Depuis la rentrée, la culture s’est invitée dans les débats de politique communale. L’occasion de rappeler aux politiques la participation des artistes et des opérateurs de terrain à la prospérité de leur ville. En Flandre, à Bruxelles et en Wallonie, ces rencontres ont attiré plus de 600 personnes.

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Négliger la culture, pour nos villes et communes, laisser de côté tous ceux qui y participent, n’est-ce pas faire l’impasse sur l’avenir? L’Association Professionnelle des Métiers de la Création (APMC) a voulu poser la question en organisant sept débats. A Bruxelles (Saint-Gilles), Anvers et dans cinq villes wallonnes (Mons, Tournai, Charleroi, Namur et Liège), elle a invité ses membres et les opérateurs locaux à réfléchir ensemble sur le rôle joué par la culture dans le développement de leur cité.

Des constats récurrents
Une entité n’est pas l’autre, mais certains constats sont systématiques: le manque d’espaces de travail se fait sentir aussi bien à Bruxelles qu’à Anvers ou à Liège. Tout projet d’aménagement du territoire devrait prévoir des espaces appropriés au travail créatif.
Les solutions peuvent être individuelles, comme l’intégration d’ateliers dans les logements sociaux, ou prendre des formes collectives: bâtiments à occupation partagée ou pôles d’entreprises créatives.

Valorisation de la diversité artistique locale
Un autre problème régulièrement évoqué est la trop faible prise en compte des artistes locaux. Les pouvoirs communaux sont friands de manifestations de prestige censées attirer les touristes. Mais les artistes se sentent souvent exclus de ces initiatives, parfois bien dotées mais dont ils ne profitent pas beaucoup. En outre, ils se demandent quel rôle on fait jouer à la culture dans ces grands événements: les élus se montrent avant tout soucieux de l’impact médiatique de leurs investissements, au détriment de toute autre considération.

Promesses… tenues?
Les rencontres ont permis aux participants d’analyser collectivement la situation de la culture dans leur ville. Elles les ont amenés aussi à dégager une série de revendications, à commencer par la question de la rémunération de leur travail.
Lors des débats, une série de promesses ont été faites par les candidats. L’enjeu pour le futur sera de vérifier, par un suivi collectif, dans quelle mesure elles seront tenues.
S’ils veulent peser sur les choix politiques, les professionnels de la création ont tout intérêt à travailler ensemble à la constitution de groupes organisés, cohérents, solidaires, qui leur permettent de faire entendre avec force la spécificité de leur voix dans le monde du travail. Ils peuvent compter sur le soutien de l’Association Professionnelles des Métiers de la Création.

Source: smart.be