La ministre démissionnaire a adressé une lettre où elle explique sa tristesse face à sa démission, mais où elle continue de se défendre bec et ongles.

En début de semaine, Joëlle Milquet a démissionné de son poste de ministre de l’Education, de la Culture et de l’Enfance en raison de son inculpation dans le dossier des collaborateurs fantômes.

Une démission qui lui reste visiblement en travers de la gorge… Dans un communiqué où elle fait ses adieux au secteur culturel, la ministre démissionnaire en profite pour (re)taper du poing sur la table.

« Je n’ai rien à me reprocher »

Son premier paragraphe s’étend sur sa déception et sa tristesse de quitter la Culture mais, dès les premières lignes, Joëlle Milquet réfute fermement les griefs qui lui sont reprochés. Dès le deuxième paragraphe, elle déclare : « Sachez que je n’ai rien à me reprocher et j’affirme n’avoir commis aucune infraction ni aucune illégalité dans le dossier qui est instruit à ma charge et qui se limite à remettre en cause des activités jugées toujours régulières dans les cabinets. Je le démontrerai avec toute l’énergie dont je suis capable. C’est essentiel pour mon honneur car tous ceux qui me connaissent et me suivent depuis des années savent à quel point mon intégrité n’a jamais été mise en cause. »

La ministre démissionnaire finit par remercier tout le secteur, précisant que la Culture est « la première réponse que nous devons opposer à tous les extrémismes et obscurantismes qui traversent notre société ».

Pour accéder au courrier, cliquez ici.

Auteur: C. TQ
Source: Le Soir (mis en ligne le 14/04/2016)