Le 7 décembre, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Communauté Flamande ont approuvé le premier accord officiel de coopération culturelle. Les réseaux RAB/BKO se réjouissent de cette étappe historique dans la synérgie entre les politiques culturelles francophone et néerlandophone.

Le cabinet de la ministre de la culture Fadila Laanan a publié un communiqué de presse soulignant la portée symbolique de l’accord :

Moment historique : l’accord de coopération culturelle approuvé par les Gouvernements des Communautés

Aucun accord de coopération culturelle ne liait jusqu’à présent la Communauté flamande et la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Si l’absence d’un accord de coopération officiel et formel n’a pas empêché le développement spontané de certains projets ou partenariats dans le domaine culturel, il n’en demeurait pas moins nécessaire de conclure un accord formalisé entre les deux autorités.

En premier lieu, un tel accord de cooopération revêt une signification symbolique importante et donne un signal fort à l’attention du secteur culturel, à l’ensemble de la société, aux citoyens, aux autres entités fédérées, à l’échelon fédéral et aux régions et pays tiers.

En outre, la conclusion d’un accord de coopération culturelle reflète aussi de réels besoins opérationnels et pratiques. A cet égard, il importe de souligner la portée géographique de l’accord, qui s’étend à Bruxelles, bien sûr, mais également à toute la région de langue néerlandaise et toute la région de langue française. Ces derniers mois, les possibilités de concrétisation d’un accord de coopération entre la Communauté flamande et la Fédération Wallonie-Bruxelles ont fait l’objet de nombreuses discussions. De concert, les deux Ministres de la Culture ont opté pour une approche en faveur d’un texte-cadre, pouvant ensuite être complété sur base de propositions concrètes quant à sa mise en œuvre.

Le projet d’accord de coopération prévoit notamment de :

  • accentuer les échanges d’informations et d’expériences entre les Communautés, dans le but d’améliorer la connaissance que les parties concernées ont l’une de l’autre ;
  • mettre en place une commission mixte, composée de représentants des deux parties, qui sera chargée de la mise en œuvre concrète de l’accord ;
  • renforcer les échanges administratifs ;
  • améliorer la collaboration entre les parties dans leurs positionnements envers l’Etat fédéral et dans la sphère internationale, uniquement pour les questions qui concernent la culture.
    Source: Reseau des Arts à Bruxelles