BPS22, musée de la photo, théâtre de l’Ancre et salle Rockerill, sont fortement augmentés.

Ce vendredi n’était pas le jour de Saint-Nicolas, mais ce fut néanmoins l’heure des cadeaux justifiés pour quatre grandes institutions culturelles de Charleroi. La ministre de la Culture Alda Greoli (CDH), accompagnée du bourgmestre de Charleroi, Paul Magnette (PS) a annoncé la bonne nouvelle dans les salles du BPS 22, le centre d’art contemporain.

Dans le cadre du plan de redéploiement de la ville qui mise en particulier sur la culture comme vecteur d’émancipation sociale, la ministre refinance fortement, dès 2017, les quatre institutions phares que Magnette avait mises en avant :

-Le BPS22 était sans moyens suffisants dans son nouveau et très beau bâtiment. Il demandait que sa subvention de la Communauté augmente de 300000 euros. Il les obtient et ce sera pérenne.

-Idem pour le le beau Musée de la photographie qui avait dû, faute de moyens, réduire sa programmation à deux expos par an. Il reçoit 200000 euros de plus et la possibilité de se remettre à niveau.

-Le Théâtre de l’Ancre qui va recevoir d’ici trois ans une toute nouvelle salle de 400 places dans un nouveau bâtiment devait avoir davantage de moyens pour s’y préparer. Ses subsides de 800000 euros par an sont augmentés de 300000 euros dès 2017 et cet apport reste acquis pour les futurs contrats-programme.

-Enfin, la salle Rockerill sur le site des anciennes forges de la Providence est une scène de musique alternative et de résidences d’artistes. Elle reçoit aussi 200000 euros de plus.

Rééquilibrage

Au total, Charleroi reçoit donc un million d’euros de plus pour sa culture de la part de la ministre de la Culture. « J’ai travaillé, nous dit-elle, en étroite symbiose avec le ministre-président Rudy Demotte (PS). J’ai eu la chance de voir mon budget culture augmenter de 3 % pour 2017. Peu de ministres de la culture en Europe peuvent avoir cette chance. Et j’utilise une partie de cela pour répondre dès 2017 aux besoins de Charleroi. Cet argent n’est donc repris à personne. Je ne voulais pas non plus saupoudrer cette somme et préférais de vrais choix en répondant à un plan de redéploiement qui s’adresse aussi aux jeunes, au public autour de Charleroi et qui aide les institutions de Charleroi à se produire hors des frontières ».

C’est la ville qui a fait le choix de ces quatre institutions et n’y pas mis par exemple Charleroi/Danses ou le PBA/Eden.

On peut voir aussi dans cette annonce un effet du rééquilibrage demandé par rapport à Mons 2015 mais aussi par rapport aux budgets culturels alloués à des villes comme Liège et La Louvière.

Pierre-Olivier Rollin du BPS22, Xavier Canonne du musée de la photographie et Jean-Michel Van den Eeyden du théâtre de l’Ancre avaient trouvé un relais chez Paul Magnette, le président du gouvernement wallon mais aussi le bourgmestre en titre de Charleroi pour remettre à plat ces aspects régionaux de la politique culturelle, surtout dans le contexte de l’après Mons 2015 et des moyens qui pourraient ainsi se dégager.

Auteur: Guy Duplat
Source: La Libre (mis en ligne le 25/11/2016)

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