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Le président du SP.A, John Crombez, et son ministre bruxellois, Pascal Smet, formulent le désir de voir émerger une Ville-Région pour Bruxelles, dans les colonnes du Soir et du Standaard jeudi.

Le projet des figures socialistes flamandes consiste à unifier totalement Bruxelles. Les 19 communes seraient supprimées, faisant place à une Ville-Région, qui épouserait le même territoire (hors, donc, les communes à facilités). Elle aurait son propre parlement, baptisé Conseil de la région urbaine, garantissant toujours la représentation flamande.

Les communes disparaitraient remplacées par une vingtaine d’arrondissements seraient créés. Ils n’épouseraient pas les frontières des communes actuelles, mais des frontières physiques (voies ferrées, canal, ring). Le nombre d’habitants de chaque arrondissement serait globalement identique. L’arrondissement disposerait de compétences très locales, comme la propreté, la sécurité, l’embellissement, l’écologie ou la vie communautaire et associative.

Enfin, les élus misent sur le trilinguisme: le français et le néerlandais resteraient les deux langues administratives, mais l’anglais devrait également faire sa place.

« Ce que nous proposons, ce n’est pas communautaire », insiste M. Smet. « Il y a une nouvelle génération à Bruxelles (…) que je n’appelle pas « francophone », mais des Bruxellois qui parlent français. Et en leur sein, il y a une demande de changement, d’une bonne gestion, peu importe la langue. On doit sortir des anciennes pensées. A Bruxelles, nous sommes tous des Bruxellois », conclut-il. « Ce que nous voulons, c’est lancer un débat pour que le dialogue commence », indique pour sa part John Crombez.

Auteur: Agence Belga
Source: La Libre (mis en ligne le 30/11/2017)

Imaginer que l’argent endormi sur votre compte d’épargne serve à financer des conflits armés au bout du monde vous révolte ? Et si l’on vous dit qu’on l’utilise dans votre dos pour investir dans des entreprises employant des enfants, ça vous débecte ? Il existe pourtant un label belge de la finance solidaire : Financité & FairFin. Il garantit l’éthique de placements financiers assortis, en sus, d’une plus-value sociale et environnementale.

Actuellement, 61 produits éthiques et solidaires en sont estampillés. Ils émanent de 36 ASBL ou coopératives. Certains de ces promoteurs proposent donc plusieurs produits, surtout des parts sociales à différents prix.

Selon Financité, en Belgique, près d’une personne sur cent a déjà investi dans un produit labellisé Financité & FairFin. Pour expliquer ce pourcentage impressionnant, Laurence Roland, coordinatrice communication & plaidoyer pour le réseau Financité, pointe la diversité des promoteurs. «  Si certains produits sont proposés par de toutes petites structures débutantes, d’autres, au contraire, émanent de grosses ASBL ou coopératives. C’est le cas de NewB, dont le projet est de créer une banque coopérative : déjà plus de 50.000 coopérateurs ont répondu présent. »

Microfinance

Alterfin est un autre gros acteur. Depuis 1994, cette coopérative mobilise du capital en Belgique afin de l’investir dans les pays en voie de développement via des institutions de microfinance et des organisations de petits producteurs actives dans l’agriculture durable.

« Cette coopérative de micro-crédit Nord-Sud existe depuis une vingtaine d’années : elle est bien assise et a une certaine notoriété. Elle attire ainsi plus facilement l’investisseur qu’une nouvelle coopérative qui vient de se créer », poursuit-elle.

Et d’ajouter : «  Il y a deux raisons pour lesquelles quelqu’un investit dans une ASBL ou une coopérative. Tout d’abord, les investisseurs sont en quête d’un projet qui a du sens. Cela signifie un investissement qui soit proche de chez lui ou dans un secteur qui lui parle particulièrement ou parce qu’il aime la manière dont travaille l’entreprise. Ensuite intervient le critère de proximité, dans le sens de connaître l’ASBL ou la coopérative dans laquelle investir.  »

Coopérative

Ainsi, on investit plus volontiers dans une coopérative parce qu’elle nous parle et qu’elle propose un produit local qui permette de développer la communauté économique tout près de chez soi.

Jusqu’au 31 décembre, il est possible de voter pour son projet préféré. Le gagnant de ce prix Financité 2017 recevra 2.500 euros sous forme d’investissement de la part du Réseau Financité. L’an dernier, c’est Bees Coop qui l’a remporté. L’objectif de ce premier supermarché participatif à Bruxelles ? Construire une coopérative de consommateurs d’envergure visant à offrir une nourriture de qualité à prix accessible mais juste, dans une démarche respectueuse de l’environnement et de l’humain.

«  L’i ntérêt du prix Financité est d’offrir de la visibilité à la finance solidaire , explique Laurence Roland. D’ailleurs, les entreprises qui nous contactent pour être labellisées, le font pour deux raisons : la première, c’est pour recevoir le label qui leur donne une base de reconnaissance ; la deuxième, c’est pour la visibilité. Pour chaque nouvelle entreprise labellisée, une newsletter est envoyée à l’ensemble des personnes intéressées. De quoi permettre aux entreprises de dépasser leur pré carré, d’être connues par d’autres personnes que par leurs membres convaincus.  »

Dans l’espoir d’obtenir le fameux sésame, toute entreprise candidate au label doit suivre une méthodologie contraignante. Le dossier de candidature est d’abord analysé par Financité avant d’être transmis à un comité indépendant d’experts. Ces cinq professionnels du secteur vérifient que le dossier est complet et qu’il répond aux critères assignés à l’obtention du label.

Transparence

Il s’agit, entre autres, de la transparence – l’investisseur doit savoir à quoi sert son argent. De surcroît, l’investissement doit s’inscrire dans une démarche socialement responsable et favoriser la cohésion sociale. Et ce par le financement d’activités de l’économie sociale : l’action sociale, coopération Nord-Sud, défense des droits de l’Homme, la culture, l’éducation, l’environnement ou le développement local des territoires marginalisés. Par ailleurs, les frais adossés au produit éthique et solidaire doivent être en phase ou inférieurs aux pratiques du marché.

Enfin, lorsque l’on acquiert une ou des parts sociales d’une coopérative, on entre dans son capital. Cela donne accès à l’assemblée générale où l’on dispose d’un droit de vote. «  Pour être labellisé, il faut respecter le principe d’“un homme, une voix”. Et ce dès que l’on possède une seule action. Cela garantit la gestion démocratique de l’économie sociale, toutes proportions gardées évidemment  », conclut Laurence Roland.

Auteur: N/A – rubrique « Demain, la Terre »
Source: Le Soir (mis en ligne le 27/11/2017)

La ministre de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Alda Greoli (CDH), a rendu publiques jeudi ses décisions fort attendues sur les 295 demandes de contrats-programmes 2018-2022 dans les arts de la scène.

Pour la ministre Alda Greoli, comme pour le secteur culturel, c’était « le » dossier de la législature. Le plus important mais aussi le plus difficile. Elle l’a achevé non sans courage, et avec une grande détermination. Il s’agissait de redessiner tout le paysage culturel, soit un tiers du budget global de la Culture (près de cent millions d’euros), pour le théâtre, la danse, le jeune public, le cirque, les musiques en donnant aux subsides publics toute la clarté et la stabilité nécessaires.

On y retrouve autant des artistes, des compagnies ou des orchestres, que des lieux de diffusion de spectacles, des festivals ou encore des structures de services. Les décisions valent pour les cinq ans à venir (2018-2022), avec des règles claires, objectives, mettant « l’artiste au milieu ».

Des milliers de personnes sont concernées et attendaient ce moment depuis des mois voire des années, vivant souvent dans des institutions ou compagnies subsidiées sur base de simples avenants à leurs contrats-programme.

Un ultime obstacle s’était présenté mardi (lire nos articles précédents) mais Alda Greoli a poursuivi dans sa voie et a donné ce jeudi tous les chiffres des prochains contrats-programme et envoyé les courriers à tous les demandeurs de subsides. La pression était devenue très forte. Les différentes fédérations patronales des arts de la scène, des compagnies, etc., avaient publié mercredi des communiqués exhortant la ministre et le gouvernement à ne pas tergiverser et entamer de nouveaux marchandages.

59 refus

Comme prévu il y a des heureux dont les budgets sont en nette hausse et 42 nouveaux entrants bénéficiant d’un premier contrat-programme mais il y a aussi des déçus, des budgets loin des demandes ou en baisse, voire des institutions ou compagnies qui ne recevront bientôt plus rien. Des recours de leur part restent possibles.

Au total, sur les 295 demandes de contrats-programme (prolongés ou nouveaux), Alda Greoli en octroie 236 dont 42 bénéficiant pour la première fois d’une aide structurelle. 59 demandes ont été soit renvoyées vers un autre type de subventionnement, soit en phasing-out d’un an (vers l’extinction, 13 sont dans ce cas), soit rejetées.

Alda Greoli a rappelé jeudi l’historique de ses décisions mais sans rendre public les rapports des commissions d’avis.

Stabilité

Elle a donné les chiffres globaux: « Le Gouvernement de la Fédération a revalorisé de 10 millions d’euros l’enveloppe dédiée aux contrats-programme des Arts de la scène (qui passe de 83 à 93 millions, soit 12%), une progression attendue depuis plus de dix ans par les acteurs. Ce rattrapage, combiné avec l’indexation des contrats-programme, désormais inscrite dans le décret des Arts de la scène, offre enfin aux Arts de la scène la stabilité requise pour assurer des perspectives stables qui vont soutenir les conditions nécessaires à la création. »

Et puis elle a donné le tableau avec tous les chiffres (voir ci-contre et sur le site www.lalibre.be pour avoir l’intégralité).

Il y a donc aussi des entrants qui bénéficient d’un premier contrat-programme et de très nombreux autres qui bénéficient d’une hausse mais souvent moindre que celle réclamée après des années de non indexation. Les détails et noms des demandes qui ont été réorientées ou refusées n’ont par contre, pas été divulguées.

Tous ces chiffres donneront lieu à de nombreux commentaires.

Alda Greoli a expliqué que les différentes commissions d’avis avaient proposé, au total, des subsides de 115 millions (par rapport à une demande portant sur 130 millions au départ). Il s’est agi ensuite pour son cabinet de ramener ce montant aux 93 millions disponibles.

Les critères

Les critères qu’elle et son cabinet ont choisi étaient de tenir compte pour chaque demande des pourcentages affectés à la création artistique, à l’emploi artistique et au pourcentage de recettes propres. Au plus ces pourcentages sont importants, au mieux les demandes étaient considérées.

Si l’avis des commissions était favorable, un contrat-programme était quasi automatiquement acquis (sauf pour les centres culturels déjà subventionnés dans un autre cadre budgétaire). Quand les avis étaient « réservés », le cabinet d’Alda Greoli a étudié les demandes en fonction des critères expliqués ci-dessus. Et si l’avis des commissions était négatif (c’était le cas de 55 demandes) le cabinet réétudiait quand même les dossiers et 8 d’entre eux ont donné lieu quand même à contrats-programme.

On ne connaît pas la liste des « refusés » ou « réorientés » ou en « phasing out ».Par rapport à ce que Joëlle Milquet avait annoncé en 2015, le festival de Spa alors menacé est cette fois fortement augmenté, le théâtre de La Valette à Ittre sera en « phasing out » sur un an. On notera par exemple que le Groupov comme le théâtre de Toone n’avaient plus demandé cette fois de contrat-programme, le premier demandant un aide pluriannuelle différente et le second émargeant dorénavant au Patrimoine.

Forte hausse du secteur jeune public

Pour compenser l’effet des non-indexations successives, il fallait sans doute une hausse de 10 pc, voire 15 %, a-t-on dit. Impossible, mais la hausse globale du budget de 12 % permet à certains théâtre (National, Liège, Public, Namur, etc.) des fortes hausses mais pas Charleroi Danses, le Varia, Océan Nord (seulement statu quo). La Balsamine est même en forte baisse.

Un très gros effort est fait vers le théâtre jeune public et le conte avec des subsides nouveaux pour La Montagne magique et la maison du conte par exemple, et une forte hausse pour la Guimbarde

Des compagnies accèdent aux contrats-programme comme le Raoul collectif et le Pop-up. Le théâtre de l’Ancre à Charleroi n’a pu intégrer que deux tiers de la hausse annoncée début 2017

Notons enfin, le poids important de l’ORW et de l’Orchestre Philharmonique (24,5 millions à eux deux).

Rétroactes

C’est donc l’aboutissement d’un très long dossier. Rappelons que tous les opérateurs en arts de la scène en Communauté française (théâtre, théâtre jeune public, théâtre action, danse, musique classique, non classique et contemporaine, conte, arts forains) désireux d’obtenir un contrat-programme pour la période 2018-2022 avaient dû remettre avant le 17 janvier de cette année, un dossier de demande très détaillé. Au total, il y eut 295 dossiers rentrés ! Un chiffre très impressionnant.

Si beaucoup étaient déjà subsidiés par contrat-programmes ou conventions (catégorie désormais supprimée), un quart des demandes (78) provenaient d’opérateurs (compagnies, individus, lieux) qui ne disposaient jusqu’ici ni de contrats-programmes ni de conventions mais parfois de simples aides ponctuelles.

Les montants demandés excédaient de 50 % l’enveloppe générale pour les contrats-programmes en arts de la scène qui est de 83 millions en 2017. Certes, la ministre a pu obtenir dix millions de plus, bienvenus (une hausse énorme dans le contexte actuel), mais les choix furent très douloureux car le « gap » entre le budget disponible (93 millions ) et les demandes (130 millions), restait fort élevé.

La ventilation des dossiers introduits est intéressante avec le théâtre adulte en tête avec 83 dossiers soumis, suivi des musiques non classiques (56 dossiers) et du théâtre jeune public (32). Près de 50 % des dossiers (143 dossiers) ont été introduits par des « structures de création » (les compagnies). Seuls 24 dossiers concernent les « lieux de création » et 16 dossiers les « centres scéniques » (les institutions phare, centres dramatiques et chorégraphique) mais ces derniers avec les plus grosses demandes.

Ultime blocage

Pour le 30 juin, les différentes commissions d’avis ont dû rendre leurs rapports. Plusieurs commissions ont demandé un délai supplémentaire. Le dernier avis n’a été envoyé qu’à la mi-septembre.

Un ultime obstacle s’est présenté mardi quand l’Inspection des Finances a demandé que le dossier passe en gouvernement et ne soit pas décidé par la seule ministre. Alda Greoli a répondu qu’elle tiendrait compte de cet avis sur les deux points soulignés par l’IF (avances du fonds écureuil et liquidation des subsides supérieurs à 250000 euros) et présenter ces points au prochain gouvernement la semaine prochaine mais qu’elle déciderait seule de l’octroi général des contrats-programme, ce qu’elle a annoncé ce jeudi, précisant qu’elle a informé ses collègues de tous les chiffres et qu’il n’y a eu « aucune demande de changement de quoi que ce soit».

Les lettres ont été envoyées jeudi aux demandeurs et les contrats-programmes précis seront rédigés dans les prochaines semaines.

Juillet 2015

La démarche qui aboutit maintenant trouvait son origine dans une « note d’orientation pour une politique théâtrale renouvelée » de 30 pages soumise en juillet 2015 par Joëlle Milquet, alors ministre de la Culture, avec l’ambition « de remettre l’artiste au centre, de réduire les coûts administratifs au profit de l’artistique, d’augmenter l’aide aux projets ».

Elle voulait déjà tout remettre à plat et décider au même moment de toutes les aides comme cela se fait en Flandre, et non plus au cas par cas, comme auparavant.

Rappelons que trois types de subsides existent.

D’abord, les « bourses », la plus petite aide, visant des projets ponctuels. Ensuite les « aides aux projets » (remplaçant à la fois l’ancienne aide aux projets et les conventions, désormais supprimées, au grand dam de certains). Ces aides pourront être octroyées sur un, deux ou trois ans maximum, et les demandeurs doivent remplir un formulaire en sept points.

Enfin, il y aura les contrats-programmes dont il est question aujourd’hui et dont la durée passe de quatre à cinq ans (les premiers iront de 2018 à 2022). Il faut, là, remplir un formulaire très complet d’une vingtaine de points avec les objectifs, les politiques d’accompagnement et de promotion, les types d’activités, les technologies numériques, les publics visés, la politique tarifaire, le volume d’audience pressenti, les budgets prévisionnels explicités par types de dépenses (infrastructures, activités artistiques, fonctionnement), le volume d’emploi, les éventuelles mutualisations ou rapprochements avec d’autres opérateurs, les règles de bonne gouvernance appliquées.

Il est prévu maintenant de changer les commissions d’avis mais, faute de temps, ce point a été remis à 2018.

Dossier de Marie Baudet et Guy Duplat
Source: La Libre (mis en ligne le 23/11/2017)

Une opinion de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, et de Tibor Navracsics, commissaire européen en charge de l’Education, de la Culture, de la Jeunesse et du Sport.

«Si c’était à refaire, je commencerais par la culture». Cette citation – attribuée à tort à Jean Monnet – prend toute son actualité cette semaine, alors que les 28 dirigeants européens se retrouvent à Göteborg, en Suède. Pour ce premier arrêt sur une route qui mènera jusqu’à Sibiu, en Roumanie, le 9 mai 2019, les dirigeants de l’Union ont choisi un thème qui touche au cœur de l’avenir de l’Europe. Grâce à l’éducation et à la culture, nous apprenons à tirer le meilleur de chaque situation, nous traversons le miroir pour aller vers l’autre et nous enracinons le sens de notre identité européenne.

Alors que l’UE n’a pas de compétences directes en ce qui concerne l’éducation et la culture, elle utilise les instruments à sa disposition pour aider les États membres à parvenir à une meilleure coopération et pour permettre aux artistes et aux enseignants de travailler plus facilement dans toute l’Europe.

Cette question est cruciale compte tenu du nombre de défis qui, de par leur nature, dépassent les frontières et appellent une réponse collective. Comment, par exemple, pouvons-nous aider les 44 % d’Européens de tous âges qui ne disposent pas encore des compétences numériques de base? Comment pouvons-nous défendre la liberté de la presse, la pluralité des médias et un journalisme de qualité? Et comment pouvons-nous exprimer haut et fort nos valeurs de liberté et de démocratie face à la montée du populisme et de la xénophobie? L’éducation et la culture doivent faire partie intégrante de la solution et c’est la raison pour laquelle la Commission européenne présentera aux dirigeants de l’Union des actions concrètes à mettre en place d’ici à 2025.

Une solution qui fait l’unanimité est le programme Erasmus+, qui célèbre cette année son trentième anniversaire. Ce programme a permis à plus de 9 millions de personnes de bénéficier d’un séjour dans un autre pays de l’Union, comme étudiant, apprenti, volontaire, stagiaire ou même enseignant. Cette réussite révèle le désir des Européens d’être de plus en plus mobiles, de découvrir comment vivent, travaillent et étudient les autres. D’ici à 2025, l’UE pourrait doubler le nombre de participants au programme Erasmus+ de manière à ce qu’au moins 7,5 % des Européens y prennent part.

Pour aider à la mobilité des étudiants, nous allons lancer en 2019 la «carte d’étudiant européenne électronique» qui contiendra des informations sur les diplômes et les qualifications. Cela permettra aux étudiants d’avoir accès à des formations dans tous les établissements et pour les secteurs les plus tournés vers l’avenir, comme la science, la technologie, la robotique ou le génie civil.

Aujourd’hui, la reconnaissance des diplômes ou des titres en Europe est loin d’être automatique. S’appuyant sur le «processus de Bologne» qui a ouvert la voie à la reconnaissance mutuelle, un «processus de la Sorbonne» pourrait aller encore plus loin. Il pourrait contribuer à améliorer la reconnaissance mutuelle des diplômes de l’enseignement secondaire et supérieur et faire de la validation transfrontières des formations et des certificats une simple formalité. La Commission est prête à présenter dès mai 2018 une proposition visant à faire de cette vision une réalité.

Une coopération renforcée entre les États membres suppose également de créer un réseau universitaire européen ainsi que des universités véritablement européennes. Il inclurait notamment une nouvelle École de gouvernance européenne et transnationale, accueillie par l’Institut universitaire européen de Florence, en Italie.

Dans le domaine de la culture, le programme MEDIA a été un remarquable succès pour le cinéma européen depuis 1991. Au total, 2,5 milliards d’euros ont été investis dans la production audiovisuelle européenne et dans la projection de ces œuvres. Par ailleurs, les capitales européennes de la culture ont contribué à la hausse du tourisme et à la revitalisation de 56 villes au cours des 32 dernières années.

La culture est, pour l’Europe, une grande richesse que nous devons préserver à une époque où les choses évoluent plus rapidement et semblent avoir une durée de vie plus courte que jamais auparavant. C’est pourquoi l’Europe consacrera l’année 2018 à son patrimoine culturel – qu’il soit historique, architectural, littéraire, cinématographique ou artistique. Enfin, grâce son soutien historique à Euronews, la Commission souhaiterait voir la chaîne renforcer son rôle de fournisseur d’informations européennes en Europe et au-delà.

À Göteborg, au moment où l’Europe construit son avenir, l’éducation et la culture doivent impérativement en être le fondement. Elles constituent un moteur pour l’emploi et la croissance, elles contribuent à promouvoir la justice sociale et sont le meilleur ciment de l’unité entre tous les Européens.

Contribution externe
Source: La Libre (mis en ligne le 17/11/2017)

Le ministre de l’Economie, Kris Peeters, recevra sous peu les sociétés de gestion des droits d’auteurs et les représentants des auteurs et des artistes. Il prépare un plan qui vise à éliminer la dette considérable des premières envers les seconds.

Près de 600 millions d’euros doivent encore être payés. Quiconque souhaite utiliser des œuvres de nature artistique, comme de la musique, des images ou des textes, est redevable de droits d’auteur. Les sociétés de gestion de ces droits les perçoivent et les reversent aux auteurs et artistes. Ces paiements se révèlent toutefois laborieux, selon le ministre. L’ensemble des sociétés de droits d’auteur est encore redevable à leurs ayants droit d’une somme totale de 600 millions d’euros. En l’espace de quatre ans, le montant a augmenté de 129 millions d’euros.

« Il s’agit là de montants particulièrement élevés. Les auteurs et les artistes sont entretemps privés des revenus auxquels ils ont droit », a expliqué M. Peeters.

Au début de l’année prochaine, une réforme législative entrera en vigueur. Le délai de 24 mois prévu entre la perception et la répartition des montants sera ramené à 9 mois à compter de la fin de l’exercice comptable. Lorsque les frais de gestion excèdent 15% des perceptions, les sociétés de gestion devront le motiver. En 2015, les frais de gestion s’élevaient à 15,73%.

Auteur: Agence Belga
Source: La Libre (mis en ligne le 12/10/2017)