteur, acteur et metteur en scène, il dirige la compagnie Artara.

Il s’est fait connaître en 2009 par « Le chagrin des ogres » sans cesse rejoué depuis (encore cet été à la Biennale de Venise). Repéré par Jean-Louis Colinet, il devenait artiste associé au National. Depuis les spectacles s’enchaînent (parfois trop vite) et tournent partout : Life:Reset, Exils, Ghost Road, Children of Nowhere, Notre peur de n’être (joué dans le In à Avignon), Karbon Kabaret à Liège, etc., jusqu’à Black Clouds qui sera créé fin juin à Naples.

Il a vite marqué les esprits par le recours aux technologies nouvelles, à la vidéo et par la prise en compte des thèmes sociétaux contemporains. En 2014 il a reçu un Lion d’argent à Venise. Le jury : « Il a pu créer un langage original mêlant théâtre, cinéma et son, pour susciter une atmosphère qui magnétise le spectateur et l’entraîne près des profondeurs cachées de l’humain. »

Festival de l’émergence

Nous l’avons interrogé dès sa nomination. « Je me situe dans la continuité de Colinet, mais avec des préoccupations de ma génération. Je veux rapprocher le National des compagnies et artistes de la Communauté française. Ceux-ci doivent pouvoir demander des comptes au National. Je veux aussi rapprocher, au National, les métiers administratifs de la création. Et valoriser au bénéfice de la création, les métiers du National. Je veux partager avec les artistes ce que le National m’a donné et dont j’ai pu profiter. »

Parmi ses projets, il y a des festivals : « Sur le modèle du Theater festival en Flandre, organiser un festival annuel avec les grands succès publics de l’année en Communauté française ; un festival dédié à l’émergence internationale et aux jeunes artistes qui en sont à leur première ou seconde création ; accentuer encore le Festival des libertés ; continuer le festival XS partie prenante dans un projet européen et continuer la collaboration avec le KVS. Je trouve exemplaire la complicité qu’il y a eu entre Colinet et Jan Goossens. »

La saison 2016-2017 a été encore préparée par Colinet, Fabrice Murgia doit préparer la suivante. « Je veux inviter des compagnies au National, j’étudierai les possibilités et les projets. C’est fini le temps des directeurs d’institutions tout puissants. Je ferai encore au National, une création par an, moins qu’aujourd’hui mais je garde ma compagnie Artara qui ne reçoit d’ailleurs qu’une petite subvention de 120000 euros par an et qui ne me paie pas. »

Fabrice Murgia veut aussi faire profiter les artistes de la Communauté française des contacts qu’il a pu nouer à l’international.

Auteur: Guy Duplat
Source: La Libre (mis en ligne le 23/05/2016)

Le départ des Zinnodes est prévu à 15 heures.

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©Saskia Vanderstichele
    ©Saskia Vanderstichele

La Zinneke Parade revient ce samedi, pour sa 9e édition. Le départ des Zinnodes des différentes communes est prévu à 15 heures de plusieurs endroits du centre-ville pour un grand défilé qui envahira les rues de Bruxelles jusqu’à 17 heures. Les groupes d’habitants présenteront un projet artistique de rue, qu’ils auront préparé dans leurs quartiers respectifs.

Le thème de cette 9e édition est « Fragil ». Bien qu’il fasse écho aux tristes événements du 22 mars, le thème avait été choisi bien avant. Les organisateurs de la parade expliquent que, « Reconnaître que la fragilité est une grâce incontournable plus qu’une fatale faiblesse permet de déplacer les perspectives, de repenser les interdépendances et d’oser pratiquer des modes d’existence délibérément sensibles ».

L’événement sera retransmis en direct par les chaînes bruxelloises francophones et néerlandophones BX1 et Bruzz, qui présenteront ensemble une émission spéciale de 15 à 17 heures.

Auteur: C.P. (St. avec Belga)
Source: Le Soir (mis en ligne le 21/05/2016)

Coup d’envoi ce mercredi pour l’opération 100 Masters des Musées bruxellois. Durant 100 jours, jusqu’au 27 août, 100 chefs-d’œuvre des collections sont mis à l’honneur.

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Jérôme Bosh, «
L’adoration des mages
», 1510, Maison d’Erasme. © D.R.
    Jérôme Bosh, « L’adoration des mages », 1510, Maison d’Erasme. © D.R.

Rembrandt, Breughel, Rubens, Memling, Jordaens, Khnopff, Rops, Delvaux, Horta, Bosch, Dürer, Erasme, Bacon, Alechinsky, Toulouse-Lautrec, Gustave De Smet, Théo Van Rysselberghe, Jan Fabre, Rik Wouters, James Ensor, René Magritte… Tous sont là, sous nos yeux. Et pourtant, nous ne le savons pas. Depuis des années, les expositions temporaires drainent le public dans les musées. Et les parcours permanents sont trop souvent délaissés. Nos institutions abritent pourtant des collections extraordinaires qui font de Bruxelles une véritable capitale artistique.

C’est pour le faire savoir que le Conseil bruxellois des musées a décidé de lancer une série d’actions originales dont la campagne 100 Masters doit être le fer de lance. Dès ce mercredi et jusqu’au 27 août, 100 chefs-d’œuvre des musées bruxellois sont mis en valeur dans les médias, sur le site du Conseil des musées, dans une campagne d’affichage, sur les réseaux sociaux et, surtout, dans les musées eux-mêmes.

« On a commencé par demander aux musées d’effectuer une sélection dans leurs collections, explique Leen Ochelen du Conseil bruxellois des musées. Puis, un comité de sélection a retenu 100 chefs-d’œuvre parmi les 500 pièces proposées. Des œuvres d’art mais aussi des pièces scientifiques comme des roches lunaires, des objets anciens venus d’Afrique ou d’Amérique du Sud, des armures exceptionnelles ou encore la première locomotive du continent européen. » Tous ces chefs-d’œuvre sont aujourd’hui rassemblés sur un site où chacun peut les découvrir et choisir ses coups de cœur. Ils sont aussi mis en évidence dans les musées participants par le biais de parcours spéciaux, d’animations, de parcours familiaux, etc. Ce mercredi, une vingtaine de blogueurs belges et étrangers sont conviés à visiter en un jour dix-sept de ces musées bruxellois. Un marathon comme il en existe déjà à Londres et Berlin. Pour montrer une autre facette de Bruxelles et de ses formidables trésors. Dans le monde et chez nous. Alors n’attendez plus. Découvrez ces 100 chefs-d’œuvre et faites la fête aux musées.

Musée d’Ixelles : THÉO VAN RYSSELBERGHE, « THÉ AU JARDIN », 1903

© D.R.
© D.R.

« Ce tableau de Théo Van Rysselberghe date de 1903, explique Anne Carre, responsable des collections du Musée d’Ixelles. C’est une des plus belles œuvres de la collection qui compte aussi dix ou quinze autres toiles du peintre, dont certaines de sa période marocaine et une qui représente l’église Sainte-Croix à Flagey. L’intérêt de cette œuvre réside dans la manière dont Van Rysselberghe aborde le néo-impressionnisme. C’est lui qui va introduire ce genre en Belgique. Mais les Belges ne vont jamais appliquer à la lettre la théorie de Seurat, y ajoutant leur touche personnelle. Un autre point intéressant vient du fait qu’il représente trois femmes occupées à des activités assez classiques. L’une coud, l’autre lit et la troisième semble perdue dans ses pensées. Il s’agit cependant de personnalités fortes de leur époque : la femme du peintre elle-même, une poétesse et une auteure de théâtre. »

Toute l’opération 100 Masters avec « Le Soir »

La campagne. L’action 100 Masters démarre ce mercredi 18 mai et se déroule jusqu’au 27 août.

Vos coups de cœur. Pour désigner vos coups de cœur parmi les 100 chefs-d’œuvre sélectionnés, rendez-vous sur www.lesoir.be/100masters.

Les 100 œuvres. Dès cette semaine et jusqu’au 20 août, Le Soir vous présentera chaque semaine sept des chefs-d’œuvre sélectionnés. Vous pourrez retrouver ceux-ci sur www.lesoir.be/les100masters.

Week-end d’ouverture. Ces 21 et 22 mai, grand week-end d’ouverture dans les musées bruxellois avec animations diverses, visites guidées, family day et autres initiatives originales dont une visite guidée en brusseleir au Cinquantenaire.

Infos. Sur les sites 100masters.brussels, http://www.brusselsmuseums.be (volet activité), http://www.brusselsmuseums.beet les sites des différents musées.

Auteur: Jean-Marie Wynants
Source: Le Soir (mis en ligne le 18/05/2016)

La nouvelle ministre de la Culture, Alda Greoli, a choisi de signer le plus rapidement possible des dossiers de subventions urgents, prêts, mais bloqués depuis longtemps. En voilà trois exemples importants.

Le MAD musée de Liège possède une belle collection de 2500 œuvres d’Art Brut contemporain dont beaucoup d’artistes déficients mentaux. En début d’année, le musée avait appris avec stupeur que la ministre de la Culture Joëlle Milquet ne pourrait plus honorer une promesse d’il y a 8 ans, de rénover et agrandir le musée au parc d’Avroy. Tout était prêt avec un beau projet et une grande urgence. La Communauté française devait y apporter 1,8 million. Cet arrêt était pour le musée une catastrophe. La nouvelle ministre, Alda Greoli, Liégeoise désormais, vient de signer la subvention promise de près de 1,8 million d’euros. Mais (cela fait-il partie du deal ?), le directeur du MAD, Pierre Muylle et deux salariés ont reçu leur préavis par mesures d’économies. Et le Créham dont dépend le Mad musée, cherche des partenariats avec le privé.

Alda Greoli qui veut signer rapidement les dossiers de subvention prêts mais en attente, a aussi accordé 2,9 millions au musée juif de Bruxelles pour doubler ses surfaces d’exposition, améliorer la scénographie et créer un auditorium.

Créé il y a un an, le Centre Keramis- Centre de la Céramique de la Fédération Wallonie-Bruxelles- à La Louvière, n’avait pas reçu les moyens d’assurer son fonctionnement annuel. Un audit de la Communauté française elle-même, l’avait démontré. Keramis attendait donc un meilleur subventionnement depuis des mois pour pouvoir payer son personnel et organiser des expositions. Alda Greoli vient de signer un subside complémentaire de 215.000 euros afin de boucler ses coûts de fonctionnement évalués en janvier dernier par cet audit.

Auteur: Guy Duplat
Source: La Libre (mis en ligne le 14/05/2016)

L’artiste transformera les chewing-gums collés sur le sol en petites oeuvres d’art.

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©Pierre-Yves Thienpont - Le Soir
    ©Pierre-Yves Thienpont – Le Soir

Le piétonnier bruxellois sera le terrain de jeu, du 31 mai au 3 juin, de l’artiste Ben Wilson, le peintre du chewing-gum. L’artiste transformera les chewing-gums collés sur le sol en petites oeuvres d’art.

La visite de Ben Wilson est programmée dans le cadre de l’évènement culturel VOLTA – Nacht van de Toekomst in Brussel. L’artiste britannique transformera des centaines de chewing-gums en peintures miniatures.

Plusieurs milliers d’oeuvres de l’artiste sont notamment visibles dans des rues de Grande-Bretagne ou ailleurs en Europe.

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