Du 12 juillet au 7 septembre, le festival Bruxellons anime le Château du Karreveld. Plus d’une vingtaine de spectacles sont au programme. Nouveauté : six spectacles jeune public.

L’été, la majorité des théâtres ferment leurs portes, transformant Bruxelles en désert artistique. Heureusement, les festivals prennent le relais pour proposer des spectacles en juillet et août. Le joyeux festival Bruxellons constitue une belle respiration estivale. En plein air, dans la cour du Château du Karreveld, ou à l’abri dans sa grange, « Bruxellons » rassemble plus d’une vingtaine de spectacles de la saison écoulée. S’il n’y a pas de création cette année, « faute de budget« , la programmation promet toutefois de belles rencontres artistiques pour tous les spectateurs qui n’ont pas eu l’occasion d’apprécier les spectacles pendant la saison.
Coups de cœur

Fruit de la sélection de trois codirecteurs, Daniel Hanssens, Olivier Moerens et Alain Verburgh, la programmation de cette 15e édition fait la part belle à la comédie. « Nous nous réunissons dès la fin du festival pour préparer le suivant, explique Daniel Hanssens, comédien, metteur en scène et directeur de la compagnie Comédie de Bruxelles (ex-Argan 42). Nous décidons en fonction des spectacles que nous avons vus pendant la saison et si, par hasard, nous n’avons pas vu les spectacles tous les trois, on se fait confiance. » Ces choix artistiques, représentant les « désirs de théâtre de trois hommes« , permettent de goûter un panel assez diversifié de spectacles. « C’est un grand plaisir de faire partager ce qui nous a semblé très beau pendant la saison, ajoute Daniel Hanssens. On essaie de faire un mélange dans les genres même si on présente une majorité de comédies. Il y a des spectacles drôles et d’autres plus forts comme « Himmelweg », mis en scène par Jasmina Douieb. Cette diversité est représentée par la crème des acteurs. » Pour cette édition, Michelangelo Marchese, Michel Kacenelenbogen, Bruno Coppens, Eric De Staercke, Stéphanie Blanchoud, Catherine Decrolier, Pierre Pigeolet, Michel de Warzée, Laure Godisiabois, Dominique Rongvaux, et bien d’autres, répondont présents.

Cette année, une nouveauté au programme de « Bruxellons » : des spectacles pour enfants (lire ci-contre). « Pour l’avenir, nous avons beaucoup d’idées et d’envies, comme proposer des concerts ou du cinéma« , explique le comédien et metteur en scène.

Co-produit par les trois directeurs, le festival « Bruxellons » rassemble chaque année une moyenne de 18 000 spectateurs. Un chiffre plus qu’honorable qui reflète une véritable nécessité d’offre culturelle pendant l’été et attire un public pas toujours habitué des scènes contemporaines. « Bruxellons est un festival populaire, remarque Daniel Hanssens. Les spectateurs aiment venir voir un spectacle en plein air l’été mais ils ne vont pas forcément au théâtre pendant le reste de la saison. Nous essayons évidemment d’attirer un public varié et même si c’est un festival privé, notre but n’est pas de gagner de l’argent mais d’essayer de maintenir le festival. »

Un microclimat

Quand on propose des spectacles en plein air à Bruxelles, même l’été, il existe toujours un risque… météorologique. Aux yeux du codirecteur, il s’agit de « créer un équilibre entre l’extérieur et l’intérieur. Mais on a toujours beaucoup de chance. Il y a une sorte de microclimat au Karreveld. L’année passée, on a dû remettre un seul spectacle. De toutes façons, en cas de problème, il y a moyen de continuer à jouer dans la grange. Mais cela arrive rarement, au Château du Karreveld, il y a quelque chose de magique« .

Auteur: Camille de Marcilly
Source: La Libre (mis en ligne le 26/06/2013)